Le développement durable coûte un peu au début…

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L’engagement est cependant rentable, ou le sera très bientôt !

En 2021, plus personne ne remet en cause la nécessité de s’engager, voire au moins d’analyser une potentielle réflexion sur le sujet du développement durable. C’est le cas partout. Partout et tout le temps même !

Malheureusement, dans le monde de l’entreprise, s’il est de plus en plus admis que tous les acteurs ont intérêt à contribuer activement à la préservation de l’environnement – mais aussi à sa remise en état et encore à son amélioration – ces bonnes intentions sont encore trop souvent freinées par des questions financières. Normal, une entreprise est une entité qui réfléchit toujours et avant tout en termes de rentabilité, d’investissements fondés, de ROI et d’option stratégique. C’est très bien ainsi, évidemment, mais il nous paraît important d’insister sur le fait que l’environnement ne doit pas (seulement) être associé à la notion de dépenses. Car le développement durable, au-delà de la philosophie qui se cache derrière, est également un choix rentable pour les entreprises. En tout cas, si ce n’est pas encore le cas, dites-vous qu’il le sera tout bientôt puisqu’il devrait à moyen terme en coûter à tous ceux qui n’auront pas opté pour des solutions durables en leur sein ou les concernant. Ajoutons qu’il existe, à l’échelle de la Wallonie, des aides financières susceptibles d’en encourager plus d’un à se lancer…

La Wallonie veut soutenir les chefs d’entreprise engagés !
Concrètement, il nous faut bien dire que nous sommes actuellement en pleine phase d’évolution. Dans la foulée de l’engagement européen et de ses fameux ODD, on sent quelque part même une dynamique de révolution qui fleure bon les envies nouvelles et révolutionnaires sur le sujet. Ce qui tombe bien puisque les uns et les autres sont de plus en plus conscientisés et que des alternatives doivent être trouvées sans retard pour le bien de tous et de la planète. Côté soutien public, précisons qu’il existe bel et bien, et rien déjà qu’à l’échelle de La Wallonie, une prime pour les investissements environnementaux et l’utilisation durable de l’énergie. Elle consiste en un pourcentage du montant des investissements, variable selon la taille et la localisation de l’entreprise, ainsi que l’objectif poursuivi par le programme d’investissements.

Aides wallonnes…
Pour obtenir une aide, il est bien sûr nécessaire d’en faire la demande… avant de débuter les investissements concernés ! Il faudra donc pour ce faire remplir un formulaire de demande d’aide à l’investissement qui devra notamment mentionner une description du projet, ses coûts et le pourcentage du financement public nécessaire pour sa réalisation. Dans certains cas, cette prime peut s’accompagner d’une exonération du précompte immobilier sur les investissements en immeubles (pour 3 à 5 ans, selon la taille de l’entreprise).

Taux de l’aide accordée…
Pour vous aider à y voir plus clair, nous vous glissons ci-joint un tableau censé vous renseigner sur les taux de l’aide accordée. La base de calcul, c’est montant de l’aide = base subsidiable (surcoût) x taux bruts.

Plantations…
Une autre aide peut également être intéressante, nous vous en avons déjà parlé, elle touche aux plantations de haies vives. Ici, le Service public de Wallonie (SPW) accorde une subvention pour la plantation d’une haie vive, d’un taillis linéaire, d’un verger, d’alignements d’arbres et l’entretien des arbres têtards. Concrètement, vous pouvez obtenir un montant forfaitaire de 1,50 à 25 euros par arbre, ou par mètre planté, selon le nombre de rangs. Plusieurs conditions d’octroi sont évidemment à observer. Il faut bien sûr que le terrain soit situé en Wallonie, et ne se trouve pas en zone forestière au plan de secteur. Le bénéficiaire ne peut avoir détruit une haie vive, un verger ou des arbres isolés sur le terrain concerné au cours des 5 dernières années sans autorisation. Il doit aussi être en conformité avec les différentes législations fiscales, sociales, environnementales et relatives à son activité. Le projet de plantation ne peut avoir un impact négatif sur des habitats d’intérêt communautaires ou patrimoniaux ni sur des habitats d’espèces protégées.

Exceptions…
Enfin, un projet de plantation inhérent à une mesure de compensation ou réparation imposée dans le cadre d’une délivrance de permis ou d’une décision administrative ou judiciaire n’est pas « subventionnable ». De plus, des conditions seront à respecter dans la mise en oeuvre du projet, le bénéficiaire devra par exemple proscrire tout traitement phytopharmaceutique et tout épandage de fertilisant minéral à moins d’1 mètre de sa plantation, maintenir et entretenir cette dernière pour une période de 30 ans, ne pas tailler ou couper d’arbres ou arbustes entre le 1er avril et le 31 juillet. Des fertilisants organiques sont autorisés uniquement lors des travaux préparatoires et durant les 3 premières années suivant la plantation. Soulignons encore que des conditions particulières peuvent également s’appliquer selon le type de projet que vous choisissez. Pour obtenir cette prime, vous devrez remplir un formulaire de demande en ligne au SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement. Prospérité Les projets écologiques représentent un avantage considérable pour répondre à des clients, à des législations et également à des collaborateurs de plus en plus soucieux de la protection de l’environnement, de quoi placer l’entreprise dans une spirale vertueuse qui ne fera que renforcer sa prospérité.

Première bougie pour le ‘Tcharbon’…

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Ce produit qualitatif – 100 % wallon – a déjà trouvé son public !

On parle tant des produits locaux, des produits de chez nous, des productions originales fabriquées au plus près de notre territoire qu’on a l’impression, aujourd’hui, que le terroir est partout. Et pourtant, il reste des domaines où tout est (encore) à faire puisque nous importons toujours en quantité, y compris quand la matière première est locale.

De ce constat laconique, certains ont tiré des conclusions et réfléchi un projet. Un projet qui en outre rencontrait des valeurs circulaires puisque la matière première est essentiellement composée de résidus d’une autre production. En l’occurrence, le produit dont nous parlons sort tout droit de nos forêts puisqu’il s’agit de charbon de bois. Tout simple, tout évident, et pourtant ce produit est le premier du genre en Wallonie. Son nom : ‘Tcharbon’, prononcez tchaaarbon, comme en patois !

Une production issue de nos forêts…
L’idée de ce charbon de bois 100 % wallon a mûri au sein de l’entreprise ITS Energy. D’origine namuroise, cette société familiale s’est en fait spécialisée au fil des années dans la valorisation des sousproduits du bois. Ce qui est tout à fait le cas pour cette idée originale qui a tout de même demandé un temps de réflexion plutôt long, deux ans et demi, avant que les premiers résultats n’apparaissent.

Références qualitatives !
Il faut dire que James Demaret, le directeur général de l’entreprise, comme François Lotin, le directeur opérationnel, ont piloté le projet pour qu’il soit à la fois innovant et rentable, et qu’il ait aussi un vrai spectre commercial, avec des valeurs durables, un ancrage local, un étiquetage estampillé Wallonie… et également des références qualitatives. Jusqu’alors, pour la petite histoire, les déchets de l’entreprise étaient valorisés sous forme de bois de chauffage et de plaquettes forestières, mais l’entreprise a voulu aller plus loin et surtout répondre à une réelle problématique détectée, à savoir la provenance du produit charbon de bois.

Un produit si commun…
C’est donc à Bertrix, au coeur de l’Ardenne, que le projet s’est concrétisé. Là où jusqu’ici, et c’est ça qui est à la fois curieux et fou – personne n’avait jamais pensé à un tel produit. Or, chaque année, la Belgique importe 30.000 tonnes de charbon de bois, on ne peut donc pas dire qu’il n’y a pas de marché ! Et puis, pour un pays forestier comme le nôtre, avouez que c’est plutôt une aberration d’aller chercher ailleurs, parfois bien loin, ce qui se trouve à deux pas de nos portes.

… que l’on connaît finalement très peu !
Sans compter le fait que la traçabilité de cette pépite si chère aux amateurs de barbecues est aussi sombre et douteuse que sa couleur. Allez, vous admettrez avec nous que faire griller ses saucisses avec du bois d’Afrique ou d’Europe de l’Est, sans savoir de quelle façon celui-ci a été produit et mélangé, est un non-sens dans un pays baigné de forêts. Avec le Tcharbon, tout au contraire, on joue la carte écoresponsable puisque la matière première vient en droite ligne de nos forêts ardennaises, c’est-à-dire d’Arlon, de Bertrix, de Florenville ou encore de Saint-Hubert. Ce bois, trié dans le parc à grumes de la société ITS Wood, à Bertrix, est essentiellement constitué de sous-produits de bois durs, non traités, ce qui assure une traçabilité totale.

Circuit court…
On ajoutera que l’utilisation de fours à auto-combustion permet un apport en énergie fossile quasi nul. Il en ressort toutefois que la matière première de qualité alliée à ce type de combustion donne un produit supérieur, à la durée de combustion plus longue, ce qui induit in fine des besoins en volumes moins importants pour le consommateur. Ah, au fait, le Tcharbon dont nous parlons en ces lignes est le combustible idéal qui accompagne vos soirées d’été entre amis puisqu’il sert à la cuisson au barbecue. Or, comme dit le slogan : pas de bon barbecue sans bon charbon. Ce produit est idéal puisqu’il est issu du circuit court, entièrement traçable et respectueux de l’environnement et qu’il est commercialisé dans toute la Wallonie dans les commerces de proximité, spécialisés, indépendants, bio hors grande distribution.

Plus d’infos :
Tcharbon by ITS Energy
Zoning industriel de Rouvrou, 1 à Bertrix
Tél. : 0498 86 33 48

Le tourisme se doit d’être en phase avec les ambitions de la société…

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La durabilité est aujourd’hui l’objectif ‘obligé’ du secteur !

2021 devait être l’année du renouveau pour le tourisme. Et même si le premier semestre n’a pas été à la hauteur des espoirs, rien n’est perdu. Car la crise, en 2020, a appris énormément aux tenants de l’activité touristique. Elle a également permis au secteur sur le périmètre provincial de se pencher, voire aussi de s’interroger, sur sa durabilité…

Eh oui, ‘à toute chose malheur est bon’, prétend le dicton. En l’espèce, pour que le tourisme soit encore, dans les années à venir, une des forces vives de notre territoire, il y a sans doute lieu de réfléchir l’ensemble de la filière autrement. Consciente de cette réalité et des enjeux qu’elle recouvre, la Fédération touristique du Luxembourg belge accompagne désormais les hébergeurs dans le développement durable de leurs activités. Une décision de plus en plus dans l’air du temps, en tout cas qui arrive maintenant à point nommé. Bien vu !

Sous l’impulsion de la députée provinciale…
Depuis toujours, chez nous, l’activité économique est intimement liée au secteur touristique. Sauf qu’il est désormais indispensable d’y ajouter un capital social ainsi qu’un capital environnemental ! On parle donc d’un tourisme durable, qui équilibre ses différents capitaux pour perdurer dans le temps. La Province du Luxembourg, autrement dit l’Institution provinciale, étoile du tourisme en Wallonie et désireuse de supporter ce secteur, a mis en place une nouvelle cellule d’accompagnement, sous l’impulsion de sa Députée en charge de la filière Tourisme, Marie-Eve Hannard.

Collaborations locales…
Comme l’explique la députée, « De partout, les actions se multiplient pour sensibiliser les acteurs du terrain, institutions citoyennes, touristiques et politiques, ainsi que les voyageurs aux démarches durables. La Province se devait dès lors de créer des outils et un accompagnement à qui désire développer son activité de manière plus durable… ». L’enjeu, vous l’aurez compris, est également de rendre le secteur touristique plus cohérent au regard des spécificités du territoire. À titre d’exemple, il est aujourd’hui important – sinon indispensable ! – pour un hébergement touristique… de travailler en collaboration avec les producteurs locaux et de valoriser autant que faire se peut l’artisanat de la province. « En plus d’être une demande d’une majorité des voyageurs, mettre ces derniers en relation avec nos producteurs locaux rassemble les 3 piliers du durable : augmenter les relations sociales, augmenter l’économie locale et réduire l’empreinte écologique », ajoute la députée.

Bonnes pratiques !
Une quarantaine de bonnes pratiques aideront ainsi les prestataires touristiques à rentrer dans une phase d’amélioration continue de leur(s) activité(s). Les thématiques travaillées sont l’énergie, la gestion des déchets, la consommation, la biodiversité, la mobilité et la communication. Le panel est large, la démarche est ambitieuse. Le travail de la cellule d’accompagnement durable est principalement d’évaluer les forces et les faiblesses des prestataires intéressés, grâce à un test de durabilité, et de créer ensuite un plan d’actions individuel basé sur le constat effectué.

Anticiper les standards qui seront la règle demain
Dans un deuxième temps, les prestataires les plus avancés auront l’opportunité de faire partie d’un carnet d’inspiration écotouristique à destination du grand public. Original, non ? Original et diablement innovant. Une preuve encore, s’il en fallait une, que notre Luxembourg est comme souvent en avance et anticipe du coup les standards qui ne manqueront pas d’être la règle demain, dans le cas qui nous occupe au sein de la filière touristique. Précisons quand même que cette ambition est portée par de nombreuses cellules qui ont travaillé ensemble ou côte à côte sur le projet, comme les Guichets de l’Energie Wallonie, le BEP, Pep’s Lux, le CGT, IEW ou encore Marc Knaepen, l’expert provincial en biodiversité. Sachez aussi qu’il est désormais possible de télécharger ces fiches ou de participer au test de durabilité via le site internet : www.pro.luxembourg-belge.be.

Plus d’infos :
Comptoir hôtels – Yannick Noiret
Tél. : 061 29 30 55

Le tourisme se doit d’être en phase avec les ambitions de la société…

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La durabilité est aujourd’hui l’objectif ‘obligé’ du secteur !

2021 devait être l’année du renouveau pour le tourisme. Et même si le premier semestre n’a pas été à la hauteur des espoirs, rien n’est perdu. Car la crise, en 2020, a appris énormément aux tenants de l’activité touristique. Elle a également permis au secteur sur le périmètre provincial de se pencher, voire aussi de s’interroger, sur sa durabilité…

Eh oui, ‘à toute chose malheur est bon’, prétend le dicton. En l’espèce, pour que le tourisme soit encore, dans les années à venir, une des forces vives de notre territoire, il y a sans doute lieu de réfléchir l’ensemble de la filière autrement. Consciente de cette réalité et des enjeux qu’elle recouvre, la Fédération touristique du Luxembourg belge accompagne désormais les hébergeurs dans le développement durable de leurs activités. Une décision de plus en plus dans l’air du temps, en tout cas qui arrive maintenant à point nommé. Bien vu !

Sous l’impulsion de la députée provinciale…
Depuis toujours, chez nous, l’activité économique est intimement liée au secteur touristique. Sauf qu’il est désormais indispensable d’y ajouter un capital social ainsi qu’un capital environnemental ! On parle donc d’un tourisme durable, qui équilibre ses différents capitaux pour perdurer dans le temps. La Province du Luxembourg, autrement dit l’Institution provinciale, étoile du tourisme en Wallonie et désireuse de supporter ce secteur, a mis en place une nouvelle cellule d’accompagnement, sous l’impulsion de sa Députée en charge de la filière Tourisme, Marie-Eve Hannard.

Collaborations locales…
Comme l’explique la députée, « De partout, les actions se multiplient pour sensibiliser les acteurs du terrain, institutions citoyennes, touristiques et politiques, ainsi que les voyageurs aux démarches durables. La Province se devait dès lors de créer des outils et un accompagnement à qui désire développer son activité de manière plus durable… ». L’enjeu, vous l’aurez compris, est également de rendre le secteur touristique plus cohérent au regard des spécificités du territoire. À titre d’exemple, il est aujourd’hui important – sinon indispensable ! – pour un hébergement touristique… de travailler en collaboration avec les producteurs locaux et de valoriser autant que faire se peut l’artisanat de la province. « En plus d’être une demande d’une majorité des voyageurs, mettre ces derniers en relation avec nos producteurs locaux rassemble les 3 piliers du durable : augmenter les relations sociales, augmenter l’économie locale et réduire l’empreinte écologique », ajoute la députée.

Bonnes pratiques !
Une quarantaine de bonnes pratiques aideront ainsi les prestataires touristiques à rentrer dans une phase d’amélioration continue de leur(s) activité(s). Les thématiques travaillées sont l’énergie, la gestion des déchets, la consommation, la biodiversité, la mobilité et la communication. Le panel est large, la démarche est ambitieuse. Le travail de la cellule d’accompagnement durable est principalement d’évaluer les forces et les faiblesses des prestataires intéressés, grâce à un test de durabilité, et de créer ensuite un plan d’actions individuel basé sur le constat effectué.

Anticiper les standards qui seront la règle demain
Dans un deuxième temps, les prestataires les plus avancés auront l’opportunité de faire partie d’un carnet d’inspiration écotouristique à destination du grand public. Original, non ? Original et diablement innovant. Une preuve encore, s’il en fallait une, que notre Luxembourg est comme souvent en avance et anticipe du coup les standards qui ne manqueront pas d’être la règle demain, dans le cas qui nous occupe au sein de la filière touristique. Précisons quand même que cette ambition est portée par de nombreuses cellules qui ont travaillé ensemble ou côte à côte sur le projet, comme les Guichets de l’Energie Wallonie, le BEP, Pep’s Lux, le CGT, IEW ou encore Marc Knaepen, l’expert provincial en biodiversité. Sachez aussi qu’il est désormais possible de télécharger ces fiches ou de participer au test de durabilité via le site internet : www.pro.luxembourg-belge.be.

Plus d’infos :
Comptoir hôtels – Yannick Noiret
Tél. : 061 29 30 55

La voiture électrique nous arrivera bientôt, qu’on le veuille ou non…

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Serons-nous prêts ?

La voiture de société est une réalité typiquement belge qui fait couler de l’encre et alimente les conversations depuis le troquet jusque dans les salons feutrés de la rue de Loi… depuis une quinzaine d’années. Vilipendée par les uns et critiquée par les autres, elle n’en reste pas moins un excellent moyen de récompenser les collaborateurs, offrant au passage des rentrées à l’état, créant une filière économique et permettant au parc automobile national de se renouveler… et donc d’être moins polluant, plus durable disent ses défenseurs. Sauf que les simplement jaloux ont été rejoints par les verts de tout poil, et par les déçus d’une mobilité de plus en plus complexe aux abords des villes, principalement notre capitale, parmi les plus congestionnées au monde. Ajoutez-y le vent vert et durable, les engagements européens au sujet des énergies fossiles, les besoins en fiscalité rapide, les nouvelles habitudes de travail, et une population citadine qui n’est plus née du fameux vent d’évasion qui associait, dans les années ’60, voiture et liberté. Il en résulte une équation complexe pour nos dirigeants, obligés de trouver comment réformer la politique belgo-belge de la voiture de société à l’aube d’une société du troisième millénaire qui pense fondamentalement différemment de ses aînées. On nous promettait donc des changements. Le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’ils arrivent…

Le gouvernement De Croo a en effet tout récemment conclu un accord visant à réformer la fiscalité appliquée aux voitures de société. L’objectif annoncé de cette réforme est le verdissement du parc automobile. Ni plus, ni moins ! Nous reviendrons bien sûr en détails sur les modalités exactes des décisions actées lorsque le projet de loi aura été officiellement approuvé et publié. Pour l’heure, il semble que les discussions se poursuivent. Néanmoins, il nous a paru nécessaire de vous livrer ici le scénario tel que nous le voyons se dessiner, avec plusieurs étapes importantes de cette réforme qui aura inévitablement un impact sur vos finances, sur les finances de votre entreprise, mais également sur votre mobilité et celle de vos collaborateurs.

Des changements mineurs jusqu’au 30 juin 2023
Retenez déjà que dans les deux ans qui viennent, autrement dit jusqu’au 30 juin 2023, rien ne change… ou presque ! Pour faire court, nous dirons en effet que toutes les voitures en flotte actuellement, qu’elles soient achetées, financées, souscrites en leasing/renting financier ou encore en location long terme, ou que vous mettrez en flotte jusqu’à cette date butoir, bénéficient du régime fiscal actuel jusqu’à la fin de leur contrat et/ou période d’investissement. En d’autres termes, si vous devez changer des véhicules en 2024 ou 2025, il serait bon d’anticiper leur renouvellement. Et pour cause, les premiers changements importants vont radicalement modifier le paysage durant les deux années qui suivront.

Le début du grand chambardement
Ainsi, dès le 1er juillet 2023, et jusqu’au 31 décembre 2025, la déduction fiscale des voitures à énergie fossile sera réduite progressivement. D’année en année, et très rapidement, les choses vont alors changer, en partant de 75 % en 2025 pour atteindre 0 % en 2028 ! Dès janvier 2026, seules les voitures sans émission de carbone seront même déductibles. En précisant, en sus, que leur déductibilité sera également réduite chaque année pour passer de 100 % en 2026 à 67,5 % en 2031.Sachez aussi que la cotisation patronale CO2 sera graduellement augmentée à partir du 1er janvier 2023. Par contre, les règles de l’avantage de toute nature (ATN), à charge de l’employé, ne seront quant à elles pas modifiées, du moins sous cette législature.

Un cadre brûlant
Les informations que nous venons de vous livrer définissent quelque part le nouveau cadre fiscal sur ce sujet à la fois brûlant et impactant, que ce soit économiquement mais également quant à la bonne stratégie à adopter en tant que patron respectueux, éclairé et intelligent. Si ça vous parle tant mieux, mais sachez que la plupart des patrons ne comprennent pas tout, s’inquiètent pour les engagements pris et n’ont sans doute pas suffisamment de recul pour trouver la meilleure des décisions. C’est pour cette raison que nous vous proposons d’analyser cette réforme au travers du prisme de la bouteille…

« Tout à l’électrique ! »
En l’espèce, commençons par la théorie de la bouteille à moitié vide. En mettant des lunettes négatives sur nos yeux, nous voyons d’abord et avant tout que nos futures voitures essence, diesel, CNG et hybrides ne seront plus déductibles… alors que seules les voitures électriques ou à hydrogène le seront. En plaçant des lunettes résolument plus dynamiques sur notre visage, optant ainsi pour la théorie de la bouteille à moitié pleine, nous pouvons quand même admettre que le statut de la voiture de société est, de facto, au travers de cette réforme De Croo, pérennisé jusqu’en 2031, avec des véhicules utilitaires exclus de cette réforme, et des changements (bien que très rapides) qui se font graduellement. Concrètement, on peut le dire et le clamer : l’orientation donnée est claire, nous passerons au “tout à l’électrique” ; puisqu’aujourd’hui l’offre zéro émission de carbone se réduit quasi à cette seule et unique technologie.

Serons-nous prêts ?
C’est un choix, un parti pris, pourrions-nous même dire. Une option qui nous engage… sans que l’on soit vraiment certain que l’on n’a pas cédé à quelques obligations venues d’ailleurs qui ne sont sans doute pas matures au regard de l’avancement de notre territoire sur le sujet de l’énergie électrique. Cela nous amène en tout cas très légitimement à nous poser quelques questions (et la liste n’est pas exhaustive, bien sûr). Êtes-vous prêt pour la mobilité électrique ? Vos collaborateurs le sont-ils ? Notre producteur d’électricité national est-il capable de rencontrer les besoins de la consommation ? Le gestionnaire de réseau l’est-il ? Nos parcs d’activités seront-ils prêts ? Nos entreprises le seront-elles ? … Les questions sont multiples et variées, au contraire des réponses qui, à de très rares exceptions près, tiennent en un mot : non, non, non !

Le gouvernement aurait-il mis la voiture avant la borne ?
En toute honnêteté, il y a de quoi être interloqué, sinon inquiet. Selon Chargemap, site qui référence les bornes de recharge, une centaine de bornes à accès public sont par exemple aujourd’hui disponibles sur le périmètre de notre province. En tempérant nos chiffres par l’ajout des bornes privées, il faut convenir que tout ceci ne relève pas de la couverture idéale, loin de là. Alors, les optimistes souligneront que c’est un (bon) début, mais le commun des mortels relèvera, lui, que l’engouement n’est guère optimal. Certes, les engagements qui nous arrivent pourraient (devraient) booster les choses… mais jusqu’ici la réalité nous laisse loin du compte.

Il y a quand même des avancées…
Bonne nouvelle toutefois, la réforme a pensé les choses pour pousser les entreprises à s’investir. Comment ? Tout simplement en leur demandant d’investir ! Toute entreprise qui investira dans une borne de recharge entre le 1er septembre 2021 et le 31 août 2024 bénéficiera ainsi d’une déduction fiscale majorée à 200 % (qui passera en 2023 à 150 %) (voir Bon à savoir p.56). Attention, pour bénéficier de cet avantage fiscal, cette borne devra être accessible au public pendant et/ ou en dehors des heures d’ouverture de l’entreprise. Cet accès sera gratuit ou payant, au choix de l’entrepreneur. Il en résulte que vous auriez sans doute intérêt à investir dans une borne de rechargement… même si vous n’avez pas l’intention d’investir dans une voiture électrique avant 2026 !

Investir… pour agir !
Sauf que se pose alors le problème de la puissance réseau disponible en regard de votre lieu d’implantation. Eh oui, toutes les cabines ne permettent pas à chaque entreprise de se lancer ainsi dans la stratégie électrique ! Il serait d’ailleurs très intéressant sur le sujet qu’ORES dresse – et communique ! – un cadastre des puissances de son réseau dans notre province… et développe un plan d’adaptation de celui-ci pour les trois prochaines années. Il se dit qu’une partie de la manne financière libérée par l’Union européenne dans la cadre du plan de relance sera consacrée à ce type d’investissement, allez savoir ce qu’il en sera.

Des moyens…
Ce qui est clair, en tout cas, c’est que la Ministre de la Mobilité de la Région flamande, Lydia Peeters, a déjà annoncé son plan le 22 mai dernier. Là-bas, et ce n’est pas très loin de chez nous, on promet 30.000 nouvelles bornes pour fin 2025, soit 6.000 nouvelles bornes par an ! Heu… c’est de la politique réactive : action-réaction ! Si ce n’est que, dans le même temps, le Gouvernement fédéral n’a jusqu’ici présenté aucun plan pluriannuel sur cette matière. Et, sauf erreur, de notre part, pas une ligne à ce sujet ne figure dans le nouveau plan de relance wallon. Doit-on s’en étonner lorsque l’on connaît la lenteur qui a prévalu chez nous – on parle d’une dizaine d’années de retard ! – pour le développement des stations de CNG… dont cinq seulement existent en province de Luxembourg. Cela étant, la différence est de taille en ce qui concerne la mobilité électrique puisque le fédéral a posé une vision… qui sous-tend des décisions, des moyens et une stratégie pour ne pas léser nos entreprises.

Le vin est tiré… il faut le boire !
Les discussions, aujourd’hui, doivent donc être constructives. Il y va en effet de la survie d’un modèle et de l’adaptation nécessaire de nos entreprises. Certes, et d’un point de vue durabilité dudit modèle, personne n’est, à proprement parler, capable d’affirmer que l’électrique est la vraie solution, avec des batteries produites actuellement en Chine et des filières de recyclage dont on ignore encore beaucoup. Cependant, la question n’est plus là. Il nous faut nous adapter. Nous devrons même le faire graduellement et rapidement. Faites donc, dès à présent, une analyse de votre leur flotte de véhicules et anticipez les choix à faire en regard des réalités à venir, quitte à vous faire aider par des spécialistes aguerris qui maîtrisent la fiscalité automobile et d’autres qui sont compétents en matière de mobilité électrique. À la Chambre, cette réalité fait déjà partie de nos réflexions, pour vous et pour nous ! Une soirée aura d’ailleurs lieu au mois de septembre !

Frédéric Van Cauwelaert et Valentin Tinclère

Paiement électronique

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Et si ça devenait la règle ultime et définitive partout en Belgique ?

Etonnement à la lecture de cette information émanant du ministre des finances. En l’occurrence, Vincent Van Peteghem (CD&V) voudrait obliger tous les commerçants à proposer au minimum un moyen de paiement électronique à leurs clients !

Sans exclure (pour l’instant) la possibilité de payer en espèces, la proposition revient à « obliger » tous les acteurs économiques à proposer au moins un système de paiement électronique. Reste évidemment à en déterminer la forme ! Et là, ce sera aux commerçants de choisir…

Payer même si l’on n’a pas d’espèces…
Pour le ministre, « les consommateurs doivent avoir le droit de payer électroniquement s’ils ne disposent pas d’espèces » ! Par ailleurs, cette mesure fait partie du plan d’action ministériel de lutte contre la fraude. Il le dit, « la baisse du recours au cash réduit le risque de fraude dans certains secteurs… ». On soulignera que, sur la base des données macroéconomiques dont elles disposent, l’OCDE et la Commission européenne ont calculé que la Belgique perdait chaque année 3,6 milliards d’euros de recettes de TVA à cause du ‘noir’ relevant de l’usage d’argent liquide !

La pandémie a favorisé le recours à l’argent virtuel
Maintenant, les pourfendeurs du cash avancent, eux, le fait que le recours systématique au paiement électronique va réduire encore leur espace de liberté. Mais on sait que la situation que nous venons de vivre a rebattu les cartes. Pour l’exemple, on précisera qu’en 2020, les paiements électroniques ont bénéficié d’un solide coup de pouce de la pandémie. Bancontact a ainsi enregistré 1,65 milliard de transactions par carte ou via l’application Payconiq, soit 10 % de plus qu’en 2019. Quant aux paiements mobiles, via smartphone, ils ont remporté un succès sans précédent… avec une hausse de 88 % en un an !

Concertation
Et pourtant, la Belgique affiche encore du retard par rapport à certains de ses voisins directs. Aux Pays-Bas, selon le ministre, 34 % des transactions sont aujourd’hui réglées en espèces, contre 58 % chez nous ! Vincent Van Peteghem, notre ministre des finances est conscient de l’impact éventuel de cette mesure. Il assure toutefois que les choses se feront dans le cadre d’un processus, et en concertation avec les parties concernées, avec aussi un soutien aux activités caractérisées par de très nombreuses petites transactions.

Stress au travail

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Une priorité à régler pour le Fédéral !

Dans une entreprise moyenne, selon des chiffres de 2010, 3 salariés sur 100 avaient été malades pendant plus d’un mois. Aujourd’hui, une dizaine d’années plus tard, ce chiffre grimpe à 5/100. Concrètement, chez nous, alors que nous ne vivons ni à Tokyo, ni à New-York, fin juin 2020, plus de 450.000 salariés et indépendants étaient malades depuis plus d’un an. Enorme, non ?

La situation s’aggrave… et ne fait qu’empirer. Et ce n’est pas la crise sanitaire qui va inverser la tendance, que du contraire. Après un an, on sait que l’impact sera même majeur sur la santé mentale de la population, avec des citoyens actifs confrontés à l’isolement, au déséquilibre entre travail et vie privée, qui ont pour beaucoup perdu le sens de leur vie !

Tenter de prévenir…
Et c’est là que se loge tout l’enjeu pour nos dirigeants, conscients des retombées de cette problématique parlant d’absentéisme et, bien sûr aussi, de coûts pour la sécurité sociale. Pour tenter d’y voir plus clair, le gouvernement fédéral a décidé de libérer une enveloppe de 5,5 millions d’euros pour mener une approche empirique en trois phases, selon qu’il s’agira de salariés, d’indépendants ou de fonctionnaires.

Une approche en trois phases !
Dans un premier temps, c’est-à-dire jusqu’en décembre 2021, une campagne de sensibilisation va être lancée avec l’objectif, d’une part, de se centrer sur la détection des premiers signes d’apparition de potentiels burnout et, d’autre part, d’envisager des solutions et aides concrètes.

Prévenir les risques de troubles psychosociaux
Ajoutons qu’en deuxième phase, autrement dit de maintenant jusqu’en décembre 2022, et pour un budget global de 4,5 millions, l’accent sera mis sur la prévention des risques psychosociaux. L’objectif, ici, est d’éviter les situations à risque et d’offrir des conseils ciblés aux personnes dites à haut risque.

Résilience mentale au travail (à partir de 2022)
Le troisième volet de l’approche qui est voulue par le gouvernement ira ensuite plus largement vers le grand public. En effet, dès 2022, on proposera un socle commun de mesures pour l’ensemble de la population active, complété par des mesures spécifiques.

Pour vivre heureux…

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Vivons cachés !

Cette devise, ancienne et souvent bafouée, reste pourtant diablement dans l’air du temps. Essayez-la, vous l’adopterez… en vous disant que de très très nombreux autres devraient vraiment faire pareil… et donc se taire pour ne pas colporter des croyances et des rumeurs en tous genres…

Mon père disait souvent que celui qui parle beaucoup parle trop, assénant pour bien ancrer l’info, que ce qu’on ne dit pas… ne gêne pas ! Car souvent, derrière une information se cachent des choses comme un relent de jalousie, quelques envies d’égo et parfois beaucoup de convoitise. Bon, il était né dans un petit village isolé, au tout début de l’entre-deux guerres, mais son bon sens me titille encore souvent…

Aujourd’hui, de façon un peu pincée, d’aucuns diraient qu’il faisait preuve « d’un bon sens paysan » évident ! « Faut le dire » avec l’accent pincé qu’ont certains pour que ça sonne parfaitement. Non, mon père n’était donc pas un intello. Par contre, il était souvent bien plus fin et sans doute plus malin que pas mal de gens lettrés qu’il m’a été donné de rencontrer. Parti dans les années ’80, il n’a certes pas connu, comme d’ailleurs la plupart des gens de son époque, l’info minute, l’actualité en temps réel et autres communications ‘online’ vite produites et pas vérifiées. C’est une certitude, les gens d’alors vivaient à un rythme plus lent à tous points de vue, et surtout parlant d’information d’ailleurs. Mais qu’est-ce que sa vie, comme celle de ses congénères, a été agréable sans ce suivi à la culotte qui pollue aujourd’hui nos existences jusque dans nos foyers ! Avec des gens qui colportent sans savoir, et des rumeurs parfois folles qui enflamment la toile, la presse et les conversations au bistrot.

Récemment, je me suis demandé à quoi aurait pu ressembler un Covid-19 dans les années ’20 ou ’30, voire entre les fifties et les sixties. Bien sûr, le télétravail aurait été impossible. Bien sûr, les grandes usines auraient été paralysées. Bien sûr, l’administration, l’école et le tertiaire auraient eu maille à partir avec le virus. Et encore, en est-on sûr ? Et puis, dans nos campagnes, cela aurait-il changé le rythme de la vie aux champs ou dans les bois ? Les vacances auraient-elles été perturbées ? Nos aïeux auraient-ils été contraints de postposer leurs city-trips ? Ben non, puisqu’on ne voyageait pas !

Surtout, chacun n’y serait pas allé, et à tout bout de champ, de sa vue du monde, de sa lecture étroite, de son point de vue ciblé. Et tous ces gens qui ne savent pas… ne se seraient pas non plus exprimé partout, le plus souvent sans intérêt, voire à tort dans la majeure partie des cas. Les journaux parlés et télévisés n’auraient pas non plus balayé inlassablement, et pendant des mois, des informations en pagaille sur le nombre de morts à travers l’Europe et le monde, avec classements à clé s’il vous plaît, ou sur la situation sanitaire ici ou là, les dysfonctionnements, les errements, les erreurs…

Nous n’aurions pas davantage cloué au pilori les décideurs de tout poil, qui se sont certes trompés ici ou là, mais comme nous aurions pu le faire nous-mêmes aux mêmes postes et responsabilités. Tout ça ne se serait pas passé, tout simplement parce que l’on aurait laissé le temps au temps. On aurait permis aux ministres de finaliser leur travail avant de leur subtiliser des bribes de décisions pour, dans la précipitation, les lâcher en pâture au quidam qui, au fond, n’attendait pas ce travail de médias obligés d’y aller au culot et en vitesse, sans filet, sans relecture, juste pour être avant la communication sur les réseaux.

Pensez-y, chers patrons, vous qui avez pris l’habitude de nous lire : tout va bien trop vite. Et l’info n’a plus de valeur parce qu’elle est vite rédigée, vite lue et évidemment vite jetée… sous prétexte qu’une autre la bouscule et prend sa place. Vite, vite, vite. Encore, encore, encore…

Mais, au fond, qui décide de tout cela ? Les médias ? Eux qui halètent depuis des décennies pour ne pas mourir. Les réseaux sociaux, nouveaux déversoirs de toutes les bêtises, inepties et fenêtres pour des voyeurs impénitents ? Sans faire le ‘vieux con’ ni jouer de démagogie, il y a lieu de s’interroger, non ?

Et, pour en revenir à nos aïeux qui manquaient  d’instruction… je me dis qu’ils ne manquaient en tout cas pas d’éducation. Parmi eux, y en aurait-il eu un dixième pour s’insurger comme nous le faisons quotidiennement avec aisance, voire outrecuidance, contre les décisions prises par nos dirigeants, contre les conseils sanitaires de sagesse, ici pour recouvrer des libertés, là pour nier la réalité d’une pandémie qui paralyse quand même le monde ?

Alors, j’entends déjà ceux qui arguent du fait que les hommes politiques d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier, vrais hommes d’Etat, à la fois impliqués et dévoués à la cause. Mais qui peut dire que les hommes qui s’investissent aujourd’hui sont forcément si différents ? Pourquoi doit-on les juger sans autre forme de procès puisqu’ils sont tout simplement l’émanation de la société dans son ensemble.

La question derrière tout cela : laisse-t-on vraiment le temps aux décideurs de décider ? Et laisse-t-on par ailleurs le temps aux professionnels de poser leur diagnostic. Pas sûr, n’est-ce pas ? Ben non, tout le monde a trop peur d’être jugé par la vindicte populaire. Alors, oui, oui… on ouvre son parapluie. Le décideur choisit de s’en remettre à l’avis du scientifique… qui, lui, prône le degré zéro du risque. Ce qui fait dire à certains que le Premier n’est pas De Croo… mais tantôt Van Laethem, tantôt Van Ranst, ou tantôt encore les sympathiques et compétents Marius Gilbert et Yves Coppieters.

Nous sommes guidés par une volonté de vitesse, de publicité, de notoriété. Allez, avouez-le, les réseaux sociaux font la pluie et le beau temps, comme les émissions politiques du dimanche midi, ou les spéciales qui n’hésitent pas à brasser les vérités, les inepties et les rumeurs entre ceux qui ont des choses à dire qu’on ne laisse pas parler et ceux qui ne représentent que leur toute petite pensée à qui on cède le micro parce qu’il est désormais convenu que tout le monde a le droit de s’exprimer. Incroyable… Impensable même d’imaginer qu’un ministre explique des choses sur un plateau de télé qu’un journaliste faisant bien son boulot ne retrouvera nulle part… parce que l’information n’a pas encore été publiée par l’organe officiel: le Moniteur belge.

Eh oui, m’sieur-dame, c’est encore et toujours là que devraient d’abord être publiés les textes que vos journaux se sentent le droit, ou l’obligation, de relayer pour être dans la course à l’info. Et encore, on parle là d’une information lue, décortiquée et travaillée par des professionnels. Sauf que ces gens sont peut-être les derniers des Mohicans. Car, en 2021, pour de plus en plus de nos gamins, l’info qui fait vibrer n’est bien évidemment plus là. Non, la bonne info est sur Insta, sur Facebook, elle tourne en boucle, le plus souvent non vérifiée… parce qu’elle fait vendre tous ceux qui sont aux manettes de ces réseaux, des p’tits gars en jeans et baskets qui brassent des milliards et s’arrogent le droit de décider pour nous de l’avenir de nos enfants, de la sécurité de nos ados, de la vie amoureuse de nos jeunes et du devenir de nos vies. Ah, pauvres vies. Décidément, le p’tit gars de Les Tailles qui m’a donné la vie avait tout compris : « pour vivre heureux, faut vivre caché ! »

Vivre caché et se garder de croire tout ce qui se dit ! En se rappelant que les rumeurs sont souvent trompeuses, et généralement malveillantes. Quant aux croyances, véhiculées par nos réseaux et nos connexions en tous genres, renforcées par nos éducations et nos certitudes, elles ne sont pas toujours de bon conseil, sachez-le. C’est elles notamment qui nous poussent à poser un avis péremptoire sur la vaccination, la gestion de la crise en milieu hospitalier… alors que nous n’en savons la plupart du temps rien du tout. Ecoutez ces gens qui ont entendu à la radio, vu à la télé, qui ont croisé un cousin qui, un voisin qui a… Le « on nous manipule », que vous avez certainement entendu plus d’une fois depuis un an, donne de l’importance à la théorie du complot et entre autres à ceux qui verbalisent ainsi leur vérité. Mais cette vérité est loin, très loin même d’être vérifiée !

Que sait sur l’avenir celui qui prétend que tout est foutu ? Quel recul a-t-on pour dire que nos enfants vivront moins bien ? Surtout, sur des millions d’années, et même sur les cinq siècles qui nous précèdent, faut-il supposer que la parenthèse enchantée des trente ou quarante dernières années, et encore chez nous, est le modèle sur lequel on doit calquer l’état du monde ? Ouvrons les yeux, plongeons-nous dans la littérature, dans les livres d’histoire… pour découvrir que la crise que nous venons de traverser n’est pas la fin du monde. Certes, cela ne gomme aucunement les souffrances, les morts, les pertes financières… mais la réalité de la vie est telle, et c’est sans doute ça la leçon ultime. L’homme occidental avait sans doute oublié qu’il ne décide pas de tout, comme il oublie tous les jours que la vie a un début et une fin, une issue qu’il ne maîtrise toujours pas !

L’eau est un bien précieux…

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On peut l’utiliser… mais on doit aussi la préserver !

Nous ne vivons pas en Afrique, où la rareté de l’eau est une réalité que le commun des mortels comprend dès son plus jeune âge, ne serait-ce qu’en voyant les efforts qu’il faut faire pour s’en procurer ! Nous ne vivons pas non plus au Nevada, où en plein désert les pelouses d’un vert éclatant témoignent du peu de cas que l’on fait de l’eau… ce qui assèche dramatiquement les fleuves, il suffit de voir le Colorado au fil de son cours ! Mais on ne peut quand même nier aujourd’hui, et dans un pays où les pluies sont tout de même abondantes, que la problématique de l’eau ne nous concerne pas, bien au contraire…

En Wallonie, la réglementation en matière d’eau – que ce soit au niveau de son captage, de ses utilisations et de ses rejets – est régulièrement mise à jour de manière à renforcer la préservation de cette ressource inestimable. Dans cette optique, des plans de gestion adaptés à chaque district hydrographique ont été déterminés en 2016. Etablis pour une durée de 5 ans, ils arrivent donc à terme cette année. Il en découle que de nouveaux plans de gestion (2022–2027) vont bientôt être dévoilés. Pour l’heure, même si le cadre et les objectifs précis ne sont pas (encore) connus, il paraît évident que la législation ne reculera pas ! Il nous a donc semblé utile d’en reparler, histoire de mettre le focus sur cette eau nécessaire à la vie économique comme à la vie tout court.

Wallonie : quid des captages d’eau en entreprise ?
Déjà, et premièrement, il nous faut en ces lignes préciser que si vous souhaitez effectuer une prise d’eau… il convient d’abord d’en faire la demande dans votre permis d’environnement (ou déclaration environnementale). En effet, et certains patrons l’ignorent encore, une installation prévue à cet effet fait partie des rubriques classées relatives au permis d’environnement (rubrique 41) ! Nous ajouterons pour être complets sur ce volet que plusieurs sous-rubriques sont déterminées selon différents facteurs : eau de surface ou souterraine, eau potabilisable ou non, destinée à la consommation humaine ou non, volume prélevé…

31 mars, date butoir !
Une fois la demande enregistrée et analysée, une autorisation d’effectuer une prise d’eau vous sera en retour officiellement octroyée, par votre permis ou déclaration. Et vous recevrez alors, chaque année, un formulaire de déclaration des volumes et des usages de l’eau prélevée. Pour résumer, il vous faut d’abord être autorisé à prélever de l’eau avant d’en payer les volumes exacts consommés ! C’est là que la date butoir du 31 mars intervient parce que le fameux formulaire doit revenir complété au Service Public de Wallonie pour cette date au plus tard. Par la suite, une taxe sera déterminée en fonction de trois facteurs : l’origine de l’eau prélevée, le volume prélevé et l’utilisation future de l’eau.

Les captages d’eau impliquent des zones de protection
Notons par ailleurs que la réglementation, assez stricte faut-il le dire, aspire à une saine gestion de l’eau tout au cours du cycle puisqu’outre les quantités utilisées, la législation wallonne accorde beaucoup d’importance à l’origine de l’eau en question et à l’utilisation qui en sera faite parce qu’en l’espèce les rejets de vos eaux usées ne sont pas non plus pris à la légère. Parlant des captages, La Wallonie a défini trois zones caractéristiques sur lesquelles elle axe sa stratégie à l’égard de l’eau : la zone de prise d’eau, la zone de prévention et la zone de surveillance.

►La zone de prise d’eau
Elle concerne un périmètre de 10 mètres autour des installations qui doit être délimité par des barrières physiques (clôtures ou haies naturelles, par exemple) et indiqué par un panneau règlementaire. Aucune activité ni dépôt, même temporaire, ne peut y être réalisé.

►La zone de prévention
Elle s’applique pour les prises d’eaux utilisées pour la distribution publique, la consommation humaine ou la fabrication de denrées alimentaires. On y distingue deux sous-catégories : la zone de prévention rapprochée et la zone de prévention éloignée. Dans la première, il est notamment interdit de déposer engrais et pesticides, hydrocarbures, d’entretenir et de ravitailler des engins de chantier, de créer un parking de plus de 5 véhicules…Dans la seconde, les obligations sont un peu moins strictes, puisqu’on y explique qu’on ne peut créer des parkings de plus de 20 places, ni établir des circuits pour sports moteurs, voire encore y installer un terrain de camping.

►La zone de surveillance
Elle permet une surveillance de l’ensemble du bassin d’alimentation/bassin hydrogéologique alimentant une nappe d’eau. Elle concerne généralement des eaux de source, minérales ou thermales.

Le PASH, outil pratique…
Un outil très pratique pour identifier les zones relatives aux captages a été conçu par la SPGE, il s’agit d’une cartographie du « Plan d’assainissement par sous-bassin hydrographique » (PASH), que vous pourrez trouver en ligne (http:// www.spge.be – https://sig.spge.be/carto/apps/webappviewer/index.html?id=788e92576bc341c0890da28761ab53bf). Vous y verrez tous les captages, zones de protection, ainsi que d’autres données utiles telles que les stations d’épuration et le régime d’assainissement. Ci-contre, nous vous glissons un tableau synthétique des prises d’eau (avec le coût de l’eau) pour vous aider à y voir clair et à mieux comprendre nos propos.

Plus d’infos :
Service environnement
Alexandre Godart – Camille Haguinet
Tél.: 061 29 30 49/66 – environnement@ccilb.be