Bois énergie…

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Une vraie alternative, avec un combustible durable et local

Avec plus de 200.000 hectares boisés, notre province est riche, on le sait, de ses vastes massifs forestiers… et, évidemment aussi, de l’exploitation de ceux-ci. On n’y pense pas toujours, mais il est bien, en l’occurrence, question de richesse car cette ressource naturelle est un matériau aux multiples usages alimentant différentes filières économiques. Certes, d’aucuns regretteront qu’une part de cette richesse s’en aille ailleurs – et parfois loin ! – pour être transformée, l’essentiel de la valeur ajoutée nous échappant de facto. Mais force est de constater qu’aujourd’hui, le Luxembourg belge a largement pris conscience de son potentiel et que le bois s’est fait une place de choix parmi nos productions. Ainsi, par exemple, le bois est certainement un matériau de construction et d’aménagement plus qu’intéressant. Ses applications dans le domaine vont de la charpente à l’ossature, des châssis aux aménagements intérieurs…

Mais si le bois est depuis longtemps utilisé comme matériau de construction, il l’est tout autant désormais en tant que combustible. Des bûches de différentes tailles que nous connaissons de longue date, la gamme bois énergie s’est, avec le temps, étoffée d’autres produits répondant à des caractéristiques particulières, on pense aux briquettes, aux plaquettes, et même, et de plus en plus, aux pellets.

Le bois, une énergie renouvelable

Les arbres étant reconnus pour capter et stocker le carbone, leur combustion – et donc la libération de ce carbone dans l’atmosphère – ne semblait pas de prime abord correspondre aux critères des énergies renouvelables. Et pourtant, grâce aux efforts des gestionnaires forestiers, cette réalité ‘verte’ se vérifie aujourd’hui concrètement. C’est donc la gestion durable des forêts qui rend le bilan CO2 du bois énergie neutre. En effet, la gestion durable de cette ressource permet de maintenir, d’adapter et de restaurer l’écosystème forestier dans le temps. « Je coupe un arbre ; un autre pousse, qui lui aussi grandit… ».

Recycler, réutiliser…

Maintenant, le bois énergie ne provient pas, loin s’en faut, de la seule exploitation forestière. De nos jours, d’autres ressources alimentent cette filière, comme par exemple les co-produits du sciage (propres et écorcés) et les sous-produits de production de bois pour la production de pellets évoqués plus haut.

Avancées technologiques !

Ajoutons que la technologie a également amené sa pierre à l’édifice. Chacun l’aura compris, on parle ici du rendement des systèmes de combustion qui s’est considérablement amélioré en une dizaine d’années, réduisant par là même les émissions de particules fines, d’oxydes d’azote et de soufre, de composés organiques volatiles aussi. Il en résulte que si le bois énergie est brûlé dans des chaudières performantes, l’émission de gaz nocifs et de particules fines est contrôlée. C’est même tellement vrai qu’en combinant ces résultats avec le fameux bilan neutre en CO2, il est permis d’affirmer qu’il s’agit là d’une énergie propre. On précisera encore que l’utilisation d’un produit normé permet d’obtenir de meilleurs rendements de combustion : meilleure qualité, rendement amélioré !

Un produit qui génère une activité locale

Soulignons à ce sujet que, contrairement aux énergies massivement importées, le bois énergie est bel et bien une ressource locale, générant en outre, côté emploi et développement économique, une activité peu délocalisable. Aux quatre coins de la province, quantité d’entreprises de toutes tailles se développent d’ailleurs dans ce secteur générateur de nombreux emplois. Ce qui crée une sorte d’émulation collective qui n’échappe pas à nos Autorités. Raison pour laquelle, conscient de cette richesse et des enjeux énergétiques et environnementaux qu’elle représente, le Gouvernement wallon s’est engagé dans une stratégie « biomasse-énergie », pour une montée en puissance de cette énergie renouvelable d’ici 2030. Ladite stratégie est décrite dans le Plan Air Energie Climat 2030, elle augure de vrais changements dans notre approche de l’énergie du futur… et d’un potentiel que nous ne voyions pas hier.

Plus d’infos

Service Energie – Mathieu Barthélemy
Tél. : 061 29 30 65

Votre entreprise grandit, vous comptez bientôt engager…

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Avez-vous déjà pensé à recruter des personnes étrangères, un choix qui offre des avantages au-delà de la diversité et de l’intégration ?

En 2020, c’est l’évidence, le marché du travail est très différent de ce qu’il était il y a cinq, dix ou vingt ans encore. Normal, notre société elle-même a changé, s’ouvrant de plus en plus sur le monde, alors même que la population de notre pays s’est au fil du temps largement métissée.

Ceci est un constat neutre, qui n’engage aucunement celui qui en fait état. Pas plus que de remarquer qu’il y a du coup de plus en plus de diversité parmi notre population en âge de travailler, qu’il s’agisse de demandeurs d’emploi ou de salariés d’ailleurs. Maintenant, cette réalité – qui se voit et qui se vit – nous oblige à gérer la fameuse diversité qui est devenue la règle, autrement dit à déployer tout le potentiel d’une main-d’oeuvre hétérogène dans un environnement de travail qui n’exclut personne. Et ça, dans une entreprise, ce n’est pas nécessairement simple à envisager.

Une valeur ajoutée pour mon entreprise
En pratique, la gestion de la diversité en ressources humaines s’attache notamment à l’intégration professionnelle de tout groupe sur le marché de l’emploi. Intégrer dans l’emploi les personnes étrangères, ou d’origine étrangère, et gérer ainsi ce que l’on nomme désormais la multiculturalité dans l’entreprise, en font partie. Pour résumer la démarche, nous dirons qu’inclure la diversité dans une entreprise, c’est opter pour un choix qui engage… mais qui, en même temps, s’avère généralement porteur sur de nombreux plans. Evidemment, cela sous-tend de respecter la loi puisqu’on s’inscrit, ce faisant, dans les principes de non-discrimination, alors même que l’on décide de participer à une société plus juste et plus équitable. Mais faire le choix de la diversité est éminemment intéressant, ne serait-ce qu’au travers des talents nouveaux, souvent insoupçonnés, qu’on va découvrir en basant le recrutement sur les seules compétences.

Un plus évident pour mon projet, pour moi-même, comme pour mes équipes !
La diversité, et ce qui en découle, aura aussi, nécessairement, un impact direct sur l’image de l’outil, du projet. Et pour cause, l’entreprise apparaît du coup, logiquement, comme plus ouverte et socialement responsable, ce qui a couramment pour effet d’en améliorer l’image… même si ce n’est pas le but recherché. D’un point de vue compétitivité, il y a également fort à parier qu’un tel engagement participe à l’augmentation de la performance d’équipe par émulation. La mutualisation des compétences développera en outre presque inévitablement l’esprit d’innovation et la créativité de chacun. Concrètement, sur le terrain, il semble même, au travers des expériences vécues, que les équipes se sentent plus respectées et s’enrichissent mutuellement, avec pour corolaire moins d’absentéisme et de turnover.

Avec de potentiels bénéfices financiers à la clé !
Sans s’aventurer dans un raisonnement trop simpliste, il semble même qu’une (plus) grande diversité au sein du personnel permette à l’entreprise d’être plus efficace, et donc plus rentable, car cela répond mieux aux besoins des usagers et des clients. S’engager dans une logique de diversité serait donc à la fois une question d’efficacité, mais également de retour sur investissement, le recours à une telle main-d’oeuvre, plus performante, apportant à la fois des solutions, des ouvertures… et donc de vraies opportunités de croissance.

Le recrutement des primo-arrivants
En tant que dirigeant, saviez-vous, par exemple, que les demandeurs d’asile1 sont en situation régulière et ont accès au marché du travail 4 mois seulement après avoir introduit leur demande de protection internationale sans réponse négative ? Une fois reconnus réfugiés, ou bénéficiaires de la protection subsidiaire, ces gens conservent, on s’en doute, cet accès illimité au travail. Vous avez un doute ? Eh bien, renseignez-vous… Car, depuis 2019, une case « accès au marché du travail » est apparue sur les titres de séjour. Suit, sur ce document, la mention : non, limité ou illimité. L’information est claire et les démarches sont simplifiées. Il en résulte qu’il n’y a donc plus de demande de permis de travail à introduire pour être recruté.

Au-delà des craintes
Bien sûr, des craintes peuvent naître dans le chef de l’employeur lors de sa procédure de recrutement ! Celles-ci touchent à la maîtrise du français, à la détention du diplôme demandé, à la compréhension des codes culturels de l’entreprise… Autant de questions auxquelles peut répondre le Crilux. Côté linguistique, par exemple, en réalisant un test de français, en orientant le futur employé vers des cours de français adaptés ou une formation français-métier qui lui permettra d’acquérir le vocabulaire nécessaire à la fonction. Il le fera également en accompagnant le primo-arrivant dans sa démarche d’équivalence de diplôme, ou de validation des compétences, et en développant des outils ou instruments de sensibilisation pour mieux comprendre les valeurs et normes implicites de l’entreprise.

Vous aviez parlé d’avantages…
Et puis, comme le souligne Altay Manço, docteur en psychologie sociale et directeur scientifique de l’IRFAM, cette main-d’oeuvre concentre de nombreux atouts « Les migrations permettent encore aux pays industrialisés de jouer le jeu de la concurrence mondiale. Les migrants représentent une main-d’oeuvre stratégique, puisque flexible, souvent qualifiée… »2. On pointera entre autres comme atouts fréquents : le multilinguisme, la capacité d’adaptation, l’apport d’une créativité nouvelle, la plus-value d’activités économiques transnationales… ou encore l’esprit d’entrepreneuriat.

… et d’incitants financiers ?
Il faut en effet admettre qu’au moment de son installation en Belgique, la personne étrangère est souvent jeune et/ou demandeuse d’emploi inoccupée de plus de 12 mois, en raison de son parcours migratoire et/ou bénéficiaire du revenu d’intégration sociale et/ou en demande de formation. Autant de caractéristiques qui permettent au futur employeur de prétendre à des aides à l’emploi, comme l’Impulsion 25 ans, l’Impulsion 12 mois +, l’article 61, la mesure SINE ou encore le PFI.

Un enjeu social
De surcroît, au-delà des avantages financiers, pour la société en général, ces démarches positives ont un impact sur l’ensemble du marché de l’emploi, diminuent les réticences à l’embauche, contribuent à la sécurité sociale et renforcent la cohésion sociale. Des acteurs-clés existent sur votre territoire pour répondre à vos questions. Le Crilux est l’un d’entre eux. Spécialisé dans l’intégration des personnes étrangères, cette structure peut vous appuyer par la mise en réseau de partenaires potentiels (service aux entreprises du Forem, Mirelux, UNIA…), par la réflexion et la gestion de la diversité au sein de votre entreprise, par l’élaboration de formations sur site adaptées aux besoins identifiés, par la création de projets de parrainage ou mentorat, par l’orientation ou le développement d’actions spécifiques pour votre public (français-métier), par un helpdesk téléphone et mail afin de vous orienter au mieux dans vos réponses.

en collaboration avec Clotilde Hayertz
061 21 22 07 ou via info@crilux.be

‘Y en a marre de la distanciation sociale’ !

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Notre relation aux autres a-t-elle définitivement changé avec le corona ?

Comme tout le monde, depuis quelques mois, vous vous surprenez sans doute dans vos conversations courantes à utiliser des mots inconnus, ou peu utilisés hier, comme vidéoconférence, confinement, ‘lockdown’, présentiel ou distanciation sociale. Rassurez-vous, tout le monde (ou presque) y a succombé et notre langage quotidien s’est adapté ou enrichi, même si ça peut sembler ridicule d’entendre ces mots dans toutes les bouches à longueur de semaines. Quant aux distances qui s’imposent désormais dans nos relations, forcées par les éléments sanitaires, et même si elles modifient forcément l’intensité, voire l’ardeur, de nos contacts humains, sachez qu’elles ne sont pas, elles, nées de la crise que nous traversons, loin de là.

En fait, cette fameuse distanciation sociale, qui est désormais devenue une règle de (sur)vie autant qu’une manière de se protéger tout en respectant les autres, est connue – et étudiée ! – depuis près d’un demi-siècle par les sociologues et autres anthropologues. En un mot comme en cent, elle régit depuis toujours, et souvent de manière informelle, nos relations aux autres, covid ou pas covid…

Proxémie, vous avez dit proxémie ?
Les coachs et autres experts de la communication vous expliqueront que l’étude des distances sociales, telle que définie par l’américain Edward T. Hall, au début des années soixante, est aussi appelée proxémie. Il semblerait, comme l’explique cet anthropologue passionné, que notre façon d’occuper l’espace en présence d’autrui soit un des marqueurs de notre identité, notamment régie par notre culture, notre éducation, notre provenance. On le sait, toutes les ethnies, tous les individus ne se comportent pas de la même manière dans leurs relations sociales, et le rapport à l’occupation spatiale est un marqueur précis qui nous distingue des autres.

Question de bulle !
Pour faire court, rencontrez pour un rendez-vous d’affaires un client ou un fournisseur européen, américain, africain ou asiatique pour vous convaincre des approches très différentes qui peuvent être la norme en la matière en divers points et régions du globe. À l’échelle européenne, une réunion où l’on croise des ressortissants allemands, italiens ou néerlandais suffit déjà, souvent, à appréhender des réalités contrastées, que ce soit en termes tactiles ou de simple occupation de l’espace. Le premier contact, la poignée de main, le positionnement autour d’une table… sont autant d’éléments du non-verbal qui suffisent généralement pour comprendre les us et coutumes, voire les vexations de certains interlocuteurs, avant même d’avoir parlé. Question de bulle justement !

Sécurité
Edward T. Hall, le premier, a montré qu’il y avait autour de nous une surface invisible – la fameuse « bulle » – qui est une zone émotionnellement forte, comme un périmètre de sécurité individuel où l’on ne pénètre pas, en tout cas jamais sans y avoir été invité. Faites l’exercice pour mieux vous représenter cette description un peu simpliste d’une bulle vous entourant, vous constaterez que la représentation est étonnamment réaliste. Vous êtes ainsi probablement moins à l’aise quand un individu se présente face à vous – et tout près ! – que s’il vous suit ou vous aborde latéralement. Pourquoi ? Sans doute parce qu’il y a dans le cas de figure du face à face un élément d’intrusion évident dans votre bulle proxémique.

Chacun sa carte du monde !
Les experts parlent en l’espèce de notion de bonne distance, mais tous s’accordent pour souligner que les distances en question, comme la taille de la bulle, varient en fonction des individus et, bien évidemment, de leur éducation et de leur culture. N’approchez ainsi jamais de trop près un Américain, pourtant au demeurant loquace et affable, au risque de vous introduire sans son accord dans sa bulle. À ce moment, et aussi surprenant que cela puisse paraître aux yeux de certains, celui-ci se sentira en effet spontanément agressé, d’aucuns diront même violé, alors qu’un Européen du sud acceptera des contacts bien plus rapprochés, les distances sociales étant par exemple extrêmement 1réduites dans les pays arabes et également aux quatre coins du continent africain.

Entre Etats-Unis et Italie, les distances ne sont pas les distances !
Depuis le mois de mars, chacun d’entre nous, et à travers le monde, a plus ou moins intégré que les distances sociales ont valeur de protection s’agissant du Covid-19 qui nous guette. Et l’on s’habitue… On s’habitue d’ailleurs d’autant plus facilement si nos modèles culturels nous avaient préparés à un tel schéma relationnel distancié. Chez nous, spontanément, le Flamand a sans doute eu plus de facilité à intégrer la notion que le Wallon, plus latin dans l’âme et dans ses comportements. Un Strasbourgeois, en France, aura sans doute eu moins de mal à se conformer aux règles sociales nouvelles qu’un Marseillais, pour expliquer la chose sans entrer (trop) dans le cliché. Sauf qu’à l’aube des années soixante, Hall avait déjà mis quatre catégories principales de distances interindividuelles en évidence. Certes, cette étude a été faite aux Etats-Unis, les données sont donc forcément un peu plus strictes, mais toujours est-il qu’elles nous livrent des informations qui corroborent les distances aujourd’hui établies, paraît-il, en fonction de la propagation virale.

N’étions-nous pas devenus trop latins ?
On apprend à travers cette catégorisation que la distance sociale, autrement dit celle que l’on considère comme étant normale dans nos interactions avec des amis, des collègues, des clients, bref le commun des mortels hors cercle proche, se situe entre 1,20 m et 3,70 m. Tiens, tiens, on se trouve quasi dans le chiffre de la distanciation covid ! Ce qui signifie que nous avons, nous, Européens du coeur de la vieille Europe, depuis très longtemps, troqué la distanciation sociale normale et évidente… pour une distanciation qualifiée par les spécialistes de personnelle, réservée, selon Hall, aux conversations particulières destinées principalement aux proches. Pas la distance intime (entre 15 et 45 cm), où là on se trouve carrément dans une zone de très grande proximité, qui s’accompagne d’une implication physique réelle et d’un échange sensoriel élevé… mais pas non plus la distance sociale normale telle que définie par les relations sociales au pays de l’Oncle Sam. Pour votre information, la dernière des catégor es définies est la distance publique (supérieure à 3,70 m), qui est utilisée lorsqu’on parle à des groupes.

Quid demain ?
Il s’avère donc en fait que notre culture, sans doute influencée à travers le temps par les relations du plus en plus régulières avec des populations du sud, nous a conduits à privilégier des relations plus proches dans l’absolu avec tout un chacun, parfois extrêmement proches d’ailleurs. Peut-être trop proches, diront certains aigris ou peureux ! Derrière tout cela, il y a tout de même fort à penser que nous ne sortirons pas indemnes de la crise sanitaire que nous venons de traverser. Non seulement la société aura été meurtrie par les affections, les passages en hôpitaux et les trépas, mais chaque individu aura aussi vu un pan de ses libertés être irrémédiablement réduit. Ce n’est pas mortel en soi, mais il n’est pas certain qu’une fois les masques tombés nous reprendrons nos habitudes d’hier, comme si rien ne s’était passé. Vous vous souvenez, quand nous partagions les accolades et embrassions amis, connaissances et parfois simples relations à qui mieux mieux.

Peur de l’autre !
Bien sûr, la classification proxémique à laquelle nous faisons référence a toujours été l’illustration du comportement des individus pour définir leur territorialité en regard des rapports qu’ils entendent entretenir avec autrui, en tenant compte de leurs acquis sociaux et culturels. Mais, aujourd’hui, la peur de l’autre a ajouté une composante qui pourrait biaiser bien des relations. Evidemment, la distance privilégiée dans les relations variera toujours selon l’image que l’on se fait de l’autre, qu’il soit ami, qu’il soit frère, supérieur hiérarchique, étranger, inconnu, sale, malade… avec maintenant la crainte généralisée de « cet autre » potentiellement porteur du virus. À cette fin, avez-vous remarqué que vos collègues proches, vos voisins ou des membres d’un même groupe d’amis ou de partenaires d’affaires ou de plaisir vous semblent d’emblée moins dangereux qu’un individu lambda vous demandant le chemin, qu’un SDF croisé dans la rue ou qu’un étranger vous abordant en gare ou à l’aéroport ?

Tout nous trahit !
Si cette question des distanciations sociales et de la proxémie vous intéresse, en y ajoutant la synchronie interactionnelle, c’est-à-dire le mimétisme comportemental qui régit une communication efficace, sachez que nos comportements trahissent toujours nos pensées et ressentis. Sur le sujet, regardez simplement où et comment s’installent vos collaborateurs, prospects et/ou clients autour d’une table pour une réunion, analysez leurs attitudes gestuelles, leur posture et vous comprendrez assez vite qu’au-delà des distances, le placement des gens et leur manière de séduire au travers de leur gestuelle trahissent leurs intentions, qu’elles soient collaboratives ou combattives. Nous, en ces quelques lignes, nous avons simplement voulu vous signifier que la distanciation sociale n’est absolument pas neuve, elle a sans doute changé depuis mars mais c’est une réalité vieille comme le monde. Sur ce, et puisque l’autre est maintenant un ennemi, je remets mon masque et m’éloigne, direction mon île déserte, sait-on jamais…

Pieter TIMMERMANS nous a rejoints, en septembre dernier, à la CCILB…

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Le patron des patrons a parlé de relance économique et son discours a largement fait mouche !

Le 9 septembre dernier, pour sa conférence de rentrée, le Club des grandes entreprises de la province de Luxembourg recevait Pieter Timmermans, l’Administrateur-délégué de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). L’occasion pour la Chambre de l’inviter à parler de la relance post-Covid et des marchés que nos entreprises peuvent à nouveau aller chercher tous azimuts.

On doit remettre le travail sur le métier pour s’en sortir…
Car il est temps, grand temps même, de tout mettre en oeuvre pour replacer l’économie belge sur de bons rails, même si chacun sait aujourd’hui qu’il faudra sans doute plusieurs années avant de retrouver le niveau du début 2020. Sans trop revenir sur le ‘lockdown’ quasi généralisé qui a prévalu dès le mois de mars – tout le monde se souvient de cette funeste semaine qui, en sus d’enregistrer des malades à foison, a suffi pour ‘mettre’ 60 % de notre économie à plat – il nous faut quand même remarquer, comme l’a souligné le patron des patrons, que tout le monde croyait alors erronément que les choses iraient vite mieux. Que nenni ! Tout s’est enlisé, à tel point que des secteurs n’ont toujours pas repris actuellement.

Pas de soleil avant 2022 !
Résultat : la crise sanitaire a donc viré en véritable crise économique, avec les retombées que l’on sait ou que l’on ‘attend’ sur les entreprises, l’emploi et, in fine, Pieter Timmermans a largement insisté, sur le pouvoir d’achat, donc la consommation, donc les entreprises, donc l’emploi… C’est le chat qui mord sa queue ! Et qui risque de le faire longtemps. Car tous les spécialistes le disent, et le porte-parole de la FEB en tête, le redressement sera long, très long. Au mieux, on ne devrait pas y voir plus clair avant 2022. C’est, évidemment, qu’on ne récupère pas ainsi une perte de richesse estimée à 50 milliards d’euros ! Par comparaison, Pieter Timmermans expliquait que la croissance négative du début des années Dehaene, vers 1993, plafonnait à – 1,1%, ce qui était alors la plus grave crise puisque clairement nous étions en phase de décroissance… contre – 8 à – 10 % aujourd’hui, c’est tout dire.

La perfusion s’arrêtera en fin d’année !
Début d’année, en janvier, 90 % des entreprises n’avaient pas de problèmes importants, ce qui est normal quand on sait que généralement 4 à 5 % des entreprises seulement font faillite chaque année. Neuf mois plus tard, suite au Covid et à ses implications, 43 % des entreprises font état de problèmes de liquidités et, sans intervention de l’Etat, seraient en risque de faillite. Bien sûr, l’Etat a mobilisé ses forces, avec le chômage économique, les mesures envers les indépendants et les entreprises, sans oublier le Plan Bazooka au niveau bancaire. Grâce à ces mesures, le risque de faire faillite est descendu en dessous de 20 %. Bref, l’Etat a joué son rôle. Sauf qu’après 6 mois de crise, deux entreprises sur dix sont très mal en point. Et l’avenir n’est pas rose puisque la perfusion sous forme d’aides va s’arrêter en fin d’année.

Il nous faut au plus tôt un gouvernement de plein exercice
Pour le patron de la FEB, les nécessités sont clairement de trois ordres en cette rentrée de septembre, à savoir un nouveau gouvernement, une concertation sociale et un apport financier pour relancer la machine. La présence d’un gouvernement est nécessaire pour introduire notre plan de relance auprès de l’Europe, Charles Michel aurait avancé le chiffre de 750 milliards d’euros. La concertation sociale est, elle, plus qu’indispensable pour que rien d’autre ne vienne prochainement enrayer l’input financier. Quant à la mobilisation d’autres sources de financement, Pieter Timmermans, sans nous donner toutes les ficelles de son plan, songe à essayer de mobiliser – pourquoi pas ? – l’épargne privée. Il plaide en tout cas pour des mesures comme les intérêts notionnels bis pour les PME, un tax shelter renforcé, des prêts subordonnés sur des périodes limitées… Côté positif, la crise a, selon lui, permis de mettre en avant le fait de travailler autrement, avec des technologies up-to-date, en soulignant également la résilience des uns et des autres qui se sont mobilisés, ont innové, ont joué de créativité, et se sont parfois carrément réinventés. Une belle rencontre encore que celle-ci !

L’Oréal Libramont a officiellement reçu, hier, le premier prix aux ‘Belgian Business Awards for the Environment’

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Bravo à cette entreprise que nous connaissons bien et qui est un des fleurons de l’industrie de la province de Luxembourg

Pour la 17e fois, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a récemment remis les Belgian Business Awards for the Environment (BBAE). Pour rappel, ces awards récompensent les petites et grandes entreprises belges pour leur engagement en matière de développement durable. 

Lors de cette édition, 10 entreprises ont été nominées. Via leurs pratiques, procédés et produits éco-innovants, elles contribuent à la transition vers une économie circulaire. Le jury indépendant a donc décerné le premier prix à l’usine L’Oréal de Libramont.

On précisera, nous qui connaissons bien cette entreprise, que cela fait plus de 20 ans que l’usine L’Oréal de Libramont prend des initiatives pour limiter son impact sur l’environnement. Déterminée à relever ce défi, l’usine belge du groupe est devenue usine sèche en 2019. L’entièreté de l’eau nécessaire aux utilités provient d’eau recyclée en boucle sur le site. L’eau du réseau n’est utilisée que pour la fabrication des produits ou pour les besoins des collaborateurs. C’est grâce à la combinaison de deux technologies (osmose et évapoconcentration) que ce recyclage des effluents est devenu possible. En termes de volume, cette combinaison permet de recycler en moyenne 200 m³ d’eau par jour, soit 60 millions de litres par an ou l’équivalent de la consommation annuelle de 600 familles.

Les 2e et 3e prix reviennent respectivement à DuCoop, qui utilise une combinaison unique de technologies vertes (réduction de 70% d’émissions de CO2) pour le nouveau quartier d’habitation De Nieuwe Dokken à Gand, et à BSH Home Appliances, qui loue des appareils ménagers peu énergivores à des ménages pauvres, dans le but premier de contribuer à la baisse des frais d’énergie et d’eau.

Vous pouvez consulter la liste des autres nominés en cliquant sur ce lien.

Les lauréats belges aux BBAE sont automatiquement nominés pour les European Business Awards for the Environment, dont la cérémonie se tiendra en novembre. Cette année est un grand cru pour notre pays, avec 5 entreprises retenues en vue de la grande finale européenne : L’Oréal, DEME, Ducoop, OVO et Co2logic (rising star) !

« À l’heure où la Commission européenne s’attelle à mettre en œuvre son Green Deal – la feuille de route pour opérer la transition vers une société décarbonée à l’horizon 2050 –, petites, moyennes et grandes entreprises continuent, de leur côté, à multiplier les initiatives dans le même but. La crise du coronavirus a en outre démontré que les entreprises dont la stratégie est d’une manière ou d’une autre tournée vers plus de « circularité » et vers des objectifs durables ont mieux résisté que les autres. En d’autres termes, la transition d’une économie linéaire vers une économie circulaire est irrévocablement amorcée et ne fera que se renforcer au cours des prochaines années », affirme Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB.

La Formation, une nécessité pour avancer!

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C’est encore plus vrai aujourd’hui !

Depuis 160 ans, la mission de la Chambre de commerce n’a pas bougé d’un iota : elle consiste toujours à accompagner les entreprises au quotidien, depuis la création jusqu’à la transmission, mais surtout durant toute la phase de développement, avec comme objectif d’aider les entreprises à créer durablement de la valeur et de l’emploi.
Mais comment faire, comment s’adapter, comment évoluer, comment durer ?
En vous formant, pardi. En vous informant, en vous éduquant, en vous donnant toutes nos clés pour ouvrir toutes vos portes…

Pour la Chambre de commerce, la formation est en effet un moyen essentiel pour remplir sa mission. C’est une certitude, le développement des compétences humaines est capital pour la compétitivité et la croissance de toute entreprise. C’est pour cela, bien sûr, que nous mettons depuis des lustres un accent fort sur les cursus d’apprentissage managériaux. Au quotidien, quel que soit le programme proposé et mis en place, nous mettons tout en oeuvre pour que chaque participant améliore ses performances et reçoive des outils pratiques et applicables de suite. Tout cela, sans oublier l’ambiance conviviale et le cadre de qualité qui nous caractérisent, nous sommes en Luxembourg belge, que diable !

Demandez le programme de la rentrée… (ou téléchargez-le)

Pour cette rentrée, le service formation a décidé de réduire la consommation de papier… C’est la raison pour laquelle il n’a pas publié ni envoyé le programme dans les boîtes aux lettres.
Par contre, le programme est toujours accessible en ligne (rubrique formation), et vous pouvez également télécharger la version pdf.

Trans-FORMEZ vos gens, vos collaborateurs…

Pour cette rentrée, nous vous proposons de trans-FORMER vos collaborateurs… histoire de les rendre (encore) plus productifs, efficaces, sereins et motivés, bref plus heureux ! Restez à l’écoute, ou à la lecture des newsletters proposées par Monsieur Formation, fournisseur de bonheur dans les TPE et institutions. La formation est notre arme pour vous aider, vous appuyer, vous seconder… bien sûr également pour vous élever !

Plus d’infos

Yannick Noiret – Tél. : 061 29 30 55 – yannick.noiret@ccilb.be

Programme wallon de soutien aux entreprises en difficultés…

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« Ré-Action » ambitionne d’aider les entreprises de moins de 10 personnes !

On l’attendait, le programme d’accompagnement économique et financier aux petits entrepreneurs qui traversent une période passagère de difficultés vient d’être entériné par le Gouvernement wallon. Le Ministre de l’Economie soutenait le projet, il a donc convaincu les membres de son gouvernement de l’utilité d’aider les petits acteurs économiques – c’est-à-dire ceux employant moins de 10 personnes (TPE) ! – à surmonter les moments complexes que vivent beaucoup de petites structures… avant peut-être de rebondir. La Wallonie a confié l’outil, baptisé Ré-Action, à la SOGEPA, qui s’appuiera elle-même sur les Chambres de commerce pour rencontrer – et aider – les bénéficiaires en nombre sur le terrain. Concrètement, le programme Ré-Action n’est rien d’autre que la suite des initiatives « Entreprises en difficulté » et « Rebond » qui ont déjà été menées ces dernières années à l’échelle wallonne. Sauf peut-être que, cette fois, le Gouvernement de Wallonie s’est très clairement positionné en affirmant qu’on ne pouvait plus ignorer la détresse des petites entreprises confrontées à des difficultés financières, même passagères. Pour le Ministre Borsus : « Il s’agit en fait de combler un vide. Ce sont les plus petites entreprises qui connaissent en général le plus de difficultés, mais rien n’existait pour les soutenir, notamment financièrement. La Wallonie veut être mobilisée pour ceux qui osent, qui créent de la valeur, de l’activité et de l’emploi ! » Tout est dit, non ?

Toujours trop de faillites en Wallonie !

Car les statistiques sont claires sur le sujet : le nombre de faillites reste (trop) élevé en Wallonie, avec des secteurs particulièrement en souffrance et des tailles d’entreprises très critiques. Sur la période septembre 2018/septembre 2019, soit 13 mois, 2.983 faillites ont, par exemple, été prononcées, principalement dans les entreprises de moins de 10 personnes, comme en témoignent les statistiques établies par Statbel. Et encore, c’était bien avant la crise que nous venons de traverser et qui va, sans nul doute, plonger un tas de petits acteurs, privés d’activité(s) et donc de ressources, dans la tourmente d’ici à la fin de l’été. Pour les spécialistes, la crise du coronavirus ne fera en effet que confirmer les chiffres qui couraient déjà avant la mi-mars.

Et le Covid est passé par là…

Ainsi, selon une étude menée début avril par les fédérations patronales, soutenue notamment par l’ERMG (l’Economic Risk Management Group), la FEB et la BNB, les risques de faillites restent aujourd’hui plus importants dans les petites structures, généralement moins armées pour faire face aux difficultés. D’autant qu’elles sont, de surcroît, pour la plupart, celles qui ont enregistré la baisse d’activité la plus importante suite à la crise du Covid-19. Début mai, autrement dit hier, la même enquête menée auprès de plus de 4.200 entreprises révélait que 9 % des entités interrogées rapportaient un risque de faillite « probable » ou « très probable », c’est tout dire !

Sauver ce qui peut l’être…

Il convient donc d’épauler les petits acteurs, non pas en les mettant sous respirateur comme les grands malades en hôpital, mais en leur apportant les connaissances qu’ils n’ont pas toujours pour affronter les aléas d’un quotidien entrepreneurial fait de hauts et de bas, d’engagements, de décisions, de logique administrative, d’intelligence de gestion, bref en leur apportant des outils, de la méthode, du conseil et tout le recul nécessaire que l’on n’a pas toujours quand on est le nez dans le guidon. Et c’est là l’intérêt d’un programme de terrain comme celui-ci, qui joue autant de proactivité que de réactivité, autant dire que son nom est à l’image de ses ambitions puisqu’il vise une Ré-Action dans le chef des entrepreneurs que les pouvoirs publics entendent soutenir, accompagner et aider.

Un outil de la SOGEPA dans les mains des CCI

Pour chapeauter le programme, la Wallonie a donc confié à la SOGEPA la mission de coordination de ce nouveau dispositif en étroite collaboration avec le réseau des Chambres de commerce, et plus spécialement la Chambre de commerce du Luxembourg belge, pour les provinces de Liège, Luxembourg et Namur, et la Chambre de commerce du Brabant wallon, pour le Brabant et le Hainaut. De manière plus globale, avec Ré-Action, la SOGEPA complète par ailleurs sa chaîne de valeurs du soutien au retournement et à l’anticipation des entreprises de toutes tailles.

L’horeca doit survivre au Covid…

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Et si l’innovation était la porte de sortie de crise ?

Tous les penseurs qui nous entourent nous rabâchent souvent les oreilles avec l’innovation… qui serait la nouvelle approche ‘multidirectionnelle’ capable de sauver le monde, ou à tout le moins d’ouvrir des solutions là où il n’y en a plus. Innovation à gauche, innovation à droite donc. Mais aussi révolution technologique, trouvaille technique exceptionnelle, digitalisation, informatisation, science exacte, laboratoires, recherches… Car innover, pour la plupart d’entre nous, c’est mettre au point des développements révolutionnaires comme on les suppute dans la Silicon Valley. Mais croire que c’est ça l’innovation est faux ! L’innovation, ce n’est pas ça, ou pas que ça ! Innover n’est pas que trouver ou mettre au point LA révolution du siècle, qui nécessite une équipe de R&D et des budgets énormes. Innover, c’est souvent simplement faire preuve d’adaptabilité par rapport à son produit, son client, son métier. Tout le monde peut donc le faire, et beaucoup le font d’ailleurs déjà souvent sans y penser.

Dans le secteur de l’hébergement, on traduit cette vision de l’innovation par les mots ‘penser et agir différemment’. Penser et agir autrement pour contrer la concurrence, lutter contre les grands groupes, s’affranchir de la mainmise des centrales de réservation, bref entre autres reprendre la main sur les réservations et, bien sûr, aussi sur le chiffre d’affaires ! Nous vous livrons ici trois phases de réflexion que nous avons réfléchies avec Anne-Sophie Braine, consultante dans l’hôtellerie, pour tenter de relancer la machine après cette crise. Pensez-y, si ce n’est déjà fait, et séquencez les choses comme tel, en vous focalisant d’abord sur l’hygiène, puis sur la communication et, enfin, sur la relance des ventes proprement dite…

Phase 1 : L’hygiène
Il n’échappe à personne, après cette crise sanitaire, qu’il faut d’abord et avant tout rassurer le client, lui rendre confiance. Pour ce faire, il ne fait pas de doute que tous les intervenants de l’écosystème hôtelier sont (doivent être) partie prenante des mesures d’hygiène à mettre en place et du respect de celles-ci ! Il va donc falloir choisir le bon protocole et ajuster un plan d’action : préparer, organiser, contrôler et assurer des routines. Ce n’est pas simple, parce que ce n’est pas le rôle de l’hôtelier au départ, mais c’est la condition sine qua non de la réussite de cette phase 1 si importante. Enfin, il faut aussi communiquer sur le sujet à tous les niveaux : le personnel de nettoyage est informé des consignes et les applique, les clients sont en sécurité de leur arrivée à leur départ et le F&B est garant de la distanciation et du respect du protocole. Il ne faut bien sûr pas pour autant tomber dans la paranoïa et se rappeler que le mot qui suit sécurité, dans l’horeca, est convivialité !

Phase 2 : La communication
Elle doit être mise en oeuvre tout au long du cycle de l’expérience-client et est encore plus importante actuellement. Les mots d’ordre sont : informer, rassurer, dématérialiser et digitaliser. On se base sur les nouvelles normes sanitaires mises en place en phase 1 pour rassurer les clients sur les moments-clés de leur séjour, avant même qu’ils ne foulent le sol de l’établissement !

Avant le séjour, on utilise la technologie digitale pour rassurer : le site web informe sur les mesures mises en place et sur la dématérialisation des actions-clés (check in/check out, paiement). Les réseaux sociaux font vivre l’établissement, montrent l’envers du décor, les préparatifs et humanisent la relation avec des ‘lives’ et des vidéos. Les mailings récupèrent les clients égarés depuis trois mois et leur confirment que communiquer en direct offre bien plus : c’est plus avantageux, plus flexible et plus ‘Waw’ !

Pendant le séjour, on place les distances de sécurité, et on insiste sur l’hospitalité avec des services revisités : petits déjeuners en room service ou en salle à la demande, plateaux d’apéro romantiques en chambre à commander via la smart TV, livraisons du restaurant local via internet, presse sur smartphone et H-hour virtuelle au bar, via les réseaux sociaux. On intègre donc le digital aux rituels quotidiens.

Après le séjour, on garde le contact : non seulement on garde le lien, mais on convainc l’hôte que son prochain séjour se fera… ici ! Emailing bien ciblé en fonction des segments (clients historiques, B2B, clients loisirs, annulations, reports d’événements), bons à valoir sur un prochain séjour, et même parrainage (le bouche-àoreille reste un gage de confiance) ! Les réponses aux avis clients sont utilisées pour insister sur les points-clés de réassurance (hygiène, hospitalité et sécurité) ! Et, enfin, on ‘abuse’ encore et toujours plus des réseaux sociaux (et pas seulement FB ! Pensez aussi à Instagram) pour séduire, donner envie de revenir et conquérir !

Phase 3 : Relancer les ventes
Une fois que la stratégie pour rassurer et pour communiquer a(ura) été mise en place, il faut (faudra) alors relancer les ventes. Là aussi, quelques règles fondamentales sont les bienvenues avant de se jeter sur les propositions de promotions de Booking et autres facilitateurs…

Pensez à diversifier vos produits et services : on ne joue pas l’hôtelier passif et on crée des ponts : certaines chambres peuvent devenir des bureaux, une salle de séminaire, un espace de coworking. La salle des petits déjeuners peut se muer en relais de producteurs locaux, voire en boutique sur le mode ‘Pop-up’. Un service de blanchisserie peut servir aux voisins (on a le matériel) et pourquoi ne pas envisager un package avec un restaurateur du coin du type : « balade-pique-nique/nuitée » ?

Pensez à pousser la réservation en direct : avec tarifs ouverts jusque fin 2021, petit déjeuner moins cher en direct, conditions d’annulation plus flexibles (12h jour J), avantages à rester plus longtemps (MOF 2 nuits), upgrade offert, codes promos à j-2, paiement en ligne…

Pensez à élargir votre présence sur les OTA : pour toucher de nouvelles cibles, comme les locaux via les maisons du tourisme (WBT), des plateformes telles Airbnb ou Staycation et le B2B via des sites spécialisés (HRS, Egencia, GDS…), les touristes accros aux promos via les ventes privées et les sites dédiés (weekendesk, Very chic ou Secret Escape).

Pensez à reprendre le contact : on réhabilite ce bon vieux téléphone pour s’informer du marché B2B local. Puis, on analyse la conjoncture : qui, quand, où ? On segmente sa clientèle et on distribue des mailings personnalisés pour créer l’envie de revenir là où on a déjà été (68% des clients, selon Revinate) ou de surprendre sa communauté Instagram dans un lieu inattendu ! Enfin, on se glisse dans la brèche laissée par Booking sur Google pour se placer en haut des recherches avec des publicités sponsorisées ciblées local (et donc belges… le pays n’est pas bien grand !)

L’innovation dans l’horeca consiste à se différencier ! !
Sans être futurologue, on sent déjà que la reprise sera lente, locale et inattendue pour l’horeca. Les conseils que nous venons de vous donner ne vaudront que si vous pensez d’abord et avant tout à vous réinventer. Pour espérer reconquérir une clientèle belge qui semblait avoir oublié les pépites locales, il faut s’inspirer et repenser son métier. Il faut aussi reprendre les choses en main pour rendre notre Wallonie encore plus conviviale, accueillante et unique !

En collaboration avec Anne-Sophie Braine et Think Big Hotel

Plus d’infos :
Le Comptoir Hôtels
Yannick Noiret – 061 21 30 55

Industrie du futur

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La Wallonie a de l’ambition

Boosté par le confinement, le numérique a aujourd’hui plus que jamais le vent en poupe. En cette fin juin, alors que la situation est quelque peu redevenue ‘normale’ en Wallonie, le Gouvernement a tenu à ré-insister sur le besoin de disposer, dans nos entreprises, à la fois du cadre et des outils pour fonctionner de la sorte de la meilleure des façons.

Il faut dire que les trois mois de confinement nous ont appris à maîtriser l’outil numérique comme jamais, à entrevoir de facto les bienfaits de la technologie… mais à cerner aussi les problèmes liés à l’utilisation extrême des technologies numériques. Maintenant, l’industrie du futur se doit d’être privilégiée. Et la Wallonie s’est engagée à y être de plus en plus attentive…

Le numérique est incontournable aujourd’hui !

Pendant cette crise, des réalités sont apparues de façon bien visible renforçant l’idée des avantages non négligeables de l’influence des nouvelles technologies sur notre quotidien professionnel. Il a ainsi par exemple été démontré que :

  • La qualité des infrastructures et des services numériques structurants, notamment la capacité de production industrielle, détermine le niveau de résilience des territoires face à des crises systémiques comme celle que nous venons de traverser.
  • Le niveau de maturité numérique des entreprises impacte leur capacité à maintenir, développer ou réorienter leurs activités.
  • Le potentiel d’innovation numérique conditionne la vitesse de sortie de la crise et le redéploiement économique.

Le 4.0 pour positionner l’industrie européenne…

Pour Willy Borsus, Ministre wallon du Numérique : « Le secteur industriel et manufacturier doit être au coeur du plan de relance de la Wallonie. Cela implique une accélération forte de sa transformation en industrie 4.0, grâce au programme ‘Industrie du futur’ de Digital Wallonia. » Cette priorité se traduit dans la Déclaration de politique régionale 2019-2024, dans laquelle il est dit que le numérique constitue un facteur de performance et de différenciation renforcé pour nos entreprises soumises à la compétition internationale. En pointant cela, le ministre souligne également que cette ambition de la Wallonie pour l’Industrie du futur s’inscrit dans la dynamique de l’Europe qui vient de présenter sa nouvelle stratégie industrielle qui repose sur la capacité de l’industrie européenne de conduire la double transition, numérique et écologique, et de stimuler sa compétitivité.

Industrie 4.0 : comment ça marche ?

Comment ça marche… et quels sont surtout les vrais facteurs de réussite pour devenir une industrie du futur ? Une enquête a été menée, ses résultats montrent l’intérêt de placer l’humain au centre de la transformation. Car cette dynamique influence en profondeur l’organisation et la culture d’entreprise en plaçant la dimension humaine au coeur de sa réussite. Il convient donc de sensibiliser et de mobiliser les entreprises à concevoir et à développer des politiques humaines adaptées et durables. Et il est impératif de créer un environnement favorable à la culture numérique : tous les salariés devront penser et agir comme des digital natives, prêts à expérimenter de nouvelles technologies et apprendre de nouvelles façons de fonctionner.

L’industrie 4.0 vous intéresse : voici les 6 étapes pour votre projet…

  1. Identifier les différents challenges et problématiques liés au coeur de métier et à la maturité numérique, et fixer ensuite des objectifs dans le temps et sur base de plusieurs expertises (commerce, technologie, expérience).
  2. Identifier les possibilités qu’offre l’industrie du futur avec les équipes.
  3. Identifier les technologies et solutions qui ont le potentiel d’améliorer la performance des opérations, les indicateurs de performance, et mettre en place une feuille de route.
  4. Procéder à des démonstrations de faisabilité pour tester la solution, se forger de l’expérience et créer des collaborations avec des fournisseurs externes.
  5. Apprendre par la pratique. Évaluer les résultats du projet-pilote, revoir l’approche si nécessaire et construire la stratégie de déploiement.
  6. Sur base de l’expérience acquise lors du projet-pilote, adapter la stratégie et définir les étapes suivantes. Déployer la solution !