CREASHOP-PLUS

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Le moyen choisi par la Wallonie pour soutenir les commerces de proximité et la vitalité des centres-villes…

Vous avez sans doute eu vent de l’action-pilote « Creashop-villes », menée ces trois dernières années, en Wallonie, pour venir en aide aux commerces. L’idée du projet était toute simple : lutter contre les cellules vides qui induisent une fuite de l’activité commerciale… Car la situation est alarmante à ce niveau puisque les Autorités le soulignent elles-mêmes, 20 % des commerces des centres-villes sont vides de nos jours !

Chez nous, en province de Luxembourg, c’est le chef-lieu, Arlon, qui a été choisi en 2017 pour ce que l’on pourrait appeler la phase test d’un projet de plus grande envergure qui nous arrive aujourd’hui, plus affiné et plus ambitieux. En l’espèce, ce n’est plus 16 villes qui sont ciblées… mais 39 villes et communes, aux quatre coins de la Wallonie, dont 8 sur le territoire du Luxembourg belge.

Lutter contre les cellules vides !
Pour le Ministre de l’Economie, il importe par ce biais de relancer de nouvelles activités dynamiques, créatives, innovantes et attirantes, avec en tête l’espoir d’ouvrir de nouvelles surfaces commerciales dans les villes et villages de Wallonie. Concrètement, il s’agit donc bien de soutenir de futurs commerçants souhaitant développer une nouvelle activité commerciale dans une cellule vide. Quant aux projets, ils doivent comprendre un volet « accompagnement à la création » et un volet « soutien financier ».

Du commerce créatif, qualitatif et rentable….
Les entités communales sélectionnées seront donc invitées à identifier les pôles commerciaux situés sur leur territoire dans lesquels le taux de vacuité commercial est le plus élevé. De leur côté, les futurs commerçants vont eux aussi être challengés puisque les nouveaux commerces ‘sélectionnés’ devront non seulement être qualitatifs et créatifs, mais ils devront aussi prouver qu’ils sont viables au prix d’un vrai plan financier solide.

Une aide de 6.000 euros maximum !
Vous l’aurez compris, il n’est pas ici question de gaspiller de l’argent public avec des idées farfelues, du déjà-vu ou des concepts mal réfléchis. Un comité de pilotage sera même mis en place pour notamment établir les critères de sélection. Parlant gros sous, un montant d’un million et demi d’euros sera dédié à ce projet pour une période de 3 ans, la somme maximale pouvant être perçue par un commerçant étant toutefois limitée à 6.000 euros (représentant maximum 60 % des dépenses effectuées pour l’aménagement du nouveau commerce) !

Réintroduire des commerces pour ‘rebooster’ les centres-villes
Ceux d’entre vous qui connaissent bien le commerce savent que si ce coup de pouce wallon peut être un petit ‘plus’ pour un porteur de projet original souhaitant réintroduire une activité qui a peut-être disparu, ce n’est toutefois que la petite cerise sur le gâteau car ce qui compte surtout c’est l’utilité du commerce et la réflexion économique quant au projet. Il n’empêche, cela aidera – qui sait ? – à voir revenir ici un boucher, là un boulanger, ailleurs un artisan cordonnier, ou un maraîcher, voire un tailleur… En fait, l’idée de réintroduire autant que faire se pourra des activités de proximité qui font la vitalité d’un centre-ville et qui n’existent déjà plus partout en Wallonie est le voeu pieu engagé. Maintenant, on le sait, cette petite enveloppe ne sera utile que si le projet est bien ficelé dans son ensemble et, surtout, correctement balancé d’un point de vue financier !