Stress au travail

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Une priorité à régler pour le Fédéral !

Dans une entreprise moyenne, selon des chiffres de 2010, 3 salariés sur 100 avaient été malades pendant plus d’un mois. Aujourd’hui, une dizaine d’années plus tard, ce chiffre grimpe à 5/100. Concrètement, chez nous, alors que nous ne vivons ni à Tokyo, ni à New-York, fin juin 2020, plus de 450.000 salariés et indépendants étaient malades depuis plus d’un an. Enorme, non ?

La situation s’aggrave… et ne fait qu’empirer. Et ce n’est pas la crise sanitaire qui va inverser la tendance, que du contraire. Après un an, on sait que l’impact sera même majeur sur la santé mentale de la population, avec des citoyens actifs confrontés à l’isolement, au déséquilibre entre travail et vie privée, qui ont pour beaucoup perdu le sens de leur vie !

Tenter de prévenir…
Et c’est là que se loge tout l’enjeu pour nos dirigeants, conscients des retombées de cette problématique parlant d’absentéisme et, bien sûr aussi, de coûts pour la sécurité sociale. Pour tenter d’y voir plus clair, le gouvernement fédéral a décidé de libérer une enveloppe de 5,5 millions d’euros pour mener une approche empirique en trois phases, selon qu’il s’agira de salariés, d’indépendants ou de fonctionnaires.

Une approche en trois phases !
Dans un premier temps, c’est-à-dire jusqu’en décembre 2021, une campagne de sensibilisation va être lancée avec l’objectif, d’une part, de se centrer sur la détection des premiers signes d’apparition de potentiels burnout et, d’autre part, d’envisager des solutions et aides concrètes.

Prévenir les risques de troubles psychosociaux
Ajoutons qu’en deuxième phase, autrement dit de maintenant jusqu’en décembre 2022, et pour un budget global de 4,5 millions, l’accent sera mis sur la prévention des risques psychosociaux. L’objectif, ici, est d’éviter les situations à risque et d’offrir des conseils ciblés aux personnes dites à haut risque.

Résilience mentale au travail (à partir de 2022)
Le troisième volet de l’approche qui est voulue par le gouvernement ira ensuite plus largement vers le grand public. En effet, dès 2022, on proposera un socle commun de mesures pour l’ensemble de la population active, complété par des mesures spécifiques.

Pour vivre heureux…

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Vivons cachés !

Cette devise, ancienne et souvent bafouée, reste pourtant diablement dans l’air du temps. Essayez-la, vous l’adopterez… en vous disant que de très très nombreux autres devraient vraiment faire pareil… et donc se taire pour ne pas colporter des croyances et des rumeurs en tous genres…

Mon père disait souvent que celui qui parle beaucoup parle trop, assénant pour bien ancrer l’info, que ce qu’on ne dit pas… ne gêne pas ! Car souvent, derrière une information se cachent des choses comme un relent de jalousie, quelques envies d’égo et parfois beaucoup de convoitise. Bon, il était né dans un petit village isolé, au tout début de l’entre-deux guerres, mais son bon sens me titille encore souvent…

Aujourd’hui, de façon un peu pincée, d’aucuns diraient qu’il faisait preuve « d’un bon sens paysan » évident ! « Faut le dire » avec l’accent pincé qu’ont certains pour que ça sonne parfaitement. Non, mon père n’était donc pas un intello. Par contre, il était souvent bien plus fin et sans doute plus malin que pas mal de gens lettrés qu’il m’a été donné de rencontrer. Parti dans les années ’80, il n’a certes pas connu, comme d’ailleurs la plupart des gens de son époque, l’info minute, l’actualité en temps réel et autres communications ‘online’ vite produites et pas vérifiées. C’est une certitude, les gens d’alors vivaient à un rythme plus lent à tous points de vue, et surtout parlant d’information d’ailleurs. Mais qu’est-ce que sa vie, comme celle de ses congénères, a été agréable sans ce suivi à la culotte qui pollue aujourd’hui nos existences jusque dans nos foyers ! Avec des gens qui colportent sans savoir, et des rumeurs parfois folles qui enflamment la toile, la presse et les conversations au bistrot.

Récemment, je me suis demandé à quoi aurait pu ressembler un Covid-19 dans les années ’20 ou ’30, voire entre les fifties et les sixties. Bien sûr, le télétravail aurait été impossible. Bien sûr, les grandes usines auraient été paralysées. Bien sûr, l’administration, l’école et le tertiaire auraient eu maille à partir avec le virus. Et encore, en est-on sûr ? Et puis, dans nos campagnes, cela aurait-il changé le rythme de la vie aux champs ou dans les bois ? Les vacances auraient-elles été perturbées ? Nos aïeux auraient-ils été contraints de postposer leurs city-trips ? Ben non, puisqu’on ne voyageait pas !

Surtout, chacun n’y serait pas allé, et à tout bout de champ, de sa vue du monde, de sa lecture étroite, de son point de vue ciblé. Et tous ces gens qui ne savent pas… ne se seraient pas non plus exprimé partout, le plus souvent sans intérêt, voire à tort dans la majeure partie des cas. Les journaux parlés et télévisés n’auraient pas non plus balayé inlassablement, et pendant des mois, des informations en pagaille sur le nombre de morts à travers l’Europe et le monde, avec classements à clé s’il vous plaît, ou sur la situation sanitaire ici ou là, les dysfonctionnements, les errements, les erreurs…

Nous n’aurions pas davantage cloué au pilori les décideurs de tout poil, qui se sont certes trompés ici ou là, mais comme nous aurions pu le faire nous-mêmes aux mêmes postes et responsabilités. Tout ça ne se serait pas passé, tout simplement parce que l’on aurait laissé le temps au temps. On aurait permis aux ministres de finaliser leur travail avant de leur subtiliser des bribes de décisions pour, dans la précipitation, les lâcher en pâture au quidam qui, au fond, n’attendait pas ce travail de médias obligés d’y aller au culot et en vitesse, sans filet, sans relecture, juste pour être avant la communication sur les réseaux.

Pensez-y, chers patrons, vous qui avez pris l’habitude de nous lire : tout va bien trop vite. Et l’info n’a plus de valeur parce qu’elle est vite rédigée, vite lue et évidemment vite jetée… sous prétexte qu’une autre la bouscule et prend sa place. Vite, vite, vite. Encore, encore, encore…

Mais, au fond, qui décide de tout cela ? Les médias ? Eux qui halètent depuis des décennies pour ne pas mourir. Les réseaux sociaux, nouveaux déversoirs de toutes les bêtises, inepties et fenêtres pour des voyeurs impénitents ? Sans faire le ‘vieux con’ ni jouer de démagogie, il y a lieu de s’interroger, non ?

Et, pour en revenir à nos aïeux qui manquaient  d’instruction… je me dis qu’ils ne manquaient en tout cas pas d’éducation. Parmi eux, y en aurait-il eu un dixième pour s’insurger comme nous le faisons quotidiennement avec aisance, voire outrecuidance, contre les décisions prises par nos dirigeants, contre les conseils sanitaires de sagesse, ici pour recouvrer des libertés, là pour nier la réalité d’une pandémie qui paralyse quand même le monde ?

Alors, j’entends déjà ceux qui arguent du fait que les hommes politiques d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier, vrais hommes d’Etat, à la fois impliqués et dévoués à la cause. Mais qui peut dire que les hommes qui s’investissent aujourd’hui sont forcément si différents ? Pourquoi doit-on les juger sans autre forme de procès puisqu’ils sont tout simplement l’émanation de la société dans son ensemble.

La question derrière tout cela : laisse-t-on vraiment le temps aux décideurs de décider ? Et laisse-t-on par ailleurs le temps aux professionnels de poser leur diagnostic. Pas sûr, n’est-ce pas ? Ben non, tout le monde a trop peur d’être jugé par la vindicte populaire. Alors, oui, oui… on ouvre son parapluie. Le décideur choisit de s’en remettre à l’avis du scientifique… qui, lui, prône le degré zéro du risque. Ce qui fait dire à certains que le Premier n’est pas De Croo… mais tantôt Van Laethem, tantôt Van Ranst, ou tantôt encore les sympathiques et compétents Marius Gilbert et Yves Coppieters.

Nous sommes guidés par une volonté de vitesse, de publicité, de notoriété. Allez, avouez-le, les réseaux sociaux font la pluie et le beau temps, comme les émissions politiques du dimanche midi, ou les spéciales qui n’hésitent pas à brasser les vérités, les inepties et les rumeurs entre ceux qui ont des choses à dire qu’on ne laisse pas parler et ceux qui ne représentent que leur toute petite pensée à qui on cède le micro parce qu’il est désormais convenu que tout le monde a le droit de s’exprimer. Incroyable… Impensable même d’imaginer qu’un ministre explique des choses sur un plateau de télé qu’un journaliste faisant bien son boulot ne retrouvera nulle part… parce que l’information n’a pas encore été publiée par l’organe officiel: le Moniteur belge.

Eh oui, m’sieur-dame, c’est encore et toujours là que devraient d’abord être publiés les textes que vos journaux se sentent le droit, ou l’obligation, de relayer pour être dans la course à l’info. Et encore, on parle là d’une information lue, décortiquée et travaillée par des professionnels. Sauf que ces gens sont peut-être les derniers des Mohicans. Car, en 2021, pour de plus en plus de nos gamins, l’info qui fait vibrer n’est bien évidemment plus là. Non, la bonne info est sur Insta, sur Facebook, elle tourne en boucle, le plus souvent non vérifiée… parce qu’elle fait vendre tous ceux qui sont aux manettes de ces réseaux, des p’tits gars en jeans et baskets qui brassent des milliards et s’arrogent le droit de décider pour nous de l’avenir de nos enfants, de la sécurité de nos ados, de la vie amoureuse de nos jeunes et du devenir de nos vies. Ah, pauvres vies. Décidément, le p’tit gars de Les Tailles qui m’a donné la vie avait tout compris : « pour vivre heureux, faut vivre caché ! »

Vivre caché et se garder de croire tout ce qui se dit ! En se rappelant que les rumeurs sont souvent trompeuses, et généralement malveillantes. Quant aux croyances, véhiculées par nos réseaux et nos connexions en tous genres, renforcées par nos éducations et nos certitudes, elles ne sont pas toujours de bon conseil, sachez-le. C’est elles notamment qui nous poussent à poser un avis péremptoire sur la vaccination, la gestion de la crise en milieu hospitalier… alors que nous n’en savons la plupart du temps rien du tout. Ecoutez ces gens qui ont entendu à la radio, vu à la télé, qui ont croisé un cousin qui, un voisin qui a… Le « on nous manipule », que vous avez certainement entendu plus d’une fois depuis un an, donne de l’importance à la théorie du complot et entre autres à ceux qui verbalisent ainsi leur vérité. Mais cette vérité est loin, très loin même d’être vérifiée !

Que sait sur l’avenir celui qui prétend que tout est foutu ? Quel recul a-t-on pour dire que nos enfants vivront moins bien ? Surtout, sur des millions d’années, et même sur les cinq siècles qui nous précèdent, faut-il supposer que la parenthèse enchantée des trente ou quarante dernières années, et encore chez nous, est le modèle sur lequel on doit calquer l’état du monde ? Ouvrons les yeux, plongeons-nous dans la littérature, dans les livres d’histoire… pour découvrir que la crise que nous venons de traverser n’est pas la fin du monde. Certes, cela ne gomme aucunement les souffrances, les morts, les pertes financières… mais la réalité de la vie est telle, et c’est sans doute ça la leçon ultime. L’homme occidental avait sans doute oublié qu’il ne décide pas de tout, comme il oublie tous les jours que la vie a un début et une fin, une issue qu’il ne maîtrise toujours pas !

L’eau est un bien précieux…

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On peut l’utiliser… mais on doit aussi la préserver !

Nous ne vivons pas en Afrique, où la rareté de l’eau est une réalité que le commun des mortels comprend dès son plus jeune âge, ne serait-ce qu’en voyant les efforts qu’il faut faire pour s’en procurer ! Nous ne vivons pas non plus au Nevada, où en plein désert les pelouses d’un vert éclatant témoignent du peu de cas que l’on fait de l’eau… ce qui assèche dramatiquement les fleuves, il suffit de voir le Colorado au fil de son cours ! Mais on ne peut quand même nier aujourd’hui, et dans un pays où les pluies sont tout de même abondantes, que la problématique de l’eau ne nous concerne pas, bien au contraire…

En Wallonie, la réglementation en matière d’eau – que ce soit au niveau de son captage, de ses utilisations et de ses rejets – est régulièrement mise à jour de manière à renforcer la préservation de cette ressource inestimable. Dans cette optique, des plans de gestion adaptés à chaque district hydrographique ont été déterminés en 2016. Etablis pour une durée de 5 ans, ils arrivent donc à terme cette année. Il en découle que de nouveaux plans de gestion (2022–2027) vont bientôt être dévoilés. Pour l’heure, même si le cadre et les objectifs précis ne sont pas (encore) connus, il paraît évident que la législation ne reculera pas ! Il nous a donc semblé utile d’en reparler, histoire de mettre le focus sur cette eau nécessaire à la vie économique comme à la vie tout court.

Wallonie : quid des captages d’eau en entreprise ?
Déjà, et premièrement, il nous faut en ces lignes préciser que si vous souhaitez effectuer une prise d’eau… il convient d’abord d’en faire la demande dans votre permis d’environnement (ou déclaration environnementale). En effet, et certains patrons l’ignorent encore, une installation prévue à cet effet fait partie des rubriques classées relatives au permis d’environnement (rubrique 41) ! Nous ajouterons pour être complets sur ce volet que plusieurs sous-rubriques sont déterminées selon différents facteurs : eau de surface ou souterraine, eau potabilisable ou non, destinée à la consommation humaine ou non, volume prélevé…

31 mars, date butoir !
Une fois la demande enregistrée et analysée, une autorisation d’effectuer une prise d’eau vous sera en retour officiellement octroyée, par votre permis ou déclaration. Et vous recevrez alors, chaque année, un formulaire de déclaration des volumes et des usages de l’eau prélevée. Pour résumer, il vous faut d’abord être autorisé à prélever de l’eau avant d’en payer les volumes exacts consommés ! C’est là que la date butoir du 31 mars intervient parce que le fameux formulaire doit revenir complété au Service Public de Wallonie pour cette date au plus tard. Par la suite, une taxe sera déterminée en fonction de trois facteurs : l’origine de l’eau prélevée, le volume prélevé et l’utilisation future de l’eau.

Les captages d’eau impliquent des zones de protection
Notons par ailleurs que la réglementation, assez stricte faut-il le dire, aspire à une saine gestion de l’eau tout au cours du cycle puisqu’outre les quantités utilisées, la législation wallonne accorde beaucoup d’importance à l’origine de l’eau en question et à l’utilisation qui en sera faite parce qu’en l’espèce les rejets de vos eaux usées ne sont pas non plus pris à la légère. Parlant des captages, La Wallonie a défini trois zones caractéristiques sur lesquelles elle axe sa stratégie à l’égard de l’eau : la zone de prise d’eau, la zone de prévention et la zone de surveillance.

►La zone de prise d’eau
Elle concerne un périmètre de 10 mètres autour des installations qui doit être délimité par des barrières physiques (clôtures ou haies naturelles, par exemple) et indiqué par un panneau règlementaire. Aucune activité ni dépôt, même temporaire, ne peut y être réalisé.

►La zone de prévention
Elle s’applique pour les prises d’eaux utilisées pour la distribution publique, la consommation humaine ou la fabrication de denrées alimentaires. On y distingue deux sous-catégories : la zone de prévention rapprochée et la zone de prévention éloignée. Dans la première, il est notamment interdit de déposer engrais et pesticides, hydrocarbures, d’entretenir et de ravitailler des engins de chantier, de créer un parking de plus de 5 véhicules…Dans la seconde, les obligations sont un peu moins strictes, puisqu’on y explique qu’on ne peut créer des parkings de plus de 20 places, ni établir des circuits pour sports moteurs, voire encore y installer un terrain de camping.

►La zone de surveillance
Elle permet une surveillance de l’ensemble du bassin d’alimentation/bassin hydrogéologique alimentant une nappe d’eau. Elle concerne généralement des eaux de source, minérales ou thermales.

Le PASH, outil pratique…
Un outil très pratique pour identifier les zones relatives aux captages a été conçu par la SPGE, il s’agit d’une cartographie du « Plan d’assainissement par sous-bassin hydrographique » (PASH), que vous pourrez trouver en ligne (http:// www.spge.be – https://sig.spge.be/carto/apps/webappviewer/index.html?id=788e92576bc341c0890da28761ab53bf). Vous y verrez tous les captages, zones de protection, ainsi que d’autres données utiles telles que les stations d’épuration et le régime d’assainissement. Ci-contre, nous vous glissons un tableau synthétique des prises d’eau (avec le coût de l’eau) pour vous aider à y voir clair et à mieux comprendre nos propos.

Plus d’infos :
Service environnement
Alexandre Godart – Camille Haguinet
Tél.: 061 29 30 49/66 – environnement@ccilb.be

Pratiquez-vous l’e-mail marketing pour toucher vos clients…

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Vous devriez car tout le monde, aujourd’hui, dispose d’une messagerie électronique !

En 2021, on peut prétendre sans trop se tromper que la clientèle qui fréquente les établissements hôteliers est, dans son ensemble, plutôt connectée. En découle que la grande majorité des clients possède une adresse e-mail, personnelle ou professionnelle. D’où une fameuse base de données à portée de main qui ne demande qu’à être fidélisée !

Avez-vous en effet conscience que l’adresse e-mail de chacun de vos clients est une donnée essentielle dont rêveraient vos concurrents, tous vos concurrents ? Êtes-vous vraiment informé du potentiel dont vous disposez pour promouvoir votre établissement, sachant que la clientèle dont on parle est évidemment déjà convaincue par son expérience chez vous ? En marketing, on dit souvent qu’il vaut mieux conforter la relation client déjà établie que de tabler sur d’éventuels nouveaux prospects. Dont acte, et facilement encore…

Pourquoi ne pas utiliser des newsletters ?
Envoyer un courriel est quelque chose de très abordable parce que l’e-mail est sans aucun doute le moyen de communication le plus simple – et, en outre, le moins coûteux – de tous les outils de marketing ! Il demande certes un peu de travail, un brin d’inventivité, et nécessairement de l’organisation, mais il est clair par exemple qu’une newsletter régulière est un moyen très facile – sur base d’une ‘mailing list’ en lien avec votre fichier clients – d’atteindre une large audience auprès de gens qui vous connaissent, qui connaissent le Luxembourg belge et qui répondent à ce que vous avez défini comme étant votre ‘profil acheteur’. En allant un peu plus loin dans la démarche, vous pouvez même cibler les différents profils de lecteurs/ clients… et ajuster à chaque cible le message et/ou le produit le plus pertinent !

Un portefeuille de prospects à ne pas ignorer…
Déjà, si ces personnes se (re)trouvent dans vos listes d’envoi, c’est qu’elles ont eu une interaction quelconque avec vous. En l’espèce, on peut supposer qu’elles ont fait un séjour en vos murs, qu’elles ont visité votre site web, qu’elles se sont inscrites à vos newsletters… Bref, elles vous ont, d’une façon ou d’une autre, « confié » leur adresse e-mail. Autant d’adresses reprises en des listes qui constituent donc le socle de base sur lequel appuyer votre communication. Via ce portefeuille de prospects, vous pourrez sans peine diffuser de l’information, véhiculer vos nouveautés, faire des propositions en tous genres pour… séduire à nouveau, fidéliser plus encore, voire – qui sait ? – reconquérir cette clientèle qui vous connaît déjà et pourrait dès lors à nouveau réserver un séjour.

Peu cher, peu complexe, peu chronophage !
Selon une étude menée chez nos voisins, en France, 76 % des internautes ont déjà acheté en ligne après avoir reçu une newsletter. Bon, ces chiffres valent ce qu’ils valent… mais ils ne paraissent quand même pas si étonnants que cela puisqu’on part du principe que votre offre est, d’une part, bonne et qu’elle a, d’autre part, déjà séduit. Ce qui nous permet de préciser que cette stratégie génère plus de réservations en direct par le simple fait que la « confiance » s’est établie entre le professionnel et le client. Ajoutons que, par comparaison aux autres moyens de marketing, le coût lié à l’envoi de vos newsletters est relativement faible, avec également peu de besoins d’expérience pour mettre les choses en oeuvre, et une tâche qui plus est peu chronophage à réaliser. À ce sujet, il nous paraît également important de signaler qu’il existe une multitude de plateformes en ligne, qui proposent des formules tarifaires très variables avec des spécificités à appréhender en regard de vos besoins et moyens. En un mot, il vous suffit de faire votre marché !

Mais quand utiliser/envoyer vos newsletters ?
Reste maintenant à préciser sur le sujet qu’une newsletter doit être porteuse d’un contenu. Au-delà, toutes les occasions sont bonnes pour communiquer dès que votre objectif est de rallier « votre » audience à « votre » établissement. Vous pouvez ainsi envoyer vos newsletters pour annoncer un nouveau package, une promotion de dernière minute, une nouveauté dans l’établissement… Les études menées en France, à nouveau, démontrent que 52 % des Français considèrent cet outil comme un moyen efficace de garder contact avec la marque, le produit, l’hôtel… Gardons à l’esprit qu’il faut tout de même définir sa propre stratégie « e-mail marketing », et notamment la fréquence d’envoi (et s’y tenir sur la durée !). Soulignons encore que les professionnels de la communication prônent sur le sujet les bienfaits de la récurrence, une action ponctuelle n’aura en effet pas tous les effets positifs attendus : « c’est la rigueur et la fréquence qui feront en sorte que vous emmagasinerez tout le bénéfice de votre investissement dans ce moyen de communication ».

À qui envoyer vos newsletters ?
Nous ne dirons donc jamais assez que vous devez correctement définir votre cible. C’est crucial dans toute « stratégie newsletter ». En effet, mieux la cible est définie, plus vos actions seront efficaces. Si vous souhaitez par exemple promouvoir un package détente, il est sans doute très peu pertinent de le suggérer (quoique) auprès de votre clientèle d’affaires… Dans l’absolu, vous en conviendrez comme nous, votre audience quelle qu’elle soit sera plus encline à recevoir vos informations – et à vous lire ! – si elle se sent concernée et intéressée par ce que vous lui transmettez. L’objectif, ici, est d’intéresser votre audience sur la durée pour qu’elle ne se désinscrive pas de vos listes et soit susceptible, au moment opportun, de se laisser séduire.

Les infos pertinentes dont vous avez connaissance sont capitales !
Côté pratique, votre personnel com’ ou réseaux sociaux, voire votre ‘community manager’ si vous en avez un, prendra plus que certainement les choses en main sur le sujet. Vous possédez une liste de clients ? À vous de voir si vous détenez suffisamment d’informations pertinentes, comme la date de leur séjour ou plutôt la saison, ce qu’ils ont consommé, comment ils ont réservé (par téléphone ou en ligne), le nombre de nuitées, la raison du séjour… Il est entendu que ces informations cruciales vous serviront à ajuster votre communication, chaque élément vous permettant entre autres de proposer des actions spécifiques. Par exemple, il est peu pertinent de mettre un bouton de réservation en ligne dans une newsletter destinée à une clientèle qui préfère réserver par téléphone. Dans ce cas précis, il est plus judicieux de les inviter à contacter l’hôtel en y ajoutant le numéro de téléphone…

Réactivité
En résumé, et quoi qu’on puisse parfois en penser, il nous a paru intéressant en ces lignes de vous préciser en quoi les newsletters sont un excellent moyen de fidéliser votre clientèle qui connaît très bien votre établissement. L’objectif est de rester actif auprès de cette clientèle… afin qu’elle renouvelle son expérience au sein de votre hôtel et qu’elle ne se laisse pas tenter par les offres des concurrents. Car comme le dit l’adage ancestral : loin des yeux – mêmes virtuels – loin du coeur !

Et pour finir…
« Un client est le visiteur le plus important de nos locaux. Il ne dépend pas de nous. Nous sommes dépendants de lui. Il n’est pas une gêne dans notre travail. Il en est l’objectif. Il n’est pas étranger à nos affaires. Il en fait partie. Nous ne lui faisons pas une faveur en le servant. C’est lui qui nous fait cette faveur en nous en donnant l’occasion. » – Mahatma Gandhi

Plus d’infos :
Comptoir hôtels – Yannick Noiret
Tél. : 061 29 30 55

La crise a compliqué le quotidien des entreprises…

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Beaucoup d’indépendants, de TPE et de PME accusent d’ailleurs sacrément le coup. Mais renoncer ne fait pas partie du vocabulaire des entrepreneurs !

Les rideaux baissés de l’horeca, le calme inquiétant dans les artères commerçantes, le silence dans les bureaux et ce téléphone qui sonne peu… engendrent un climat curieux que nous supportons tous de moins en moins. Et pourtant, il nous faut faire face et (tenter de) garder la tête hors de l’eau. Voyons donc, si possible, qu’il reste aussi de l’eau dans ce verre que les pessimistes voient désespérément vide ! Essayons surtout de rebondir face au fléau qui nous étouffe, pour ne pas sombrer psychologiquement… si le covid nous a au moins épargnés physiquement.

Car le covid n’est pas Attila ! La terre brûlée et le néant ne ressortent en effet pas forcément de cette période pourtant rude et compliquée. On l’a vu l’été dernier, et c’est heureux bien sûr, le rebond est à portée de main. Et puis, il y a quand même de (très) nombreuses entreprises qui se portent toujours bien. Certaines sont passées au travers des mailles du filet, d’autres ont pu se relever, il en est même qui ont réussi à se réinventer, comme le disent les penseurs économiques. Il faut quand même admettre, en analysant froidement les choses, que de nombreux secteurs ont été moins touchés, voire pas du tout, et qu’une frange d’entrepreneurs affiche de larges sourires au sortir de la crise parce que leur bénéfice a cru alors même que le chiffre d’affaires baissait !

Mais l’économie continue de tourner…
Sans faire l’apologie de rien, sans non plus mettre des oeillères, nous connaissons tous des entreprises qui n’ont pas trop à se plaindre de cette période. Alors oui, on peut légitimement penser que l’arbre, aussi feuillu soit-il, ne cache pas la forêt. Mais on peut aussi remarquer que des pans entiers de l’économie n’ont rien perdu, que du contraire, durant cet épisode tragique dont nous sortons difficilement et qui continue à peser sur les épaules du commerce, de l’horeca, de l’événementiel…

… et des entreprises rebondissent !
Maintenant, comme nous, vous avez des yeux et des oreilles. Vous voyez à raison que chaque situation est différente et qu’il est particulièrement complexe de tirer des conclusions générales quand on sait que l’économie est multiple et que les entreprises sont diverses. À toutes fins utiles, nous vous rappelons ici que nos conseillers Ré-Action sont à votre disposition pour vous répondre, pour vous conseiller, pour vous aider, y compris pour étudier chaque cas spécifique… en vous aidant – pourquoi pas ? – à rebondir et en revoyant votre ‘business model’.

D’autres se lancent…
D’un autre côté, et c’est une bonne nouvelle dans ce marasme, le Service création de la Chambre continue à recevoir des demandes. Parmi les candidats à la création, on trouve des travailleurs confinés, à l’arrêt et à la maison, qui ont (eu) du temps pour mûrir un projet qu’ils avaient peut-être secrètement depuis longtemps dans un coin de la tête. D’autres pensent ne pas avoir le choix… et optent donc pour le grand saut en sélectionnant soigneusement l’activité où ils vont (devoir) se réaliser. Certains ont clairement pris le temps de réfléchir à leur vie et trouvent dans cette période les éléments congruents pour lancer un nouveau business… même s’il y a un risque et que sortir de sa zone de confort est compliqué. Il y a encore aussi les entrepreneurs forcés de mettre la clé sous la porte qui n’ont qu’une idée en tête : replonger dans le bain et relancer une (leur) boîte !

Plus d’infos :
Service Ré-Action
Sébastien Wagelmans 0499 75 14 68
Maxime Piret 0491 39 54 40

Qui dit crise… dit aussi opportunité !

Créer en temps de crise, est-ce raisonnable ? La question est posée, elle n’est pas si saugrenue qu’il n’y paraît. Oui, on peut bel et bien créer son business en temps de crise. Certains spécialistes estiment même que c’est peut-être le moment opportun pour y aller. Comme il en est qui conseillent d’acheter des actions quand la bourse est au plus mal, il en est aussi – et de très sérieux ! – qui pensent que c’est en temps troubles que naissent les plus belles entreprises. Vraie ou pas, cette idée ne doit cependant pas laisser à penser que la réussite est au bout de chaque aventure, chaque chemin. Quoi qu’il en soit, un projet ça se prépare, ça se construit, ça se chiffre…

L’Ecole du Drone s’installe en Ardenne…

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Elle propose des formations au pilotage sur le site de l’aérodrome borquin !

Vous le lirez plus loin en nos pages, le drone prend aujourd’hui une vraie place dans l’univers professionnel pour des usages techniques et/ou commerciaux variés en entreprise et ailleurs. Ces activités en croissance sont prises en charge par les tenants d’un nouveau métier exercé par des gens aux profils à peaufiner puisqu’ils doivent être à la fois pilotes, réalisateurs, photographes, cinéastes. Il en résulte un besoin en compétences qui passe par une spécialisation, via des formations théoriques et pratiques. Ce qui vous est désormais proposé, à Saint-Hubert, sur le site de l’aérodrome. Le prescripteur, l’Ecole du Drone, en propose déjà depuis mars, il s’agit à la fois de cours théoriques, selon les nouvelles normes européennes (en vigueur depuis janvier dernier), mais également d’apprentissages très, très pratiques. L’accent sera évidemment mis, et en premier lieu, sur le pilotage des engins, mais des formations plus centrées sur les métiers découlant de cette nouvelle technologie sont également au programme, on pense à des cursus avancés en captation vidéo et images, et à de la formation avancée en imagerie thermique embarquée. Les formations désormais dispensées ici existent ailleurs depuis cinq ans, elles ont déjà formé des centaines de pilotes qui ont fait de leur passion un nouveau métier.

Plus d’infos :
Pierre Debras – Tél.:0475 82 68 86
www.ecoledudrone.be

Valorisation de l’entreprise – Quid de l’impact du Covid-19 dans le calcul de la valeur de votre entreprise ?

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Dans le cadre de la semaine de la transmission, en novembre dernier, en collaboration avec le cabinet de cession-acquisition Best-Value, nous avions organisé un webinaire sur l’évaluation des entreprises en période de crise. Ce sujet étant toujours d’actualité aujourd’hui, il nous semblait intéressant de vous en toucher un mot car tout le monde aime être informé de la valeur des choses, surtout s’il s’agit de son entreprise, le fruit de ses investissements et de son travail. Mais qu’entend-on exactement par-là…

Concrètement, valoriser une entreprise, c’est calculer sa valeur financière en tenant compte des données comptables passées et de son potentiel de développement dans le futur. C’est un exercice complexe, qui nécessite de prendre en compte une multitude de paramètres. D’autant plus en 2021, avec toutes les évidences économiques et financières de la crise du Covid-19 qui se trouvent nécessairement dans les chiffres actuels et dans les projections.

Parlons tout d’abord de la valeur des entreprises…
Avant d’entrer dans le vif du sujet, et au niveau de la terminologie, il convient déjà de bien faire la différence entre la valeur et le prix. Eh oui, on confond souvent ! Pour rappel, la valeur est le montant estimé par les experts sur base de méthodes qui ont fait leurs preuves, alors que le prix est la valeur définitive que le cédant percevra, sur base d’une négociation sonnante et trébuchante avec l’acheteur. Mais penchons-nous immédiatement sur les fameuses méthodes de valorisation qui sont nombreuses, on l’a dit. Les plus connues sont les flux de trésorerie actualisés, l’EBITDA, l’actif net réévalué, la méthode des rendements, celle des Anglo-saxons, celles des praticiens, la méthode d’achat des résultats annuels, la rente abrégée du goodwill… Nous avons choisi de vous expliquer les principales. Attention quand même qu’il conviendra, avant d’appliquer les méthodes en question, d’analyser de manière attentive les résultats afin de normaliser les choses (ex : on pourrait avoir, dans une première société, un gérant qui ne se rémunère pas et, dans une seconde, un gérant très bien rémunéré et qui a pris en surplus une grosse assurance groupe, via back-service, la dernière année…).

Et, maintenant, quid du prix final retenu ?
Une fois la valeur établie, et le prix déterminé… il faut encore vendre. Ben oui, rappelez-vous que c’est l’idée de départ. Et c’est là aussi, souvent, que tout se complique, peut-être davantage encore aujourd’hui d’ailleurs. En temps normal, un cédant souhaite non seulement que le prix de cession de sa société se rapproche le plus possible de la valeur estimée, mais également que celui-ci soit fixé de manière définitive et invariable au moment du closing (c’est-à-dire à la signature). En effet, le cédant préfère le plus souvent clôturer les choses en une fois, et empocher ce faisant la majeure partie du montant en un seul versement. Sauf que le covid est passé par là, et que certaines choses ont (un peu) changé ! Soyons francs, la situation actuelle risque de mettre le cédant dans une position plus fragile qu’hier parlant de négociation.

Les jours à venir ne seront sans doute pas les meilleurs pour céder
Pour nous, la crise laissera des traces, à tout le moins momentanées. Déjà, nombre d’entreprises vont disposer d’une trésorerie plus ‘light’, en restant mesuré. En gros, elles risquent d’avoir moins de cash, plus d’endettement financier, des résultats moindres, voire des pertes. Sans compter que, pour d’autres, les marchés futurs risquent également d’être impactés. Or, dans toutes les méthodes que nous avons abordées, ces réalités moins ‘sexy’ débouchent également sur une diminution de la valorisation. Pour être précis, la prime de risque, c’est-à-dire le rendement supplémentaire que l’investisseur vous demandera pour placer l’argent dans votre PME plutôt que dans un placement sans risque (ex : obligation d’Etat), sera également susceptible d’augmenter.

Défendre la valeur de votre entreprise
Dans la négociation entre un cédant et un acquéreur, tous ces éléments auront forcément un impact. Et, malheureusement, en tout cas si vous êtes cédant potentiel, les arguments vont peser en faveur de l’acheteur. Certes, en tant que cédant, vous essayerez probablement de justifier la situation par son caractère passager. Mais le repreneur, lui, sa prise de conscience du risque sera dorénavant plus prégnante. Et son impact par rapport à votre proposition sera réel. Ce qui était vrai jusqu’en février 2020 ne le sera ainsi plus forcément dans un avenir à moyen terme.

Faire des concessions
La réalité que nous venons de décrire est sans doute un peu cinglante au soir d’un engagement de patron. Et pourtant, vous cacher la vérité n’aurait pas de sens. Nous pensons en effet qu’un patron averti est plus aguerri pour réagir. Vous ne devez donc rien ignorer de ce qui fait la valeur de votre outil pour faire face à un potentiel acquéreur. Mieux, il nous semble important de vous ouvrir les yeux sur le fait qu’il vous faudra peut-être, bon gré mal gré, accepter certaines concessions si vous souhaitez défendre la valeur de votre entreprise. Les concessions en question ne seront peut-être pas simples à ‘digérer’, nous en avons pointés deux parmi d’autres, à savoir le crédit vendeur et les clauses d’earn out.

Pour conclure…
Ces deux mécanismes (qui ne sont pas les seuls) vont à l’encontre des souhaits habituels d’un cédant. Ils impliquent en effet du risque et/ou de la variabilité au niveau de la valeur. Cependant, pour le cédant, ça peut être une solution pour tenter de conserver des chances de se rapprocher au maximum de la valeur initiale de l’entreprise. C’est le ‘jeu’ de toute négociation, dans lequel chacun doit lâcher un peu de lest pour conclure. Les deux formules expliquées ci-dessus peuvent être une manière pour un cédant d’afficher sa bonne volonté et démontrer qu’il croit au potentiel de son entreprise. Vous vous posez des questions par rapport à la transmission de votre entreprise ? Vous ne savez pas par où commencer ? Contactez notre service transmission, il pourra aborder le sujet avec vous avant de faire appel à de l’expertise externe, en cas de besoin spécifique.

Plus d’infos :
Service d’accompagnement financier et transmission
Benoît Lescrenier
Tél. : 061 29 30 47 – benoit.lescrenier@ccilb.be

La musique peut être un incroyable médicament…

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Prenez un vinyle, déposez-le sur une platine… vous verrez !

La pandémie qui s’est abattue sur le monde, il y a tout juste un an, n’a pas fini de faire couler de l’encre. Assassine, elle a tué vite d’abord, lentement ensuite. Car le Covid a ceci d’insidieux qu’il tue aussi moralement avec le temps. Et le confinement, censé nous protéger, laisse aujourd’hui le monde très très affaibli, tant économiquement que moralement d’ailleurs. Certes, en mars-avril-mai 2020, le premier lockdown fut un arrêt inédit des activités, une sorte de bulle protectrice et bienveillante, quasi un acte solidaire consenti, et plutôt majoritairement bien vécu. Mais le second confinement s’est révélé, lui, bien plus difficile à accepter, et surtout à vivre….

Alors, comment tenir moralement dans la durée, sauvegarder son énergie et son optimisme pour encourager ses collaborateurs, ses amis et ses enfants… Comment les aider à ne pas vaciller ou carrément sombrer ? Ce que nous apprend le Covid est en fait une leçon universelle… qui nous rappelle qu’il faut avant tout pouvoir prendre soin de soi pour pouvoir bien prendre soin des autres ! La communauté des médecins et des psychologues vous le dira : s’octroyer des plaisirs simples, des moments pour soi – sans culpabilité ! – est une démarche primordiale pour sauvegarder sa santé mentale. Certains se sont ainsi découvert des moments de joie et de ressourcement dans la marche, la course à pied, la lecture, l’art ou la peinture, et d’autres encore, dans le silence et la contemplation… Et puis, d’aucuns ont découvert ou replongé dans la musique, une musique qui est sans doute quelque part un vrai antidote contre bien des maux.

La musique nous aide…
Ah, la musique… Vous savez, celle qui vous accompagne quand les choses roulent, celle qui vous réconforte quand ça ne va pas, celle que vous associez à votre jeunesse, à vos premières amours, à vos virées entre amis, aux moments de pause pendant les examens, à votre mariage, l’enterrement d’un proche… Oui, la musique est associée à nos vies, à nos drames, à nos plaisirs. On lui attribue même de vraies vertus. Comme l’explique Christine Thioux, Licenciée en psychologie clinique, systémicienne (CFTF) et coach (Cfip), administrateur-directeur d’A-th, cabinet pluridisciplinaire spécialisé en ressources humaines, « Peut-être êtes-vous, tout comme moi, de ceux dont la vie se déroule inlassablement en musique ? Dont chaque événement, important ou anodin, privé ou professionnel, fait surgir une mélodie, un air ancré à jamais dans la mémoire ? Quelle est cette douce accompagnatrice si spontanément présente à chaque moment de nos vies ? Complice intime de nos tendresses (Bridge over Troubled Water, Simon & Garfunkel), de nos victoires (The Resistance Tour, Muse) ou de nos révoltes et de nos rages (Wrong, Depêche Mode), la loi de l’impermanence des choses ne semble pas l’atteindre. Cette amie est d’une fidélité sans faille. Certaines musiques arrêtent même le temps. Elles vous irradient d’une onde frissonnante et immédiate. La musique a cette vertu mystérieuse et déconcertante d’allier, dans un même instant furtif, notre plus grande force à notre plus grande vulnérabilité. Dès lors, elle nous aide… »

La musique est mémoire et révolution !
D’aussi loin qu’on s’en souvienne, et même avant, la musique fait partie de nos vies, de nos histoires. « Elle est d’abord voix lointaine et apaisante d’un parent dans nos songes de nourrisson. Mais elle est aussi souvenir(s) d’enfance et mémoire de transmission : les vieux airs de nos grands-parents (Gloria Lasso, Brel et Piaf) ; les hits de nos parents (des Beatles, aux Bee Gees, à Abba, Michel Sardou, Aznavour ou Johnny Hallyday…) », ajoute Christine Thioux. Et puis, c’est nous qui prenons le relais, avec notre volonté d’indépendance, nos goûts, notre besoin d’affirmation et de contradiction. « La musique est aussi adolescente et rebelle, quand nous sortons de l’enfance… ». Nos décennies avancent, marquées de leur empreinte musicale propre, innovante, parfois révolutionnaire et souvent outrageuse pour les générations qui précèdent : les ‘sixties’ (les yéyés, Salut les copains), les ‘seventies’ (la disco), les ‘eighties’ (la New Wave), les ‘nineties’ (l’électro), les années 2000 (le Rap et la Trance). La musique, à en croire cette psychologue clinicienne, est donc recueillement et sagesse. Elle est aussi parfois silence…

La musique guérit, elle est catharsis des émotions
Mais la musique est également un vrai remède contre les douleurs. D’aucuns lui attribuent les vertus d’un vrai médicament, assurant qu’elle guérit. « Pourquoi soignons-nous nos tristesses par des chansons infiniment tristes ? Quel est cet incompressible besoin d’écouter des mélodies au ton mineur lorsque le moral aurait besoin d’un air enjoué ? N’est-il pas le même que celui d’écouter de la musique trash des individus en rébellion ? Ou que celui d’un dégagement d’énergie exponentielle sur un set de Markus Shultz ou d’Armin Van Buuren ? », précise notre psychologue. En fait, la musique exacerbe, elle intensifie jusqu’au point de basculement ultime de l’émotion vécue. L’intellect s’efface pour laisser place aux viscères. « Ecoutez Morricone, Hans Zimmer, Chopin, Rachmaninov ou le joyau ,Shine on you crasy diamond, de Pink Floyd et rien ne sert plus de comprendre… juste fermez les yeux et écoutez. La musique est extase, émerveillement, elle purge notre âme pour mieux la libérer. »

La musique est voyage, elle est langage universel !
Au-delà, elle est également propice aux évasions, notamment vers d’autres univers. « Si je ne peux voyager réellement, je peux rêver de ces contrées lointaines et de leurs musiques, ou simplement rester dans mon salon à écouter ce que l’instant m’inspire », analyse Christine Thioux. « Qu’elle soit d’ici et/ou d’ailleurs, d’un lointain passé ou du présent… la musique unit, elle est désir sublimé des Hommes, de toutes les ethnies, de tous les rangs, de tous les âges… » Pas faux, n’est-ce pas ? N’avez-vous par exemple jamais vécu cette connexion immédiate avec une personne que vous découvrez aimer la même musique que vous ? Tout comme ce CEO, fan de Metallica, partageant le même concert que l’un de ses opérateurs, et qui créera du lien, le lendemain, sur des souvenirs communs.

La musique est apprentissage et discipline
Mais la musique n’est pas qu’écoute, elle est aussi apprentissage, découverte tactile. Un confinement est peut-être aussi l’occasion d’apprendre un instrument. Comprendre le langage des portées, les déchiffrer, délier ses doigts et s’expérimenter sur un clavier, sur des cuivres ou des cordes… Apprendre, répéter, et répéter encore, ne rien lâcher jusqu’à ce que la première mélodie survienne et la fierté du musicien en herbe avec elle. C’est beau aussi, la musique, quand elle sort de vos doigts, de votre volonté, de votre émotion…

La musique est thérapie
Et cette émotion peut être tellement forte qu’elle peut se muer en thérapie, parfois. En cas d’angoisse, de troubles du sommeil, de troubles de l’humeur, de déprime passagère et autres formes de douleurs… la musicothérapie, comme médecine douce, a fait ses preuves en termes d’impact positif sur le moral. La musique, les sons et les rythmes, sources d’endorphine, deviennent de vrais outils thérapeutiques qui calment et améliorent les états anxieux ou dépressifs. Ah, la musique. Ah, cette musique…

Texte co-écrit par Valentin Tinclère et Christine Thioux, Directrice de A-Th, & Associates Cabinet conseil en Ressources Humaines, Coaching et Outplacement

Une autre crise risque fort de nous toucher tout prochainement…

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Elle se nomme pénurie, et elle concerne l’ensemble des pays industrialisés !

La crise du Covid, et la pandémie qui a suivi, avec le confinement et les différentes mesures à tous niveaux à l’échelle mondiale ont fait couler beaucoup d’encre. Chaque filière y est allée de sa vision, chaque pays a pris ses décisions, sans trop de concertation d’ailleurs – et nous sommes polis ! – au niveau mondial, et pas plus au plan de l’Union. Un an plus tard, alors que des lueurs de plus en plus franches de reprise semblent se faire jour, nous avons rencontré le Président du Club des grandes entreprises de la province de Luxembourg, René Masson, pour aborder une situation inédite qui paraît de plus en plus inéluctable pour l’industrie mondiale, et donc européenne, et donc belge, wallonne, et encore in fine – et c’est ce qui nous préoccupe plus particulièrement – luxembourgeoise !

Ne jouons pas les mijaurées, on dénombre sur le plan économique de nombreux secteurs qui n’ont rien perdu à cause de la crise. Certains ont même largement bénéficié de cette situation pour le moins inconnue. C’est ainsi, c’est la vie, et on ne va pas faire comme si cela n’avait pas existé. Sauf que dans une économie mondialisée, et pour paraphraser le chanteur Bénabar, un battement d’ailes en Asie… balaie les certitudes jusqu’à Aubange, Libramont et Virton. Si, si…

Le Club des grandes entreprises de la province de Luxembourg rassemble, comme son nom l’indique, les plus grosses structures présentes chez nous. Pêle-mêle, et sans surprise, on y rencontre des patrons actifs dans la construction, le commerce, un peu d’horeca, l’automobile… et l’industrie, qu’elle soit chimique, bois, plastique, pharmaceutique, agroalimentaire… On trouve aussi dans les membres de ce Club un peu sélect des logisticiens, des fabricants de composants, des filiales de groupes mondiaux, des entreprises familiales…

Tous ces gens partagent des réalités et confrontent leurs idées sur des problématiques communes ou des situations spécifiques. Et le croirez-vous, leur inquiétude principale, alors que l’on parle de plus en plus du déconfinement, de la vaccination et d’un potentiel retour à une vie quasi normale : la pénurie ! Oui, oui, vous avez bien lu, la pénurie de matières premières. Une problématique mondiale qui recouvre diverses facettes et frappe déjà l’industrie… mais qui va sans doute aussi, dans les prochains mois, heurter de plein fouet nos économies de terrain, via les PME et TPE, et inévitablement entraîner des réactions en chaîne, y compris en termes financiers, avec plus que probablement des hausses de prix à la clé. 

Au Club, entre le haut et le bas, les patrons s’inquiètent aujourd’hui en effet de la raréfaction de l’acier à l’échelle du monde qui met déjà des usines à l’arrêt ou presque, du manque de bois, de l’arrivée au compte-gouttes des composants électroniques, et jusqu’au manque de containers pour faire transiter les marchandises entre des implantations chez nous et les clients en Afrique ou en Asie. Ce qui inquiète aussi, c’est que l’adage qui veut que ce qui est rare soit aussi cher… risque d’handicaper la relance attendue par nos économies puisque le manque de matières premières sur les marchés internationaux fait déjà tout doucement augmenter les prix.

À cela s’ajoute le nouveau pouvoir des producteurs de ces fameuses matières premières, et/ou de matériaux parfois très évolués, comme les composants électroniques, qui décident de la destination de leurs produits en fonction des acheteurs. Or, on sait que toutes les filières n’achètent pas aux mêmes prix, et que les besoins des uns sont très différents de ceux des autres. Du coup, comme la plus belle des filles du bal, ces producteurs, le plus souvent asiatiques, pourront choisir « l’élu », et reléguer les autres sur la liste d’attente, au son d’un « C’est à prendre ou à laisser, des dizaines (ou des centaines) d’autres attendent… ». Dans certains secteurs, les prix des matières premières auraient déjà grimpé en flèche jusqu’à atteindre cinq fois leur valeur, avec par exemple, sur le plan logistique, des containers vendus hier 2.000 euros qui en valent aujourd’hui, paraît-il, près de quatre fois plus ! Dans le secteur chimique, il semblerait que le prix de certaines matières ait augmenté de manière déraisonnable, mais c’est le marché qui régule cela, de 15 à 200 % !

On manque de carton, on manque de bois, on manque d’acier ! Et la dérégulation est mondiale. Accentuée par le fait, rappelez-vous des fameux masques dont les fabricants ont disparu chez nous, que l’atelier du monde n’est plus aujourd’hui dans les pays industrialisés d’hier, donc entre autres ici au coeur de la vieille Europe, ce qui nous positionne dans un inconfort total puisque notre marge de négociation est plus que ténue, surtout si l’on est belge, wallon, luxembourgeois.

Nous nous sommes assis aux côtés de René Masson, Président du Club des grandes entreprises de la province de Luxembourg, pour un rendez-vous très intéressant sur ce sujet qui touchera plus que probablement demain tous les Belges à leur niveau. Interview…

EA : Monsieur Masson, vous êtes vous-même à la tête d’une grande entreprise, Director Global Engineering and R/D, Wiper et Plant Manager chez Trico, ex- Champion, à Aubange, vous connaissez donc plutôt bien la situation. Voudriez-vous nous expliquer la réalité de cette problématique importante ?

René Masson : En fait, chaque fabrication dépend d’une « supply chain » très complexe pour pouvoir fabriquer un produit, et donc le livrer au client en temps et en heure. De surcroît, durant ces dernières décennies, le « just in time » a été poussé à l’extrême, ce qui ne laisse plus beaucoup de coussin de sécurité dans la chaine logistique. Ceci est possible grâce à des systèmes de gestion de production très sophistiqués, pilotés par informatique et utilisant des algorithmes complexes. L’arrêt brusque de la consommation, en mars-avril dernier, et donc de nombreuses entreprises – arrêt suivi par une incertitude de taille sur le redémarrage et son niveau – ont bousculé toutes ces chaînes logistiques, qui sont donc maintenant désordonnées, sans compter le transfert de besoins très rapide de certains secteurs vers d’autres, comme celui du numérique en général.

EA : Comment en arrive-t-on à un tel constat et quand avez-vous relevé les premiers signes de cette potentielle pénurie ?

René Masson : Dans le domaine de l’automobile, les premiers signes sont venus au 4e trimestre 2020, avec la pénurie mondiale de puces électroniques fabriquées majoritairement, si pas exclusivement, en Asie. Un redémarrage rapide de l’économie chinoise, une demande accrue venant de tous les producteurs de produits numériques soudainement en croissance exponentielle, et ceci combiné à une prévision erratique des constructeurs automobiles européens et américains, ont mis le monde de l’automobile en danger suite à la pénurie de ces composants. Ceci prend désormais des proportions inquiétantes… jusqu’à arrêter des lignes de production de voitures, fin d’année 2020, mais encore plus en ce premier trimestre 2021 ! Et quasiment tout le monde y passe : VW, Renault, Audi, Ford aux USA…

EA : Cette réalité se fait également jour dans d’autres filières… et de multiples manières !

René Masson : Oui, ceci a rapidement été suivi par des alertes sur l’acier, dès décembre 2020, sous forme d’augmentations significatives de prix à prendre ou à laisser, voire de réponses ambiguës sur la possibilité de livraison. Et nous avons même vu, en ce tout début d’année, un rejet de certaines commandes envoyées à nos fournisseurs, sous prétexte de pénurie mondiale. Un producteur de Polyamide 6.6, bien connu à l’échelon mondial a, par exemple, officiellement déclaré une situation de « force majeure » pour le monde entier !

EA : Vous êtes, vous aussi, on l’a dit, le directeur d’une filiale d’un groupe mondial, invité au ‘board’ : quelles solutions des géants, comme celui qui vous emploie, entrevoient-ils ?

René Masson : Nous devons revoir notre chaîne logistique, commander beaucoup plus tôt. C’est le cas, entre autres, de l’acier que nous avions par exemple pour habitude de commander 3 à 4 mois à l’avance ! Le changement concret nous fait maintenant passer à 6 voire 8 mois ! Nous sommes également sur des procédures accélérées de validation de fournisseurs alternatifs, voire de matières alternatives en plastiques, notamment. Une autre réalité, plus conséquente pour nous, va nous pousser à revoir certains produits en attendant que ça aille mieux. Dans les faits, Trico fournit un modèle Ford aux USA pour lequel nous allons basculer d’un moteur d’essuie-glace bardé d’électronique à un moteur rotatif classique de l’ancienne génération, juste pour pouvoir livrer…

EA : A-t-on une idée, même ténue, sur la durée de cette crise nouvelle. Cela risque-t-il de durer, de devenir structurel ?

René Masson : Ceci est très difficile à dire mais, dans tous les cas, nous nous attendons minimum à une année 2021 parsemée de difficultés de part et d’autre. Quant à l’avenir, c’est plus compliqué ! Il est en effet difficile de se projeter plus loin et de voir si ceci va devenir structurel ou pas. Cela dépendra de l’agilité des entreprises de production au niveau mondial à s’adapter à la nouvelle donne. Il y a très certainement aussi un effet « papier toilette » là-dedans (rire). Vous vous souvenez de la folie dans les magasins au premier confinement. Je me demande si on n’en est pas là, avec une ‘sur-commande’ de tous les donneurs d’ordre, qui veulent augmenter leurs stocks pour se protéger en 2021. Ceci accentue l’effet de pénurie à court terme, c’est évident !

EA : Y a-t-il toujours, selon vous, des risques économiques (faillites, pertes d’emplois, délocalisations…) pour les entreprises installées chez nous ?

René Masson : On est proche, là, d’une question de macro-économie, qui n’est pas ma spécialité. À court terme, il y aura des impacts ponctuels par suite de cette pénurie. Néanmoins, j’aurais plutôt tendance à dire que la prise de conscience de cette faiblesse détectée de la globalisation de l’économie va diriger les entreprises à revoir leur chaîne logistique et leur panel de fournisseurs vers des solutions moins globales et plus diversifiées, qui devraient plutôt être bénéfiques. Je ne parlerais donc pas de délocalisations mais, à l’inverse, de relocalisations ! En effet, je n’en ai pas parlé, mais les transports intercontinentaux sont aussi largement impactés avec un manque de containers, de navires pour transporter toutes ces marchandises qui font bondir les prix et augmenter les coûts logistiques de façon importante. Ceci pourrait donc influencer les stratégies de société…

EA : En quoi les PME, et même le citoyen, doivent-ils s’inquiéter ?

René Masson : À court terme, comme vous le mentionnez dans votre introduction, l’effet de rareté induit automatiquement une augmentation significative des prix des matières premières. Et dans la situation actuelle des entreprises, il est évident que cette hausse va se reporter sur le produit final, et donc le prix d’acquisition des produits finis pour le consommateur, des produits intermédiaires pour les PME mais aussi pour les entreprises plus importantes comme celles de notre Club. Donc, nous pourrions faire face à une remontée de l’inflation…

EA : La flambée des prix de nos produits finis sur les marchés de consommation est-elle inéluctable ?

René Masson : Je pense effectivement qu’il y a un risque important et l’ampleur dépendra du contexte mondial, notamment les grands accords commerciaux. Ce n’est plus un secret que l’administration Biden ne sera pas plus tendre avec la Chine… et donc nous voyons déjà cette dispute induire une menace de quotas d’exportation de la Chine pour certaines matières qui va impacter les USA, mais peut-être aussi le reste du monde.

EA : Aviez-vous anticipé cette crise ? Y a-t-il là aussi une guerre entre entreprises ? Les plus forts gagneront encore ?

René Masson : Anticiper, non ! Mais nous avons réagi très vite dès les premiers signes (càd fin 2020) pour limiter l’impact, notamment en terme de diversification de nos sources, comme je l’ai mentionné plus haut. Il est évident que les entreprises de plus grande taille ont plus de pression sur les fournisseurs, et donc risquent d’être mieux servies.

EA : Vous avez personnellement vécu cette réalité…

René Masson : Oui, et j’en veux pour preuve l’exemple de certains petits sous-traitants de pièces métalliques avec lesquels nous travaillons, en Italie. Ils viennent vers nous et crient au secours car ils n’ont plus d’acier pour fabriquer certaines pièces que nous leur sous-traitons.

EA : Et…

René Masson : Et donc nous utilisons notre puissance de multinationale pour essayer de leur procurer de l’acier auprès des grands producteurs. D’un autre côté, et pour en revenir à la question précédente, je ne sais pas si on peut appeler ceci une guerre mais, effectivement, chacun va faire pression, ajuster ses stratégies (prix, contrat long terme, partenariat…) pour obtenir la matière dont il a besoin.

EA : Si je m’appuie sur la thématique que nous venons d’aborder et qui a été partagée au Club des grandes entreprises, je me dis que voilà un endroit où non seulement on cause, on partage… mais on fait aussi avancer les choses !

René Masson : Vous avez tout compris. On y aborde des thématiques de premier plan, on partage des analyses… et la Chambre de commerce fait remonter ce qui est capital, via ses réseaux, vers les décideurs à tous niveaux de pouvoir. On est loin d’un club détaché des réalités de terrain puisqu’ici les membres sont des hommes d’action au quotidien…