Le nombre des faillites a augmenté en 2019 !

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Que cachent vraiment les chiffres…
Depuis quelques semaines, vos journaux tirent à qui mieux mieux la sonnette d’alarme suite à la publication, par des spécialistes, des chiffres 2019 des faillites à travers le pays, et notamment aussi chez nous. Il est vrai qu’après plusieurs années calmes sur ce front, on enregistre depuis deux ans une résurgence des faillites. Celles-ci, couplées à un ralentissement de la croissance, créent un climat moins positif pour l’économie en général et ébranlent la confiance des entrepreneurs, des investisseurs et, peut-être davantage encore, des créateurs ! Pour Graydon, l’un des experts reconnus à l’échelle belge et internationale, les chiffres, certes en augmentation, cachent (mal) des réalités plus législatives que conjoncturelles. Explications…

Nous rappellerons tout d’abord que la nouvelle loi sur les faillites (publiée mi- 2018, ndlr) a intégré une série de nouveaux opérateurs susceptibles de rencontrer cette situation délicate voire dramatique, on pense aux ASBL, aux professions libérales, aux associations de fait… Par ailleurs, il n’est pas anodin non plus de préciser qu’une loi de 2017 demande aussi aux tribunaux de faire la chasse aux sociétés fantômes et de procéder à leur liquidation, autant de ‘nouveautés’ qui influent inévitablement sur les chiffres globaux. Des chiffres qui interpellent car, au-delà de l’aspect économique qui nous occupe forcément quand nous parlons faillite, le volet social qui en découle n’est évidemment pas négligeable. On a ainsi recensé la perte de 21.480 emplois en 2019, soit environ 14 % de postes supplémentaires perdus par rapport à 2018. La question centrale demeure : « Comment éviter une faillite ? »

Qu’est-ce qu’une faillite ?
Dans l’absolu, 3 conditions sont nécessaires pour qu’une faillite soit prononcée par le tribunal de l’entreprise. Il faut être une entreprise (indépendant, personne morale, asbl, profession libérale, organisation sans personnalité juridique), il faut être en cessation de paiement persistante et il faut être en ébranlement de crédit, une situation qui se caractérise par le fait que les banques, mais aussi les fournisseurs, n’ont plus confiance et ne vous octroient plus de crédits.

Comment (tenter d’) éviter la faillite…
À la lecture des conditions qui mènent à cette situation, on pourrait simplement dire qu’un manque de liquidités est le seul élément constitutif de la faillite. Or, vous conviendrez que dans la vie d’un projet, il n’est pas rare de devoir faire face à des problèmes de trésorerie, qu’il s’agisse de la résultante d’un chiffre d’affaires en baisse, de la suite d’un litige perdu, en conséquence d’un contrôle fiscal qui se passe mal… Les raisons, prévisibles ou non, sont donc nombreuses, l’essentiel étant de pouvoir réagir promptement et le plus judicieusement possible. Et surtout de ne pas favoriser, sans s’en rendre compte, le terreau de ce mal qui traîne souvent au détour d’une trajectoire entrepreneuriale.

Réagir vite, pour éviter l’engrenage !
La situation classique, c’est celle de l’entreprise qui, pendant quinze ou vingt ans, génère un chiffre d’affaires, un bénéfice et des chiffres comptables irréprochables… même s’ils baissent depuis un certain temps et que les besoins en financement sont de plus en plus fréquents. Comme quelqu’un qui insidieusement prend du poids sans s’en rendre compte, le chef d’entreprise finance alors son besoin de liquidités par un crédit de caisse. Sauf que les besoins en question se multiplient, grandissent, le patron finissant par solliciter un prêt auprès de sa banque. Un prêt qui, malheureusement, arrive souvent un brin trop tard, démontrant que l’analyse du manager n’a pas été suffisante. Un manque de liquidités, sachez-le, n’est jamais une réalité anodine. C’est au contraire un avertissement fort. Pas nécessairement dramatique, ni irréversible, mais c’est un témoin qui clignote sur un tableau de bord !

Quand l’eau est dans les cales, c’est que le bateau coule (déjà) !
Pensez toujours aussi, à l’instar de ce qu’annoncent les banquiers au sujet de vos placements, que les performances passées ne préjugent jamais des résultats futurs ! En d’autres mots, ce n’est pas parce que l’entreprise a toujours bien marché… qu’il en ira toujours ainsi. Dans le même ordre d’idée, un chiffre d’affaires qui stagne depuis des années remonte rarement de manière inopinée sans qu’il y ait eu une intervention quelconque, par exemple au niveau de la stratégie. Rappelez-vous que la réalité du marché est la seule vraie donnée et qu’aucune entreprise ne fonctionne en allant à son encontre. Et lorsque les dettes fournisseurs, TVA, ONSS et autres majorations pour retard s’accumulent au point que les liquidités servent uniquement à payer les surplus pour éviter les saisies… il est déjà (trop) tard. La chose est entendue : si le crédit est dénoncé par la banque, la seule solution qui reste est la faillite de la société. Hélas pour le patron, la dette bancaire reste souvent due à titre personnel, car rares sont les prêts sans garantie personnelle.

En collaboration avec
Jean-Paul Vandenheede et Sébastien Wagelmans,
Service Rebond – Tél.: 061 29 30 58 – 62

Centrale régionale de mobilité

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C’est parti !

Après un an d’attente, la convention-cadre liant la Wallonie et la centrale régionale de mobilité vient d’être signée.

C’est le premier pas wallon dans ce cadre – une décision de nos Autorités qui aura quand même pris… près d’un an ! – la preuve donc que la Wallonie entend enfin s’engager en matière de mobilité alternative.

Vélo et marche pas pour tout le monde !
On le sait, les alternatives mobilité ne sont pas légion sur le territoire wallon. On le vérifie surtout bien sûr en milieu rural, le bus n’est pas toujours, voire de moins en moins, la solution pour des raisons de capacités inadéquates et de flexibilité moindre. Quant à ce que l’on nomme la mobilité active – la marche et le vélo – elle ne convient non seulement pas non plus à tous les citoyens, mais elle est à nouveau carrément utopique en dehors du contexte urbain.

Chaînon manquant…
D’où l’idée d’un chaînon manquant, à savoir les centrales locales de mobilité (CLM) qui ont pour vocation de fournir des informations sur les meilleures options de transport disponibles (transports en commun, taxi social, covoiturage…) et d’organiser, avec des partenaires, des formules alternatives lorsque cela s’avère nécessaire.

Coordonner…
Pour l’instant, plusieurs CLM sont déjà actives et offrent un service apprécié en Wallonie, en particulier en zone rurale. Mais jusque-là, aucune coordination n’avait été mise en place à l’échelle régionale. Avec la centrale et les moyens qui sont mis à sa disposition, on devrait désormais homogénéiser le service et couvrir tout le territoire wallon.

Déchets en Wallonie

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Il faut en diminuer les quantités incinérées et/ou mises en centre d’enfouissement technique.

Il y a aujourd’hui, à n’en point douter, une volonté wallonne de diminuer les quantités de déchets incinérés ou mis en centre d’enfouissement technique… mais cet objectif n’a aucune chance d’aboutir si un plan des infrastructures de gestion des déchets à l’échelle de la Wallonie n’est pas mis en place. Un plan qui paraît désormais sur les rails…

Les choses bougent, semble-t-il, notamment parce que la Ministre wallonne de l’Environnement a lancé ses équipes dans l’élaboration d’un outil permettant de planifier les besoins de la Wallonie en infrastructures de gestion des déchets, tous modes de gestion confondus (collecte, tri, transfert, valorisation matière, incinération, élimination…), un outil qui intégrera également les impacts environnementaux, les coûts associés et les investissements à consentir aux horizons 2025 à 2050. La machine serait donc en route!

Réduire, voire supprimer la mise en décharge

Ce qui sous-tend que la Wallonie se montre vraiment ambitieuse en matière d’économie circulaire. Les plus avertis d’entre vous osent même avancer que le souhait actuel est de renforcer les priorités de l’échelle de Lansink en matière de gestion des déchets-ressources pour réduire fortement, voire supprimer à terme la mise en décharge. « Notre objectif est de diminuer substantiellement les quantités de déchets générés, enfouis ou incinérés, c’est pourquoi nous avons besoin dès à présent d’un outil intégré pour anticiper et objectiver les décisions que nous allons devoir prendre dans les prochaines années en matière d’autorisation et de subsidiation des infrastructures de gestion des déchets », explique la Ministre, plutôt sûre d’elle.

Plus de vingt ans sans avancer !

Sauf que, pour l’heure, la Wallonie est loin, très loin même d’un tel scénario puisqu’un tel outil de planification n’existe pas et n’a jamais existé. Dans les faits, le dernier Plan infrastructures, mis en oeuvre il y a plus de 20 ans, ne concernait que les seuls « centres d’enfouissement technique ». La première étape consistera donc en l’adaptation du plan de 1999, qu’il faudra bien sûr compléter pour qu’il puisse répondre aux nouveaux – et ambitieux ! – objectifs du Gouvernement wallon en matière de déchets et d’économie circulaire.

Le travail a (déjà) commencé !

Ce travail de longue haleine doit être entamé sans plus tarder, il devrait aussi permettre d’exécuter plusieurs mesures du Plan wallon des Déchets-Ressources adopté en 2018, en particulier celle(s) qui vise(nt) à évaluer l’adéquation entre la production effective de déchets et les capacités de traitement publiques et privées de la Wallonie. Concrètement, le cabinet a déjà aujourd’hui commencé le travail, notamment avec le Service public de Wallonie, l’Institut Scientifique de Service Public (ISSeP) et la Société Publique d’Aide à la Qualité de l’Environnement (SPAQuE). L’agenda est clair : le Plan « infrastructures des déchets » doit être mis en oeuvre avant fin 2021 !

Interroger tous ceux qui ont un rôle au sujet des déchets !

Pour être complets, nous soulignerons qu’il est d’ores et déjà prévu que les acteurs- clés du secteur des déchets seront aussi mobilisés, ce plan comprenant entre autres une cartographie détaillée des flux de déchets produits, importés et exportés de Wallonie, une caractérisation plus précise des déchets collectés contenant des informations sur leur potentiel de réutilisation et de recyclage, une analyse prédictive et prospective des gisements de déchets et de leurs destinations aux horizons 2025, 2030, 2035 et 2050. Par ailleurs, une analyse des impacts environnementaux, sanitaires et socio-économiques (coûts générés, investissements et subsides nécessaires) des scénarios envisagés est aussi prévue, de même qu’un programme opérationnel de réduction des volumes de déchets dirigés vers l’incinération et la mise en centre d’enfouissement technique.

Sécheresse agricole de l’été 2018 reconnue calamité agricole !

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Le Gouvernement wallon a récemment reconnu la sécheresse du 2 juin au 6 août 2018 comme calamité agricole. L’étendue géographique a bien sûr été arrêtée et une affectation budgétaire (de 31,5 millions sur 2020) a été votée pour indemniser les agriculteurs préjudiciés. Plus d’un an et demi après les faits, il était capital de pouvoir procéder à l’indemnisation des agriculteurs…

On se rappellera en effet qu’entre le 2 juin et le 6 août 2018, notre pays a connu une période de sécheresse sévère. De nombreux exploitants sur l’ensemble du territoire wallon avaient alors enregistré des répercussions sur leurs récoltes. On précisera que pour être reconnu comme calamité agricole, un phénomène naturel exceptionnel doit satisfaire simultanément à plusieurs conditions, à savoir que le phénomène appartient à la liste établie par le Gouvernement (dans le cas présent, la sécheresse), que le montant total des dégâts agricoles par calamité agricole est supérieur à 1.500.000 euros et que le montant moyen des dégâts par bénéficiaire est supérieur à 7.500 euros !

Concrètement, l’Institut royal météorologique (IRM) avait été sollicité en vue d’une analyse scientifique et objective de l’ampleur des conditions climatiques de juin à août 2018, et plus particulièrement de leur caractère exceptionnel. Il a rendu un avis reconnaissant le caractère exceptionnel de la sécheresse pour les 262 communes wallonnes (5 communes n’ayant pas introduit de constats de dégâts).

Pour estimer le montant des indemnisations, il faut procéder à l’estimation d’un montant forfaitaire à l’hectare par culture éligible. Pour obtenir celui-ci, le montant de la production brute est multiplié par le pourcentage moyen des dégâts par culture. C’est ainsi qu’on obtient un montant maximal d’indemnisation brut par hectare. Ensuite, on lui applique les deux articles du règlement 702/2014 relatifs aux 80% des coûts admissibles et à la réduction de 50% pour les contrats d’assurance.

Les montants maxima par hectare de dommages pris en considération :

  1. les prairies permanentes : 222 euros/hectare;
  2. les prairies temporaires : 104 euros/hectare;
  3. le maïs ensilage : 274 euros/hectare;
  4. le maïs grain : 267 euros/hectare.

La médiation commerciale et sociale, ça vous parle…

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C’est clairement une voie à explorer pour résoudre des tas de situations !

Dans la vie d’une entreprise, il n’est pas rare que des situations conflictuelles naissent pour mille et une raisons, elles concernent tantôt vos relations internes, vos contacts externes, elles sont d’ordre commercial, touchent vos ressources humaines, polluent votre trésorerie, bref elles perturbent la bonne marche de vos affaires, voire entravent votre développement. Mais que faire ?

Oui, que pouvez-vous faire concrètement si, par exemple, votre agent commercial décide de quitter votre entreprise et vous réclame une indemnité de sortie tout aussi disproportionnée qu’injustifiée ? Que pouvez-vous raisonnablement faire si un sous-traitant refuse de terminer des travaux entamés tant que ses factures ne sont pas payées… alors qu’il y a des malfaçons avérées dans le travail qu’il a réalisé ? Et que pouvez-vous idéalement faire si vous n’êtes plus sur la même longueur d’onde que votre associé et que vous ne parvenez plus à vous entendre pour prendre les décisions essentielles pour la croissance de votre activité commune ?… Que pouvez-vous faire sinon vous mettre autour d’une table pour déjà aborder la problématique en toute intelligence ? Eh bien ça, c’est de la médiation !

Résoudre les conflits

Maintenant, la médiation – qui est un processus aujourd’hui reconnu comme sérieux et efficace pour la résolution de conflits – implique évidemment une série de règles et, plus encore, un cadre très précis pour être mise en oeuvre de façon professionnelle et utile. Au-delà, ce qu’il importe de véhiculer sur la méthode, c’est que l’approche repose avant tout sur le bon sens et l’empathie qui débouchent invariablement (en tout cas, si la prise en charge est réussie) sur ce que l’on appelle un accord équilibré entre les parties. L’adage prétend qu’il vaut souvent mieux une mauvaise paix qu’une bonne guerre. Et c’est vrai !

La vérité unique n’existe pas !

C’est vrai que l’essentiel dans un process de médiation repose sur l’acceptation par les parties qu’il n’y ait ni gagnant ni perdant… sauf pour la situation elle-même qui se débloque par la coconstruction, non pas de la vérité mais d’une solution acceptable par l’ensemble des parties. Ainsi, qu’il s’agisse d’un désaccord avec un client ou un fournisseur, d’un litige entre associés, de difficultés liées à l’exécution d’un contrat de travail ou d’un litige entre travailleurs, voire d’un souci de paiement d’une facture, la médiation permet, dans la plupart des cas, de dégager un accord équilibré à l’avantage des deux parties !

Espace de discussion favorable

Ajoutons, côté forme, que ce mode de résolution des conflits, à la fois privé et confidentiel, repose sur l’implication d’une tierce personne dans le débat. Un tiers indépendant – impartial et neutre – que l’on nommera médiateur. Choisi par les parties, c’est sur lui que repose l’essentiel de la méthode, notamment parce qu’il maîtrise les techniques de communication qui vont lui permettre d’amener la solution, en bonne intelligence avec les parties, offrant comme on le dit souvent aux deux opposants l’espace de discussion le plus favorable. Soyons clairs, le médiateur n’est pas forcément un juriste, même si c’est généralement le cas, il peut aussi être un expert spécialisé dans telle ou telle matière spécifique qui est admis comme incontournable de manière objective pour tout un chacun.

Moins lourd et moins coûteux qu’une procédure en justice !

C’est d’autant plus vrai qu’à la différence d’un juge, le médiateur n’impose jamais sa décision. Comme ce dernier, il écoute bien sûr les parties mais, au contraire du magistrat, il favorise, lui, le dialogue entre elles afin de leur permettre de trouver elles-mêmes les solutions à leur litige. En d’autres termes, en recourant à la médiation, les parties maximalisent leurs chances de régler leur(s) différend(s) à l’amiable et optent pour un processus moins coûteux, plus rapide et plus convivial qu’une procédure judiciaire classique. Et il est vrai que la médiation bien menée aboutit souvent à des solutions auxquelles un procès ne pourra pas aboutir. On pense, par exemple, à la compensation pour perte sur un chantier… par l’attribution d’un nouveau marché bien encadré.

Comment ça marche ?

Dans les faits, sachez qu’une médiation n’est pas l’autre et qu’il vous est entre autres loisible – c’est même souvent bienvenu ! – de vous faire assister par un avocat au cours du processus. Toutes les parties n’y pensent pas forcément, mais ce professionnel aura notamment un rôle important à jouer au moment de la rédaction de l’accord. Côté pratique encore, le médiateur et les parties se réunissent le plus souvent dans un lieu choisi de commun accord. Un lieu que propose, cela dit en passant, la Maison des Entreprises de la province de Luxembourg, dans les salles de la Chambre de commerce, dans ce bâtiment emblématique du coeur de Libramont.

Et où cela se met-il en place ?

Si le concept vous interpelle et soulève l’envie de tenter de résoudre des conflits dont vous voyez mal l’issue, laissez-nous vous informer de ce qui est mis en place par la Chambre de commerce, en collaboration avec le Cercle des médiateurs de la province de Luxembourg qui a développé ce projet et qui réunit plusieurs médiateurs aux titres et qualités divers, les uns sont avocats, les autres notaires, psychologues ou experts en de multiples disciplines, leur dénominateur commun étant qu’ils sont tous agréés en matière civile et commerciale par la Commission Fédérale de Médiation.

On ne peut jamais contraindre quelqu’un à participer à une médiation

Terminons-en en vous donnant encore deux ou trois informations au sujet de la médiation, en précisant notamment qu’une ou deux réunions suffisent généralement pour arriver à un accord. Tout cela indépendamment de toute procédure judiciaire d’ailleurs, puisqu’une partie peut toujours proposer une médiation à une autre partie avant, pendant ou après une action en justice. Cependant, à l’inverse de ce qui est vrai lors d’une action en justice, aucune partie ne peut jamais être contrainte de participer à une médiation. En règle générale, les parties et le médiateur déterminent, dans le protocole de médiation, le mode de fixation et le taux des honoraires du médiateur, ainsi que les modalités de leur paiement. La loi, elle, dispose que les frais de médiation et les honoraires sont à charge de toutes les parties à parts égales, mais que celles-ci peuvent, si elles le veulent, prévoir une autre répartition.

En collaboration avec Viviane Hoscheit, Médiateur

Les médiations peuvent souvent être prises en charge dans le cadre de couvertures d’assurance protection juridique. Renseignez-vous auprès de votre assureur !

Pour toute information
Contacter Jean-Paul Vandenheede au 061 29 30 58

Les chambres de commerce ont investi dans une plateforme de partage baptisée ‘Connects’

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Le réseau vous offre une ouverture sur le monde, rien que ça !

Les chambres de commerce vous proposent donc le monde même si, pour beaucoup, le monde c’est déjà la commune voisine, la province d’à-côté, la région qui jouxte la leur… Qu’importe donc vos ambitions, vos stratégies, l’outil existe, il entend aider ceux qui veulent collaborer, qui veulent partager, qui veulent s’ouvrir… bref tous ceux parmi vous qui veulent utiliser la force de notre vaste réseau pour croître !

Car les chambres de commerce, on l’oublie un peu trop souvent, c’est avant tout un immense réseau d’entrepreneurs et d’entreprises. Et, à l’ère du digital, ce réseau est aujourd’hui planétaire. Pourquoi donc ne pas en profiter ? La Chambre a du coup investi dans un outil qui devrait permettre à ses membres de trouver – gratuitement ! – de nouveaux partenaires, qu’ils soient distributeurs, fournisseurs, producteurs… et ce aussi bien en Wallonie, qu’en Flandre, en Allemagne, au Grand-duché, aux Pays-Bas, aux quatre coins de l’Europe, bien sûr, ou même dans les recoins reculés de la planète !

Profiter du réseau mondial des chambres de commerce…

Précisons d’emblée que ce qui est proposé là, c’est un vrai service supplémentaire online – sans aucune contrepartie financière pour les membres donc – qui s’ajoute à ceux dont bénéficie déjà le ‘membership’ des CCI, via sa cotisation annuelle. Mais se limiter aux seuls membres, c’est aussi fermer le réseau à tous ceux qui ne font pas partie des 12.000 chambres à travers le monde, et donc faire perdre de l’attrait au produit qui se veut le plus ouvert possible. Il en résulte que les non-membres n’ont pas été oubliés, il leur sera également loisible de se connecter au réseau interactif mondial (un service payant évidemment pour eux), le modérateur de la CCI validant toutefois, les concernant, leur connexion après analyse…

… et intégrer des entreprises venues d’ailleurs !

Mais venons-en maintenant au coeur du sujet en insistant sur le fait que cette plateforme – propre (et exclusive !), rappelons-le, aux chambres de commerce – invite à la mise en relation d’entreprises fiables (puisque les profils sont validés par les CCI elles-mêmes) et au développement d’opportunités d’affaires. L’intérêt notable, c’est qu’il n’y a ni exclusive, ni obligation dans le chef de qui que ce soit, on ne s’arrêtera donc ni à la taille, ni au(x) métier(s), ni à la localisation des prospects, sachant que des liens ont également été tissés avec des plateformes publiques à travers de nombreux pays… ouvrant inévitablement des brèches tous azimuts.

Des mots-clés pour avancer…

Concrètement, les entreprises enregistrées sur Connects (aur) ont la possibilité, que ce soit pour alimenter leur(s) base(s) de données prospects ou partenaires, de faire des recherches à partir de mots-clés (prenons l’exemple des termes bière ou bois), mais aussi d’affiner le résultat d’un point de vue géographique, c’est-à-dire par pays, par région… jusqu’à trouver celui qui s’intégrera le plus opportunément dans la dynamique stratégique globale ou particulière. D’un point de vue technique, il n’est pas inutile de préciser que la plateforme s’appuie sur les avancées de l’intelligence artificielle (IA) pour répondre à tous les besoins des entrepreneurs (indépendants et/ou patrons) ; des opportunités leur seront d’ailleurs régulièrement proposées en regard des recherches entreprises antérieurement par chacun.

Toujours prêt !

Et ce n’est pas (encore) tout : la plateforme sera aussi réactive, c’est-à-dire qu’elle permettra naturellement d’identifier toutes les nouvelles opportunités publiées quotidiennement, alors que les utilisateurs publieront, eux, bien sûr, leurs propres demandes, solutions et/ou opportunités au(x) moment(s) propice(s). À contrario, toute entreprise souhaitant rester anonyme, entre autres pour ne pas éveiller les soupçons de la concurrence quant à ses volontés, défis et ambitions, pourra également le faire en ne se dévoilant pas nommément.

Facile et dans sa langue !

Côté linguistique, pas de tracas si vous ne maîtrisez pas la langue de Shakespeare ! En effet, le moteur est disponible dans de nombreuses langues, dont le français bien sûr. Dans les faits, un traducteur automatique aide l’utilisateur à effectuer ses recherches en traduisant les mots-clés en fonction des marchés visés. Si le mot bière fait par exemple l’objet d’une recherche, toutes les entreprises actives dans ce secteur, et/ ou toutes les opportunités contenant ce mot, vous seront proposées indépendamment de la langue de publication de départ. Ne vous étonnez donc pas si des opportunités de partage contenant le mot « beer », « bier », « cerveza » ou encore « birra » apparaissent dans vos résultats si, en lançant vos recherches, vous n’avez pas ciblé un pays en particulier. Ajoutons que la messagerie interne est également dotée d’un outil de traduction, ce qui vous permet de contacter votre futur partenaire dans votre propre langue, encore une autre fonctionnalité qui lève une barrière supplémentaire pour les usagers unilingues.

Vous êtes convaincu ?

En tant que membre de la Chambre de commerce et d’industrie du Luxembourg belge, votre effort est minime quant à ce produit neuf qui est, répétons-le, entièrement gratuit. Pour faire simple, nous vous annonçons déjà que vous recevrez dans les prochaines semaines un lien personnel vous invitant à vous connecter. Ce n’est ni un ‘fake’, ni une usine à gaz, non c’est ce nouvel outil ! Notez-le aussi, nous avons fait une démo du produit, le mercredi 4 mars, dans nos locaux, afin de vous familiariser avec ce nouvel outil que nous qualifierons de ‘révolutionnaire’ ou à tout le moins de très opportun, histoire d’en saisir tout le potentiel… qui est vraiment, selon nous, exceptionnel.

Visionnez la séquence…

Plus d’infos ?
Modérateurs : Corine Giandou 061 29 30 40 – Stéphanie Wanlin 061 29 30 43

Au revoir Président, au revoir notre Ami, au revoir Cher André.

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Chers patrons,
Chers membres,
Chers Amis,

C’est avec une immense tristesse que la Chambre de commerce vous contacte aujourd’hui en pleine période de confinement. Notre Président, André Roiseux, vient de nous quitter, victime du coronavirus. Ce drame touche évidemment l’ensemble du Conseil d’administration, la Directrice, avec laquelle il formait depuis de nombreuses années un vrai tandem au service de l’Institution, et toute l’équipe de la Chambre, qui lui faisait entièrement confiance.

Mais en ces heures dramatiques, nous voulons tout d’abord, et avant tout, penser à son épouse, Andrée, à sa fille Catherine, à son beau-fils, Grégory, ainsi qu’à ses petites-filles qu’il aimait tant. Nous leur présentons en notre nom, mais aussi au nom de tous les patrons de notre grande famille, nos plus sincères condoléances. Notre Président a donné de son temps et de son énergie pour la Chambre de commerce, nous ne l’oublierons pas. Nous nous souviendrons, comme vous sans doute, de sa jovialité exceptionnelle, de sa verve au micro et de son humour dans les relations. André était vraiment quelqu’un de bien ! Nous nous rappellerons aussi qu’il a été un excellent Président, toujours prêt à s’investir pour la Chambre, pour les patrons, pour le Luxembourg belge. Il aimait à dire que la Chambre de commerce est « The place to be », nous lui disons aujourd’hui, avec des larmes dans les yeux, que nous n’oublierons pas ces mots et qu’il restera pour toujours en nos cœurs quand la Chambre réunira ses patrons. Au revoir Président, au revoir notre Ami, au revoir Cher André.

Bernadette Thény, Directrice de la Chambre de commerce
L’équipe de la Chambre de commerce
Les vice-Présidents Gérard Piron, Michel Bouttier et Etienne Genin
Le Conseil d’Administration de la Chambre de commerce

Economie circulaire

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Stratégie wallonne ambitieuse !

Quand nos Autorités sont ambitieuses, il convient de le souligner… En l’espèce, saluons le Gouvernement wallon qui a validé fin janvier la mise en place d’outils destinés à élaborer une nouvelle stratégie wallonne en matière d’économie circulaire. Pour développer cette stratégie, ce sont d’ailleurs pas moins de trois instances de gouvernance qui seront prochainement mises en place, c’est dire !

Avec un comité de pilotage, une plateforme intra-administrations et un comité d’orientation, l’économie circulaire – dont on nous dit qu’elle pourrait générer entre 15.000 et 100.000 emplois en Belgique d’ici 20 ans – paraît en de bonnes mains. Il faut dire que le Ministre de l’Economie, le marchois Willy Borsus ne dit pas autre chose et assène : « Nous sommes convaincus des synergies nécessaires entre objectifs économiques et environnementaux. En économie circulaire, les possibilités de développement sont infinies… ».

Limiter les consommations et le gaspillage des ressources

Rappelons, pour ceux qui l’auraient oublié, que l’objectif de l’économie circulaire est de limiter fortement la consommation et le gaspillage des matières premières et des sources d’énergie. Les grands gourous de cette ‘nouvelle’ économie estiment que c’est une piste de salut pour notre région, arguant que la transition vers une économie circulaire doit permettre à la Wallonie de renforcer sa compétitivité, de réaliser des économies, de mettre en oeuvre une utilisation plus efficace des ressources, de créer des emplois, et de réduire l’impact de la production et de la consommation sur l’environnement (changement climatique, gestion des ressources, biodiversité). Et oui, rien que ça… mais tout ça !

Une volonté wallonne

Et le Gouvernement wallon y croit puisque sa déclaration de politique régionale prévoit d’inscrire la Wallonie et « l’ensemble de ses activités économiques dans une approche d’économie circulaire ». On se souviendra qu’en février 2019, le Parlement wallon avait même adopté un rapport introductif sur l’économie circulaire. Et que le Gouvernement avait par ailleurs entamé une série de travaux pour promouvoir une économie circulaire. On pense aux textes sur la prévention et la gestion des déchets, au ‘Green Deal’ achats circulaires, à la création du site dédicacé (www.economiecirculaire.wallonie.be ), à la vitrine de l’économie circulaire en Wallonie, à l’organisation de formations en économie circulaire…

Il y a, semble-t-il, des milliers d’emplois là-derrière !

Courant de l’année dernière, il y a aussi eu pêle-mêle l’appel à projet du gouvernement wallon visant à booster la filière de recyclage du plastique et la taskforce qui a été mise en place. Mais il fallait désormais coordonner tout cela pour en faire un engagement stratégique à la fois ambitieux et coordonné. Ce qui sera bientôt chose faite… puisque le Gouvernement wallon va aujourd’hui encore plus loin en présentant une vision qui sera bien entendu en phase avec les orientations européennes. Cette approche comprendra des objectifs stratégiques et opérationnels et des mesures de facilitation transversales.

Aller vite… et bien !

Pour élaborer cette stratégie et renforcer la dynamique wallonne autour de l’économie circulaire, les trois instances de gouvernance dont nous avons parlé plus haut seront tout bientôt mises en place. Chapeautées par la Direction du Développement Durable, en collaboration avec la Direction de la Politique économique (SPW Economie), ces instances vont travailler à la mise en place de la fameuse stratégie économie circulaire wallonne.

Le « Développement durable » a 10 ans

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L’occasion pour la Province de rappeler son engagement en la matière !

En 2019, la cellule Développement Durable de la Province de Luxembourg et son Guichet de l’Energie ont fêté un bel anniversaire : 10 ans. Véritable interface entre les citoyens et les différents niveaux de pouvoir, cette institution s’inscrit comme un acteur incontournable dans la transition énergétique et environnementale. 

Ajoutons-y que ce département porte, depuis 2014, le projet Pep’s Lux, reflet de l’ambition de la Province à devenir un territoire à énergie positive. Cette initiative d’envergure, soutenue par IDELUX et l’ULG, répond à la préoccupation partagée par de nombreux territoires ruraux en Europe quant à leur devenir énergétique, environnemental, et donc économique.

Une collaboration étroite avec la Chambre de commerce

Dans cette dynamique, un dossier publié dans un précédent numéro (EA 199), présentait ce qui fait de notre province un territoire à part sur le plan énergétique, mais aussi les initiatives et les expériences qui permettent d’envisager un avenir durable. Dans la continuité de ce dossier, nous avons finalisé, en cette fin d’année, la réalisation d’une capsule vidéoprésentant deux entreprises de la province de Luxembourg qui ont fait de la transition énergétique et environnementale leur stratégie de développement. Ces différentes réalisations sont issues d’une collaboration étroite entre Pep’s Lux et votre Chambre de commerce.

Les exemples Q-Food et Scidus…

Vous retrouverez ainsi en images une présentation des entreprises Q-Food Ardenne et Scidus, versus énergie. Pour l’une, spécialisée dans la production de steaks hachés à Neufchâteau, ce sont les équipements frigorifiques, les investissements économiseurs d’énergie et de production d’énergie renouvelable qui font sa spécificité. Pour l’autre, située à Etalle et spécialisée dans la transformation et la valorisation du bois, c’est le développement d’une approche écologique de construction en bois par des matériaux bio-sourcés et l’implémentation de pratiques moins énergivores qui démontrent la préoccupation majeure qu’elle a de réduire l’impact environnemental de son activité. Deux situations, deux activités différentes… pour un objectif commun.