Le développement durable coûte un peu au début…

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L’engagement est cependant rentable, ou le sera très bientôt !

En 2021, plus personne ne remet en cause la nécessité de s’engager, voire au moins d’analyser une potentielle réflexion sur le sujet du développement durable. C’est le cas partout. Partout et tout le temps même !

Malheureusement, dans le monde de l’entreprise, s’il est de plus en plus admis que tous les acteurs ont intérêt à contribuer activement à la préservation de l’environnement – mais aussi à sa remise en état et encore à son amélioration – ces bonnes intentions sont encore trop souvent freinées par des questions financières. Normal, une entreprise est une entité qui réfléchit toujours et avant tout en termes de rentabilité, d’investissements fondés, de ROI et d’option stratégique. C’est très bien ainsi, évidemment, mais il nous paraît important d’insister sur le fait que l’environnement ne doit pas (seulement) être associé à la notion de dépenses. Car le développement durable, au-delà de la philosophie qui se cache derrière, est également un choix rentable pour les entreprises. En tout cas, si ce n’est pas encore le cas, dites-vous qu’il le sera tout bientôt puisqu’il devrait à moyen terme en coûter à tous ceux qui n’auront pas opté pour des solutions durables en leur sein ou les concernant. Ajoutons qu’il existe, à l’échelle de la Wallonie, des aides financières susceptibles d’en encourager plus d’un à se lancer…

La Wallonie veut soutenir les chefs d’entreprise engagés !
Concrètement, il nous faut bien dire que nous sommes actuellement en pleine phase d’évolution. Dans la foulée de l’engagement européen et de ses fameux ODD, on sent quelque part même une dynamique de révolution qui fleure bon les envies nouvelles et révolutionnaires sur le sujet. Ce qui tombe bien puisque les uns et les autres sont de plus en plus conscientisés et que des alternatives doivent être trouvées sans retard pour le bien de tous et de la planète. Côté soutien public, précisons qu’il existe bel et bien, et rien déjà qu’à l’échelle de La Wallonie, une prime pour les investissements environnementaux et l’utilisation durable de l’énergie. Elle consiste en un pourcentage du montant des investissements, variable selon la taille et la localisation de l’entreprise, ainsi que l’objectif poursuivi par le programme d’investissements.

Aides wallonnes…
Pour obtenir une aide, il est bien sûr nécessaire d’en faire la demande… avant de débuter les investissements concernés ! Il faudra donc pour ce faire remplir un formulaire de demande d’aide à l’investissement qui devra notamment mentionner une description du projet, ses coûts et le pourcentage du financement public nécessaire pour sa réalisation. Dans certains cas, cette prime peut s’accompagner d’une exonération du précompte immobilier sur les investissements en immeubles (pour 3 à 5 ans, selon la taille de l’entreprise).

Taux de l’aide accordée…
Pour vous aider à y voir plus clair, nous vous glissons ci-joint un tableau censé vous renseigner sur les taux de l’aide accordée. La base de calcul, c’est montant de l’aide = base subsidiable (surcoût) x taux bruts.

Plantations…
Une autre aide peut également être intéressante, nous vous en avons déjà parlé, elle touche aux plantations de haies vives. Ici, le Service public de Wallonie (SPW) accorde une subvention pour la plantation d’une haie vive, d’un taillis linéaire, d’un verger, d’alignements d’arbres et l’entretien des arbres têtards. Concrètement, vous pouvez obtenir un montant forfaitaire de 1,50 à 25 euros par arbre, ou par mètre planté, selon le nombre de rangs. Plusieurs conditions d’octroi sont évidemment à observer. Il faut bien sûr que le terrain soit situé en Wallonie, et ne se trouve pas en zone forestière au plan de secteur. Le bénéficiaire ne peut avoir détruit une haie vive, un verger ou des arbres isolés sur le terrain concerné au cours des 5 dernières années sans autorisation. Il doit aussi être en conformité avec les différentes législations fiscales, sociales, environnementales et relatives à son activité. Le projet de plantation ne peut avoir un impact négatif sur des habitats d’intérêt communautaires ou patrimoniaux ni sur des habitats d’espèces protégées.

Exceptions…
Enfin, un projet de plantation inhérent à une mesure de compensation ou réparation imposée dans le cadre d’une délivrance de permis ou d’une décision administrative ou judiciaire n’est pas « subventionnable ». De plus, des conditions seront à respecter dans la mise en oeuvre du projet, le bénéficiaire devra par exemple proscrire tout traitement phytopharmaceutique et tout épandage de fertilisant minéral à moins d’1 mètre de sa plantation, maintenir et entretenir cette dernière pour une période de 30 ans, ne pas tailler ou couper d’arbres ou arbustes entre le 1er avril et le 31 juillet. Des fertilisants organiques sont autorisés uniquement lors des travaux préparatoires et durant les 3 premières années suivant la plantation. Soulignons encore que des conditions particulières peuvent également s’appliquer selon le type de projet que vous choisissez. Pour obtenir cette prime, vous devrez remplir un formulaire de demande en ligne au SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement. Prospérité Les projets écologiques représentent un avantage considérable pour répondre à des clients, à des législations et également à des collaborateurs de plus en plus soucieux de la protection de l’environnement, de quoi placer l’entreprise dans une spirale vertueuse qui ne fera que renforcer sa prospérité.

Première bougie pour le ‘Tcharbon’…

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Ce produit qualitatif – 100 % wallon – a déjà trouvé son public !

On parle tant des produits locaux, des produits de chez nous, des productions originales fabriquées au plus près de notre territoire qu’on a l’impression, aujourd’hui, que le terroir est partout. Et pourtant, il reste des domaines où tout est (encore) à faire puisque nous importons toujours en quantité, y compris quand la matière première est locale.

De ce constat laconique, certains ont tiré des conclusions et réfléchi un projet. Un projet qui en outre rencontrait des valeurs circulaires puisque la matière première est essentiellement composée de résidus d’une autre production. En l’occurrence, le produit dont nous parlons sort tout droit de nos forêts puisqu’il s’agit de charbon de bois. Tout simple, tout évident, et pourtant ce produit est le premier du genre en Wallonie. Son nom : ‘Tcharbon’, prononcez tchaaarbon, comme en patois !

Une production issue de nos forêts…
L’idée de ce charbon de bois 100 % wallon a mûri au sein de l’entreprise ITS Energy. D’origine namuroise, cette société familiale s’est en fait spécialisée au fil des années dans la valorisation des sousproduits du bois. Ce qui est tout à fait le cas pour cette idée originale qui a tout de même demandé un temps de réflexion plutôt long, deux ans et demi, avant que les premiers résultats n’apparaissent.

Références qualitatives !
Il faut dire que James Demaret, le directeur général de l’entreprise, comme François Lotin, le directeur opérationnel, ont piloté le projet pour qu’il soit à la fois innovant et rentable, et qu’il ait aussi un vrai spectre commercial, avec des valeurs durables, un ancrage local, un étiquetage estampillé Wallonie… et également des références qualitatives. Jusqu’alors, pour la petite histoire, les déchets de l’entreprise étaient valorisés sous forme de bois de chauffage et de plaquettes forestières, mais l’entreprise a voulu aller plus loin et surtout répondre à une réelle problématique détectée, à savoir la provenance du produit charbon de bois.

Un produit si commun…
C’est donc à Bertrix, au coeur de l’Ardenne, que le projet s’est concrétisé. Là où jusqu’ici, et c’est ça qui est à la fois curieux et fou – personne n’avait jamais pensé à un tel produit. Or, chaque année, la Belgique importe 30.000 tonnes de charbon de bois, on ne peut donc pas dire qu’il n’y a pas de marché ! Et puis, pour un pays forestier comme le nôtre, avouez que c’est plutôt une aberration d’aller chercher ailleurs, parfois bien loin, ce qui se trouve à deux pas de nos portes.

… que l’on connaît finalement très peu !
Sans compter le fait que la traçabilité de cette pépite si chère aux amateurs de barbecues est aussi sombre et douteuse que sa couleur. Allez, vous admettrez avec nous que faire griller ses saucisses avec du bois d’Afrique ou d’Europe de l’Est, sans savoir de quelle façon celui-ci a été produit et mélangé, est un non-sens dans un pays baigné de forêts. Avec le Tcharbon, tout au contraire, on joue la carte écoresponsable puisque la matière première vient en droite ligne de nos forêts ardennaises, c’est-à-dire d’Arlon, de Bertrix, de Florenville ou encore de Saint-Hubert. Ce bois, trié dans le parc à grumes de la société ITS Wood, à Bertrix, est essentiellement constitué de sous-produits de bois durs, non traités, ce qui assure une traçabilité totale.

Circuit court…
On ajoutera que l’utilisation de fours à auto-combustion permet un apport en énergie fossile quasi nul. Il en ressort toutefois que la matière première de qualité alliée à ce type de combustion donne un produit supérieur, à la durée de combustion plus longue, ce qui induit in fine des besoins en volumes moins importants pour le consommateur. Ah, au fait, le Tcharbon dont nous parlons en ces lignes est le combustible idéal qui accompagne vos soirées d’été entre amis puisqu’il sert à la cuisson au barbecue. Or, comme dit le slogan : pas de bon barbecue sans bon charbon. Ce produit est idéal puisqu’il est issu du circuit court, entièrement traçable et respectueux de l’environnement et qu’il est commercialisé dans toute la Wallonie dans les commerces de proximité, spécialisés, indépendants, bio hors grande distribution.

Plus d’infos :
Tcharbon by ITS Energy
Zoning industriel de Rouvrou, 1 à Bertrix
Tél. : 0498 86 33 48

Le tourisme se doit d’être en phase avec les ambitions de la société…

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La durabilité est aujourd’hui l’objectif ‘obligé’ du secteur !

2021 devait être l’année du renouveau pour le tourisme. Et même si le premier semestre n’a pas été à la hauteur des espoirs, rien n’est perdu. Car la crise, en 2020, a appris énormément aux tenants de l’activité touristique. Elle a également permis au secteur sur le périmètre provincial de se pencher, voire aussi de s’interroger, sur sa durabilité…

Eh oui, ‘à toute chose malheur est bon’, prétend le dicton. En l’espèce, pour que le tourisme soit encore, dans les années à venir, une des forces vives de notre territoire, il y a sans doute lieu de réfléchir l’ensemble de la filière autrement. Consciente de cette réalité et des enjeux qu’elle recouvre, la Fédération touristique du Luxembourg belge accompagne désormais les hébergeurs dans le développement durable de leurs activités. Une décision de plus en plus dans l’air du temps, en tout cas qui arrive maintenant à point nommé. Bien vu !

Sous l’impulsion de la députée provinciale…
Depuis toujours, chez nous, l’activité économique est intimement liée au secteur touristique. Sauf qu’il est désormais indispensable d’y ajouter un capital social ainsi qu’un capital environnemental ! On parle donc d’un tourisme durable, qui équilibre ses différents capitaux pour perdurer dans le temps. La Province du Luxembourg, autrement dit l’Institution provinciale, étoile du tourisme en Wallonie et désireuse de supporter ce secteur, a mis en place une nouvelle cellule d’accompagnement, sous l’impulsion de sa Députée en charge de la filière Tourisme, Marie-Eve Hannard.

Collaborations locales…
Comme l’explique la députée, « De partout, les actions se multiplient pour sensibiliser les acteurs du terrain, institutions citoyennes, touristiques et politiques, ainsi que les voyageurs aux démarches durables. La Province se devait dès lors de créer des outils et un accompagnement à qui désire développer son activité de manière plus durable… ». L’enjeu, vous l’aurez compris, est également de rendre le secteur touristique plus cohérent au regard des spécificités du territoire. À titre d’exemple, il est aujourd’hui important – sinon indispensable ! – pour un hébergement touristique… de travailler en collaboration avec les producteurs locaux et de valoriser autant que faire se peut l’artisanat de la province. « En plus d’être une demande d’une majorité des voyageurs, mettre ces derniers en relation avec nos producteurs locaux rassemble les 3 piliers du durable : augmenter les relations sociales, augmenter l’économie locale et réduire l’empreinte écologique », ajoute la députée.

Bonnes pratiques !
Une quarantaine de bonnes pratiques aideront ainsi les prestataires touristiques à rentrer dans une phase d’amélioration continue de leur(s) activité(s). Les thématiques travaillées sont l’énergie, la gestion des déchets, la consommation, la biodiversité, la mobilité et la communication. Le panel est large, la démarche est ambitieuse. Le travail de la cellule d’accompagnement durable est principalement d’évaluer les forces et les faiblesses des prestataires intéressés, grâce à un test de durabilité, et de créer ensuite un plan d’actions individuel basé sur le constat effectué.

Anticiper les standards qui seront la règle demain
Dans un deuxième temps, les prestataires les plus avancés auront l’opportunité de faire partie d’un carnet d’inspiration écotouristique à destination du grand public. Original, non ? Original et diablement innovant. Une preuve encore, s’il en fallait une, que notre Luxembourg est comme souvent en avance et anticipe du coup les standards qui ne manqueront pas d’être la règle demain, dans le cas qui nous occupe au sein de la filière touristique. Précisons quand même que cette ambition est portée par de nombreuses cellules qui ont travaillé ensemble ou côte à côte sur le projet, comme les Guichets de l’Energie Wallonie, le BEP, Pep’s Lux, le CGT, IEW ou encore Marc Knaepen, l’expert provincial en biodiversité. Sachez aussi qu’il est désormais possible de télécharger ces fiches ou de participer au test de durabilité via le site internet : www.pro.luxembourg-belge.be.

Plus d’infos :
Comptoir hôtels – Yannick Noiret
Tél. : 061 29 30 55