La FEB a fêté un auguste anniversaire – 125 ans !

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Née le 13 février 1895, la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB), première organisation centrale du patronat du pays, a donc tout récemment soufflé ses 125 bougies ! Depuis sa naissance, l’organisation n’a jamais ménagé sa peine pour soutenir les fédérations sectorielles qui la composent, elles sont aujourd’hui une quarantaine, dont la construction, le commerce ou l’industrie, qui représentent ensemble quelque 50.000 sociétés, contre moins de 200 à sa naissance. On précisera pour tous ceux qui s’interrogent quant à la fonction d’une telle fédération… que la FEB a, d’une part, un rôle de services auprès de son ‘membership’ et, d’autre part, une fonction de lobby, en sa qualité de représentante des patrons !

Les cyber-attaques semblent aujourd’hui menacer le moindre de nos ordinateurs…

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Y a-t-il au fond un risque réel ou est-on plutôt dans la paranoïa exagérée ?

Les entreprises de par le monde qui vivent en dehors de tout environnement informatique, comme les gens d’ailleurs, sont toujours moins nombreuses puisque, aujourd’hui, depuis le petit commerce jusqu’à la grande industrie, à des degrés et pour des besoins divers, les ordinateurs sont absolument partout ! Il en résulte que le monde économique est devenu un vrai vivier pour tous ceux qui gravitent dans ces métiers, d’abord parce qu’il faut s’équiper, ensuite parce qu’il faut entretenir et réparer un matériel dont l’obsolescence apparaît parfois au bout de deux ou trois ans seulement…

C’est comme ça, c’est l’ère des nouvelles technologies dont chacun sait que le spectre d’utilisation est nécessairement limité. On s’y habitue, point. Par contre, on s’habitue moins bien à la criminalité qui accompagne désormais l’évolution informatique. Les journaux s’en délectent, certes, mais personne ne s’en réjouit. D’autant que, vous le savez, l’actualité regorge de ces récits (de plus en plus) médiatisés – souvent inquiétants ! – qui relatent l’aventure parfois dramatique d’entreprises paralysées, ou presque, par ce que l’on nomme communément des cyberattaques. Le phénomène n’est pas vieux. Mais il se répand, il s’amplifie même depuis deux ou trois ans au point d’inquiéter tout le monde, absolument tout le monde. Et vous, la cybercriminalité, ça vous parle ?

Cybercriminalité quesako ?

Concrètement, la question que de plus en plus de gens se posent est de savoir si nous faisons en fait face à une dérive des médias en quête de sensations, ou si nous vivons plutôt hélas un phénomène illustrant les changements profonds auxquels les sociétés et les citoyens font face. Pas facile de se positionner sur un tel sujet, n’est-ce pas ! Sauf à se replonger dans l’histoire récente de la fameuse cybercriminalité, en remontant à l’époque qui a précédé la crise d’il y a une douzaine d’années. C’est en 2007 en effet que les experts ont identifié, pour la première fois, une croissance significative de la quantité de programmes malveillants. Pour tout dire, cette année-là, la croissance en question est même vite devenue exponentielle puisqu’on est passé de 167.000 attaques en 2006 à 700.000 en 2007, rien que ça ! Evidemment, au regard des chiffres actuels (on estime aujourd’hui qu’il faut tabler sur au moins 150 millions de nouveaux codes malveillants par an(1) !), c’était alors le temps de la petite criminalité désorganisée…

Il y a une douzaine d’années…

Pourtant, en juin 2010, le monde se réveille déjà un peu groggy en apprenant qu’un virus a été introduit dans une centrale(2) d’enrichissement d’uranium en Iran. À l’époque, cette annonce et les dégâts très graves causés aux centrifugeuses des centrales inquiètent le citoyen lambda qui n’imaginait aucunement qu’une quelconque attaque informatique pouvait mettre sa vie en danger. Pour la première fois, les médias relatent alors qu’une cyber-attaque a été menée, avec des impacts potentiels sur la vie des êtres humains, une attaque qui touche ce qu’on appelle de nos jours « les objets connectés » !

Rançons !

En janvier 2015, « The Economist », hebdomadaire bien connu de la presse économique anglo-saxonne, publiait un article intitulé : « Your money or your data »(3), faisant référence à une « cyber-attaque » d’un genre nouveau : les ’ransomware’ ou ‘rançonlogiciels’ ! On est aux prémices d’un nouveau genre, mais le monde va vite comprendre que les individus malveillants sont prêts à tout et bien équipés. Ce type d’attaque se répandrad’ailleurs bien vite comme un fléau, faisant de nombreuses victimes aux quatre coins du monde, y compris encore en 2020(4) (l’entreprise Picanol a ainsi fait la une en ce début d’année(5))…

Des listes oui… mais qu’en faire ?

Pour les spécialistes, il en résulte non seulement que l’environnement a changé, mais surtout que la cybercriminalité s’est organisée. Face à un tel phénomène, il convient donc de répondre de manière structurée, logique et en déployant des outils adaptés. Malheureusement, les réponses aux attaques n’ont pas été aussi méthodiques. Ainsi, alors qu’on estime qu’au moins 4 attaques sur 10, depuis 2015, sont non référencées(6) – c’est-àdire qu’elles émanent de sources inconnues ! – les solutions IT adoptées par les entreprises et les organisations pour les contrer sont, elles, toujours basées sur le concept de la liste noire (fortement utilisée par les programmes antivirus traditionnels) ! Un peu comme si des pompiers tentaient d’éteindre un feu de forêt avec des bouteilles d’eau…

Quid du « Cloud Computing » ?

Pour faire court, nous dirons que les entreprises qui ont migré vers l’informatique sans se rendre compte des dangers qui pouvaient les menacer – parce que trop occupées, parce que mal conseillées, parce que non conscientes des armes des cybercriminels – n’ont en fait aucunement adopté les mesures de sécurité adéquates. Ce qui a fait le jeu des malfrats en tous genres, qui ont dès lors commencé à multiplier les actes malveillants en développant une nouvelle arme quasi infaillible, surtout vis-à-vis de gens non protégés: le « hacking » – traduisez piratage – à grande échelle(7&8).

Cela coûte beaucoup d’argent !

Pour faire face à cette guerre, car c’en est une, il faut absolument que les patrons d’entreprise et les utilisateurs de tout poil prennent enfin conscience du risque qu’ils encourent. Non, le piratage informatique n’est pas réservé aux grandes entreprises, non il ne se limite pas aux Etats-Unis ou aux grands pays, non il n’est vraiment pas anodin. Et si les conséquences d’un piratage peuvent être catastrophiques, elles sont au moins toujours pénalisantes… et coûtent (beaucoup) d’argent. Alors, autant se protéger, autant prévenir le risque, autant anticiper. Dans ce cadre, un audit de sécurité est à coup sûr la première étape à mettre en oeuvre. Il ne solutionne rien d’emblée, mais au moins permet-il de mettre en lumière les forces et les faiblesses rencontrées. Il fournira aussi, vous vous en doutez, les recommandations quant à la situation… avec les pistes d’amélioration ad hoc. Dans certains cas, l’audit permettra même de mettre en lumière des phénomènes curieux, voire inquiétants, qui existent sur le réseau et mettent en danger l’organisation.

Le danger menace tout le monde… et partout !

Cette première étape permettra donc de prioriser les actions et de mobiliser un budget adéquat pour faire face à un des risques les plus sous-estimés, surtout par les PME. Pour remédier à ces situations délicates, la Wallonie accorde des subsides qui permettent de financer au minimum 50 % des frais d’accompagnement, démontrant que nos Autorités ne sont pas insensibles aux dangers qui guettent le monde économique. Parce qu’aujourd’hui, au niveau informatique, c’est là que le bât blesse et pas ailleurs. En effet, le chiffres le prouvent, les plus vulnérables de nos entreprises sont bel et bien les TPE et PME qui ne soucient que trop peu de la sécurité informatique et n’anticipent aucunement les affres d’une cyber-attaque qui leur semble à la fois improbable et peu réaliste.

Anticiper !

Que feriez-vous, demain, si une attaque ciblée venait à toucher votre serveur paralysant votre activité, mettant à mal votre fonctionnement en posant le grappin sur vos données administratives, comptables et financières, bref vous contraignant à devoir tout arrêter en échange d’une somme conséquente en bitcoins ? Est-il envisageable, pour une quelconque organisation qui cherche toujours la performance, d’oser ainsi naviguer sans protection en comptant sur la chance ? Non, convenons-en ensemble, il n’est même pas possible d’envisager les choses de la sorte. Il est donc temps d’agir, rapidement même, en embrassant le conseil de Sun Tzu dans « L’Art de la guerre » : « Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait ! Qui se connaît, mais ne connaît pas l’ennemi, sera victorieux une fois sur deux ! Qui ne connaît ni son ennemi ni lui-même est toujours en danger… »

En collaboration avec Grégorio Matias (MCG -www.mcg.be)

1-Symantec : Internet Security Threat Report 2018, February 2019.
2-Symantec, February 2011 : W32.Stuxnet Dossier – Version 1.4.
3-The Economist, Ransomware – Your Money or Your Data, 17 janvier 2015.
4-Datanews : Une cyber-attaque en cours chez l’intégrateur IT belge SPIE ICS, 27 janvier 2020 (article on-line)
5-Echo : Picanol au point mort une semaine à cause d’une cyber-attaque, 15 janvier 2020.
6-Echo : Picanol au point mort une semaine à cause d’une cyber-attaque, 15 janvier 2020.
7-https://www.theguardian.com/business/2017/sep/25/deloitte-hit-by-cyber-attack-revealingclients-secret-emails – 25 September 2017
8-IT for Business, Cloud & Sécurité – Beaucoup de Progrès à faire, avril 2019.

FÉLICITER  ET BIEN PRÉPARER L’ « APRÈS »

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Alors que la situation sanitaire évolue dans le sens d’une amélioration constante, on peut féliciter les Chambres locales de Wallonie pour l’appui de force et de qualité qu’elles ont donné aux entreprises en les aidant à résister. Tout en poursuivant cette action, il est important de réfléchir à l’après – corona en proposant quelques lignes directrices à la lumière de la situation vécue. De quoi procéder à une certaine réinvention de soi et de la Wallonie.

Il s’agirait de:

  • pérenniser l’esprit ainsi que les circuits et réalités de solidarité qui se sont faits jour
  • faire preuve du même esprit de résilience et de solidarité en faveur du développement de la Wallonie
  • ne plus jamais oublier la culture, son pouvoir d’humanité et d’émancipation ainsi que les gens et les activités qui la portent
  • faire de l’avenir et donc de la prospective un bien commun à partager et élaborer collectivement
  • assurer l’équilibre entre les circuits courts et la valorisation worldwide de nos capacités et talents à l’exportation. Dans le même esprit, diversifier géographiquement nos sources d’approvisionnement et de sous-traitance
  • intensifier les simplifications administratives et institutionnelles

pratiquer l’alliance emploi – environnement, mais aussi l’alliance emploi – santé, l’alliance emploi – bien-être et plus globalement l’alliance emploi – développement durable

  • considérer et faire considérer l’entreprise comme un acteur important de cette réinvention (apporteur de valeur, de sens et d’harmonie à la société)
  • éviter l’infantilisation des aînés et faciliter leur apport à la collectivité par des missions citoyennes
  • ajouter le B.I.B. (Bonheur intérieur brut), en ce compris la santé, dans les paramètres collectifs.

Philippe SUINEN

Président CCI Wallonie

CCI WALLONIE: UN PROGRAMME POUR L’ENTREPRENEURIAT DURABLE

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L’entreprise constitue en Wallonie une communauté citoyenne intégrée dans son bassin de vie, dans sa région, dans son pays, dans l’Europe et dans le monde. Sa vocation de base consiste à créer de la valeur et à participer au bien commun.

Ce bien commun est été clairement traduit par les 17 Objectifs de Développement Durable (O.D.D.), qui ont été fixés lors du Sommet de Rio + 20 et adoptés ensuite par l’Assemblée Générale de l’ONU le 25 septembre 2015. Ils représentent clairement le plan d’action mondial destiné à, d’ici 2030, libérer l’humanité de la pauvreté et à mettre la planète sur la voie de la durabilité. Nos entreprises ne peuvent pas passer à côté.. Et cela d’autant moins que de plus en plus d’opérateurs économiques sont attentifs à ce que leurs partenaires, fournisseurs et sous-traitants soient activement attentifs à ces enjeux.

À l’instar de leurs homologues flamandes, les Chambres de Commerce et d’Industrie de Wallonie, avec leur structure régionale (CCI Wallonie), entendent offrir aux entreprises wallonnes la possibilité de parfaire, concrétiser et faire connaître leur engagement d’entrepreneuriat durable, en liaison avec le réseau des institutions onusiennes. Un double niveau de certification sera ainsi mis en place:

► D’abord, la certification CCI Wallonie de la Charte pour l’Entrepreneuriat Durable, octroyée sur base d’une année de mise en œuvre d’un plan de développement durable, comprenant au moins 10 actions nouvelles ou améliorées, couvrant ensemble chacun des 5 clusters regroupant les 17 O.D.D.. Ces 5 clusters sont appelés les 5 P: les personnes, la planète, la prospérité, la paix et le partenariat;

► Un certificat Unitar (Nations Unies) si au moins une action est entreprise dans chacun des 17 O.D.D. sur une période ininterrompue de 3 ans.

Dans les deux cas, la décision finale revient à un comité indépendant d’évaluation.

Pour Philippe Suinen, Président de CCI Wallonie, « il s’agit de faire émerger le monde entrepreneurial wallon comme un écosystème assurant le partage d’expériences et d’expertises de management durable ».

Téléchargez le courrier complémentaire : 20200303_ODD Entrepreneuriat durable.

L’entrepreneuriat change avec les années…

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Désormais, il se féminise !

Les chiffres du baromètre PME sont formels : l’entrepreneuriat se féminise. En tout cas, la progression est plus rapide s’agissant de la gent féminine. Certes, les femmes ne représentent pour l’heure toujours qu’un tiers (35 %) des entrepreneurs indépendants et aidants, mais il est désormais certain que les choses – comme les mentalités – changent. Pour l’exemple, fin 2018, le nombre de femmes indépendantes avait augmenté de 3,3 % en un an contre 2,2 % du côté masculin. De 2016 à 2018, la progression a été de 6,13 % chez les indépendantes contre 4,58 % chez les indépendants. Les deux sphères principales de croissance : les professions libérales (39,5 %) et le commerce (29,9 %).

Un nouveau Président à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge

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Il y a quelques semaines, la Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge a présenté ce matin le visage de son nouveau Président. En ces temps de pandémie, et surtout au vu des circonstances qui entourent son arrivée, celui-ci aura d’abord, pour l’heure, un rôle de Président faisant fonction. « J’ai accepté le poste pour apporter ma pierre à l’édifice, pour rassurer les patrons, pour montrer mon attachement à l’Institution… même si je ne sais pas aujourd’hui si j’aurai l’énergie nécessaire et si j’ai toute la légitimité voulue puisque je relève le défi à la suite d’un événement exceptionnel et dramatique… »

Le nouveau porte-parole des patrons luxembourgeois a en effet accepté la mission intérimaire pour un temps donné, rappelant que celle-ci intervenait en des circonstances particulières et qu’il serait encore temps d’analyser la situation après quelques mois. En fait, c’est en sa double qualité de vice-Président et, surtout, de patron – conformément aux statuts de la Chambre de commerce – que la proposition lui a été faite. Nous ajouterons que celui qui endosse aujourd’hui le costume de Président est membre de la Chambre depuis la création de son entreprise, il y a près d’un demi-siècle, qu’il est administrateur depuis une douzaine d’années, qu’il fait partie du bureau du Président depuis près de 8 ans et est vice-Président depuis deux ans !

Le patron dont on parle n’est autre que Michel Bouttier, Administrateur délégué de Végépack (Arlon), un entrepreneur qui entre donc en poste pour une durée à définir avec le Conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge.

Ce n’est toutefois pas sans une certaine émotion palpable que la Directrice générale, Bernadette Thény, a annoncé la nouvelle officiellement ce matin. Et pour cause, ni elle, ni les administrateurs, ni le personnel, et pas non plus les patrons luxembourgeois n’ont oublié le départ inopiné d’André Roiseux, le 22 mars dernier. Pendant six ans, il a incarné la Chambre, avec sa verve et son franc-parler. Il laisse un grand vide et nous le regrettons. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons laissé passer un peu de temps avant de lui trouver un successeur…

Mais, maintenant, nous devons penser à l’avenir. Et l’avenir, au moment de vous adresser ce courrier, c’est avec Michel Bouttier, le Président faisant fonction, que nous allons l’entrevoir…

Les mois qui viendront nous en diront plus sur la direction que choisiront le Président, la Directrice générale et le Conseil d’administration, mais Michel Bouttier s’est jusqu’ici toujours inscrit dans la lignée de son prédécesseur, nourrissant beaucoup d’ambitions pour l’Institution, s’investissant de longue date aussi pour les entreprises (il est notamment parrain du Club agro) et faisant, comme il l’a encore rappelé ce matin lors de la conférence de presse, entièrement confiance à l’équipe opérationnelle et la Direction générale.

Nous rappellerons que le Président et la Directrice de la Chambre de commerce travaillent de concert pour faire rayonner les entreprises luxembourgeoises sur le devant de la scène économique, ils se battent ensemble – avec une équipe forte composée de spécialistes sur le terrain – pour .

Pour éviter la faillite…

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Que du bon sens !

Ma trésorerie baisse, je dois immédiatement m’en inquiéter !
Un autre cas, fréquent, qui annonce souvent le pire, arrive lorsque la souris se prend pour un boeuf ! Concrètement, c’est le cas de l’investissement trop lourd pour la trésorerie de l’entreprise. Du coup, bien que le bilan comptable soit bon et montre un bénéfice reporté et des capitaux propres élevés… c’est la stratégie elle-même qui pêche parce que le développement nécessite un investissement (trop) important. Un investissement dès lors financé par un emprunt bancaire. Dans les faits, celui-ci suppose un accroissement du chiffre d’affaires qui ne répond à aucune analyse préalable, pouvant mettre la trésorerie à mal ! En effet, investir sans qu’il n’y ait de valeur ajoutée suffisante en contrepartie peut impacter les liquidités dont dispose la structure. Bon, vous pourrez quand même déduire le montant de votre amortissement et les intérêts sur l’emprunt de votre base taxable. Autrement dit, en termes de liquidités, vous allez décaisser moins d’impôts à concurrence de votre déduction multipliée par votre taux d’imposition. En parallèle, votre trésorerie diminuera mensuellement à concurrence de 100 % de votre amortissement en capital et de vos intérêts. Il n’en reste pas moins qu’un investissement mal calculé peut s’avérer très très dangereux. Et pour cause, même si votre bilan comptable présente une augmentation de votre chiffre d’affaires et de vos charges d’amortissement et financières à concurrence des intérêts payés, et pour peu que ces éléments soient inférieurs à l’accroissement du chiffre d’affaires, votre bilan présentera tout de même un accroissement de bénéfice. En réalité, si l’investissement ne génère pas (assez) de liquidités, votre société s’appauvrit… malgré un bénéfice en augmentation !

Investissez judicieusement et n’oubliez jamais d’assurer votre suivi administratif !
Qu’elles soient grandes ou petites, les entreprises manquent souvent de temps et sous-estiment le volet administratif de leur quotidien. Le grand classique, pour de nombreux patrons, est d’avoir la tête dans le guidon plutôt que le regard ouvert sur le réel. Il en ressort que l’on privilégie le terrain, le commercial, les collaborateurs au détriment de la partie administrative, la facturation arrivant en retard, voire pas du tout, en tout cas aucune relance n’est jamais faite, plongeant l’entreprise pourtant performante côté produits dans les abîmes financiers puisque les ressources viennent un moment à manquer et conduisent à la faillite. On ne le dira jamais assez : le suivi des créances clients est une valeur capitale de la bonne santé de l’outil.

Le conseil du Service Rebond pour vous éviter les affres de la faillite…
Veillez à vos liquidités ! Un manque de liquidités ne doit en effet jamais être pris à la légère, car il y a toujours des raisons qui expliquent les situations rencontrées. Pensez toujours à (faire) analyser objectivement votre stratégie et vos choix de gestion. Réagissez aussi rapidement à tout élément inhabituel qui impacte peu ou prou votre quotidien, en vous méfiant davantage encore des éléments structurels que des facteurs imprévus !

Plus d’infos ?
Jean-Paul Vandenheede et Sébastien Wagelmans,
Service Ré-action – Tél.: 061 29 30 58 – 62